La famille dit NON à la mamaya sur la tombe cachée de Diallo Telli

Ces jours ci des émissaires du régime ont été dépêchés à ma résidence de Bellevue pour inviter la famille à se joindre au président Alfa Condé pour un symposium au palais du peuple sur le cinquantenaire de l’OUA au cours duquel feu mon père El hadj Diallo Telli Boucacar serait honoré.

Informé à Dakar où je réside  par téléphone ma réponse leur a été signifiée dès le lendemain.”D’accord pour la mamaya, après la restitution du corps à la veuve, démilitarisation des charniers remis aux autres  50,000 familles pour que le deuil puisse se faire avant la mamaya”.

Hier soir j’ai vu le JT de la RTG et vu les derniers débris fossiles du parti des geôles, endimanchés se trémousser de bonheur chaque fois que le nom maudit du boucher de Faranah était prononcé….j’ai aussi adoré la stupeur et le choc dans le regard de Andrée Kourouma quand le chef de  l’Etat a rendu hommage au premier secrétaire général de l’OUA.

Le chef de l’Etat semble oublier qu’un décret de sa main démilitarisant les immondes charniers et les restituant aux familles éplorées, surtout venant de lui, condamné à mort par la même main assassine et sauvé par le fait qu’il était à l’abri à Paris règlerait le problème.

EN GUINEE, ON CELEBRE DU BOUT DES LEVRES DES PERSONNES DONT ON CACHE LES TOMBES SECRETES…

Ca se fera sans les victimes je peux vous en assurer et le peuple guinéen et la communauté internationale apprécieront….

En ce qui concerne la famille Diallo Telli, nous attendons toujours que l’armée guinéenne, les assassins qui se pavanent au côté du Président de la République et le gouvernement de la République de Guinée reprennent leurs esprits et réalisent que il ne peut pas y avoir de réconciliation dans l’omission, la révision de faits historiques, encore moins dans le mensonge….La vérité, toute la vérité, sera dite, tôt ou tard. Comme en Afrique du Sud, en Sierra Leone, au Liberia, en Espagne, Argentine…etc.…

Nous sommes des enfants de Dieu le tout puissant ; nous nous sommes refusés la vengeance ; nous ne haïssons personne et nous attendons que Justice soit rendue, celle de la Loi, sinon celle de Dieu…

Que Dieu bénisse et protège le peuple martyr de Guinée en ce cinquantenaire de l’OUA, 36e commémoration de l’assassinat par inanition de El hadj Diallo Telli Boubacar, décédé au camp Boiro le 1e mars 1977 après 18 jours de privation d’eau et de nourriture en même temps que les ministres Dr Barry Alfa Omar, et Drame Alioune  et au moins deux autres suppliciés et la liste des victimes s’allongera encore jusqu’au 26 mars 1984, date de la délivrance de la Nation  de cet ogre, père monstrueux de la Nation qui comme ce personnage mythologique grec dévorait avec délices ses enfants.

Thierno Diallo Telli, pour la famille de DIALLO Telli Boubacar

thiernodiallotelli@gmail.com

 

 

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Une Nouvelle Voie (Avril 2013) : avis de tempêtes et d’obscurité…

Bienvenue à mon bilan du 4e mois de l’An 03 de la Condécratie, un  modèle de démocratie stalinienne avec très peu de travail, justice et solidarité ; un subtil mélange de communisme à la  FEANF et d’affairisme sans scrupules. Je continue donc mon exploration mensuelle des méandres des décisions importantes pour la nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif.

  1. Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois : « quand nous allons finir les routes, nous n’allons pas dire que c’est pour une ethnie, c’est pour tous les guinéens, même les chiens marcheront dessus…levez vous tous, ne votez pas pour n’importe qui. Votez pour le programme du gouvernement. Ne regardez pas qui est candidat, quel que soit celui qui sera candidat, votez pour lui. Car, il ira représenter le gouvernement au parlement. Ne dites pas que ce dernier est meilleur par rapport à cet autre. Qu’il soit homme ou femme, qu’il soit jeune, adulte ou vieux, suivez-le. Car, vous ne votez pas pour sa propre personne. Mais plutôt, c’est le programme du gouvernement qu’il va défendre à l’assemblée… S’il plait à Dieu, le 30 juin nous aurons notre assemblée. Rien ne va l’empêcher…Les micro-crédits, nous leur demandons trois, eux, ils demandent quinze, pourquoi ? C’est pour nous l’argent. Donc, on ne collabore pas avec eux » (le 20, devant ses fanatiques dans les quartiers de Conakry); «  En ce qui me concerne et en ma qualité de chef d’Etat, garant des institutions, je veillerai à ce que tout soit mis en œuvre avec l’appui des partenaires internationaux pour garantir la transparence et la fiabilité du processus électoral. A cet égard, je réitère que toutes les mesures d’accompagnement qui seront jugées nécessaires pour assurer la sécurisation du processus, seront mises en œuvre…Dans un esprit de considération et d’apaisement, je vais donner des instructions à M. le ministre de la Justice afin d’étudier le cas des personnes arrêtées en vue de leur libération (le 23, devant les 3 facilitateurs du dialogue politique national) ;
  • Pour : R.A.S. (Rien A Signaler) ce mois-ci : pour les belles paroles du 23 nous ne sommes pas des 2e gaous (ou des idiots à qui il ment plus de 2 fois).
  • Contre : je suis à chaque fois triste quand j’entends des mots tels que « ethnie et chiens » dans la bouche d’un président de la république. Mais où notre prési a-t-il appris à parler comme cela : à Boké pendant son enfance, dans son lycée en France, à la Sorbonne ou lors de sa vie pleine de zones d’ombre jusqu’à son retour au pays en 2010 ? Vraiment son cas est désespérant. Il met lui-même de l’eau dans le moulin de tous ceux qui disent qu’il est un étranger né en Guinée : ce qu’il dit et fait (y compris aller à la mosquée sans être prêt pour y aller) est contraire au minimum de respect accordé par tous à nos valeurs culturelles. Même son idole Ahmed Satan Touré (AST) était plus polie que ça ! J’ai honte de dire que ce monsieur est président chez moi car on me répond à chaque fois que c’est sûrement parce que je le mérite. Le principal changement qu’il a apporté en presque 3 années de pouvoir a été dans le domaine de l’exclusion ethnique : les guinéens n’ont jamais été aussi divisés et haineux les uns envers les autres. Le militantisme a remplacé la compétence, autant que lors de la révolution d’AST et le pays coule rapidement, comme à l’époque…
  • Une  Nouvelle Voie : nous ne voulons plus de président « va-t-en-guerre », suffisant, arrogant et vulgaire qui tient des discours hors de propos et à relents ethniques malsains, surtout en période de grande tension sociale dans le pays. Cinq fois de suite dans le même pays – ça suffit ! Demain, à la 1e incartade du genre cela devra lui être rappelé immédiatement et très fermentent par les autres institutions vraiment indépendantes (Cour Suprême et Assemblée nationale) pour qu’il/elle mette aussitôt de l’eau dans son vin de palme.

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2. Formations, séminaires, ateliers, colloques et  autres « rendez-vous du donner et du recevoir » du mois : journées de concertation de la femme politique ;  formation des antennes régionales de l’agence nationale de lutte contre la corruption (ANLC) ; formation de médecins guinéens en chirurgie de guerre ; atelier de formation des journalistes sur le thème : techniques de production et modèles d’articles ou d’émission pour une couverture professionnelle du processus électoral (encore un !!) ; atelier OHADA sur le droit privé en Guinée ; atelier de formation sur l’auto-évaluation dans le système d’enseignement supérieur en Guinée ; concertation sur une politique nationale des petites et moyennes entreprises (PME) ; atelier des acteurs de la société civile sur l’analyse des rapports de l’Initiative de transparence des industries extractives (ITIE) ; retraite conjointe du Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida (SE/CNLS) et du Système des Nations Unies (SNU) élargie à d’autres partenaires avec pour objectif de faire le point de l’année 2012 et des recommandations pour l’année 2013 en matière de coordination, de suivi-évaluation et de mobilisation des ressources ; conférence régionale sur la situation agricole et alimentaire de la campagne 2012-2013 et les opportunités d’échanges de produits agricoles et agro-alimentaires dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest (CORPAO) ; atelier de validation du programme conjoint du système des Nations Unis pour la région administrative de Kankan ;

  • Pour : un froid certain sur les bonnes affaires, (11) – sûrement la conséquence des tensions et troubles sociaux incessants ce mois-ci. Pour une fois, le gouvernement arc-en-ciel fait de l’anticipation : il forme des médecins nationaux en chirurgie de guerre – comme quoi mieux vaut prévenir que guérir. Hélas cela sous-entend aussi des lendemains qui vont chauffer !
  • Contre : encore un ramassis de répétitions et de superpositions – pas étonnant qu’il y ait autant de docteurs et professeurs dans la ville : nos cadres sortent de fac avec des licences et passent ensuite leurs maitrise et doctorat grâce aux généreux séminaires des partenaires financiers (et techniques de temps en temps).
  • Une  Nouvelle Voie : rien de nouveau à dire  – toujours la même solution : tourner la planification de 180 degrés et avancer sans crainte de se tromper.

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  1. 3.      Les décisions et actions « positives » du mois : petite décrispation de la tension politique et sociale : le PPAC, après avoir rencontré Cellou Dalein Diallo à Nouakchott a reçu Lansana Kouyaté le 31 mars et Sydia Touré le 01, soit tous les chefs de partis réels de l’opposition, les autres n’étant que des particules de famille et copains ; 2e petit signe de détente le 03, la CENDDC (Commission Electorale Nationale Dépendante des Desideratas des Condé) qui a remplacé la défunte CENI depuis 2010 accepte un nouveau gel du recensement électoral pour donner une chance au dialogue entre pouvoir et opposition ; le 03, deux avocats du barreau de Paris, saisis par des victimes guinéennes ont porté plainte contre le PPAC devant le TPI (Tribunal Pénal International) pour crimes contre l’humanité lors des répressions des manifestants civils en février dernier : je n’aime pas beaucoup cette institution mais elle est la seule à faire peur aux petits dictateurs tropicaux qui devraient donc y être trainés pour chaque mort de civil désarmé, en attendant que nos justices nationales cessent d’être pilotées par la présidence de la république ; sale temps pour le Resto-cop, le sheriff de la capitale : il a voulu interdire une marche pacifique des femmes le 04 mais celles-ci l’ont royalement ignoré et elles ont marché comme prévu. Vraiment tout le monde se fout de lui maintenant – il ne reste plus que la gifle des élèves du primaire pour que la boucle soit bouclée ; le 08, le CNT adopte une « révision » de plus de 40 articles du tout-nouveau, tout-beau code minier finalisé en 2012. Le ministre des mines a eu le courage de dire en public : « « Les grands enjeux de cet amendement est de rendre la Guinée plus attractive. Nous avons corrigé certains dysfonctionnements compte tenu des réalités sur le marché international, la volatilité des matières premières et l’évolution du secteur minier international ». Moi qui pensais que c’était l’objectif initial de la révision en 2011, avec l’appui de papa-Sorros et tonton-Tony (Blair). Donc le « chef d’œuvre » original du grand coq nationaliste et anti-impérialiste est mis à la poubelle, pour ensuite se mettre à genou devant les grands méchants miniers fâchés et demander pardon ; le 11, le conseil des ministres a dû être annulé car le quorum des membres présents n’était pas atteint – et oui, les pauvres doivent bouger un peu pour collecter des perdiems et autres cadeaux ; depuis le 11, l’intifada de la jeunesse a repris progressivement dans tous les quartiers de la capitale en raison des coupures intempestives de courant électrique. La situation n’a jamais été aussi grave depuis de nombreuses années et nous espérons un 2e livre du directeur de la boite (avec dédicace à Paname et tout le reste) pour nous expliquer pourquoi. En tout cas ce n’est pas prêt de s’arrêter : quelques minutes après chaque révolte le courant revient toujours en courant dans le quartier en feu ; finalement le 17, le PPAC limoge le « complicateur » (coordinateur) général de l’Enelgui (Electricité De Guinée), le célèbre dramaturge de renommée parisienne et conakryka, Abdoulaye Keita – bon vent mon frère et profite de ta traversée dorée du désert guinéen pour aller apprendre à parler correctement la langue de Molière avant de revenir nous casser les tympans avec tes fautes mémorables ; le 23, le gouvernement, l’opposition et la mouvance présidentielle ont signé une déclaration commune de non-agression dans laquelle ils ont « appelé les forces de l’ordre, les militants et sympathisants des partis politiques à faire preuve de retenue et d’éviter toute forme de violence, notamment, à l’occasion des manifestations organisées par les partis politiques, avant d’exhorter les autorités judiciaires à saisir et à traiter avec équité tous les cas de violation des droits humains » ;
  • Pour : chaque semaine des petits pas en avant – chaque jour des grands pas en arrière !
  • Contre : pour le pacte de non-violence entre pouvoir et opposition ils ont oublié de rajouter le plus important : non-immunité pour les contrevenants. C’est pour cela que le 25, soit deux jours après, les farces de désordre ont canardé les manifestants pacifiques dans les rues de Conakry. Bilan : un mort et une dizaine de blessés par balles ou crosses de fusils, presque tous des Bah et des Diallo – ils savent bien viser ! Et le ministre de la sécurité qui ose insinuer ensuite que c’est l’opposition qui a dû tirer sur ses propres partisans…
  • Une Nouvelle Voie : le dialogue politique sérieux est indispensable pour que ce pays sorte de sa grave crise actuelle. Sans dialogue nous allons tout droit vers des accrochages graves lors des prochaines législatives car il ne restera plus à l’opposition que la force physique pour empêcher ces élections. Nous sommes une fois de plus à l’opposé de tout ce que nous devront voir lorsqu’une nouvelle voie sera en marche chez nous.

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  1. 4.      Les décisions et actions « négatives » du mois : le 02, les 1e dames d’Afrique se retrouvent pour parler de la santé sur le continent – jusque là tout va bien. Mais elles le font dans un palace à Los Angeles en Californie, pour y rajouter tourisme et shopping. Bien sûr Mme PPAC ne pouvait rater cela, accompagnée de son aide de camp, sa secrétaire particulière et son médecin personnel. On ne sait jamais, avec ces hôpitaux américains, si elle avait de la fièvre. Pauvres femmes guinéennes qui ont sué sous le soleil 4 jours avant son voyage pour l’applaudir au Palais du Peuple lorsqu’elle décrivait avec justesse tous leurs malheurs quotidiens ; le 03, la « décrétite » du PPAC reprend de plus belle : une demi-douzaine de décrets y compris pour confisquer et attribuer ensuite (à son fils) de beaux terrains en bord de mer ; le 09, « Big Brother Yankee » a parlé : les forces militaires de la CEDEAO au Mali sont totalement incapables et ne sont pas à la hauteur (de leur tâche). Ainsi nos 150 « commandos Rambo » n’ont pas réussi à montrer le bon exemple aux 4,200 autres frères d’armes ouest-africains. Il faut dire que dans presque tous ces pays ils n’ont fait la guerre qu’à des pauvres civils désarmés donc les jihadistes c’est pas le même sale petit boulot. Heureusement pour le Mali, la France va laisser 1,000 hommes et les Nations Unies veulent aussi y envoyer en tout près de 7,000 militaires supplémentaires sinon la barbe et le voile intégral seront de rigueur dans le pays, même au palais de Koulouba en 2014 ; le 13, le PPAC décide de foncer dans le tas : il prend un décret pour convoquer les électeurs pour des législatives le 30 juin, mettant ainsi fin à toute négociation sur l’opérateur louche Waymark et sur le vote des guinéens de l’étranger ; le 18, une marche pacifique de l’opposition pour protester contre le décret précédent est également réprimé dans le sang (1 jeune tué, 14 blessés dont 4 par balles) par les policiers et gendarmes mais cette fois-ci avec une touche en plus : deux leaders (dont un septuagénaire) sont embarqués brutalement et mis en détention pendant plusieures heures – même Fory Coco (Lansana Conté)  ne faisait pas ça ; une vidéo prise en cachette montre l’arrestation « défensive selon eux » par nos gendarmes de deux leaders de l’opposition lors de la marche du 18 : ils jettent des gros blocs de pierre sur les vitres et pare-brise de leur véhicule et les trainent ensuite comme des voleurs de poulets vers leur carrosse de tortures – vraiment les NTIC ne pardonnent plus les menteurs aujourd’hui ; nouvelle marche la matinée du 23, nouveau mort et blessés par balle au décompte final le soir ; la CENI a fixé le 26 les frais de caution pour les candidats aux législatives : 20 millions GNF pour le scrutin majoritaire uninominal et 80 millions pour le scrutin de liste nationale : encore une fois les rares guinéens honnêtes (et donc pauvres) sont exclus – seuls les nageurs des gouvernances passées et actuelle seront nos prochains députées et députés ; le 30, première et seule virée touristique du mois pour le PPAC, à Monrovia. Les invitations se font de plus en plus rares – il devient progressivement un « pestiféré » ;

Sous-chapitre spécial : résumé détaillé du procès du 19 juillet 2011 : vitesse d’escargot ce mois-ci : le 03, l’aide de camp du PPAC, le commandant Mory Doumbouya après son interrogatoire du mois passé fait une sortie remarquée de la salle en disant que le commandant AOB et tous les autres accusés sont des pères et mère de famille qu’il faut libérer après le calvaire qu’il ont déjà vécu. Il sait de quoi il parle – il a déjà séjourné longuement et deux fois dans nos prisons nationales, dont une fois avec le PPAC himself. Il affirme que pour lui AOB est un officier d’honneur, une simple victime et non un coupable. Le narco-procu-rieur riait jaune sur son fauteuil : il constate qu’il a mal « préparé » ce témoin avant sa comparution. Le même jour nous découvrons enfin le 1e des « Bad Boys » de ce procès, le commissaire de police Fabou Camara,  chef des services spéciaux de renseignements de la présidence (notre commandant Baril quoi !). Il a été cité par de nombreux accusés comme un des grands inquisiteurs de minuit dans les nouveaux camps Boiro du PPAC. Ce charmant jeune homme tiré aux 4 épingles, éloquent comme pas deux nous a présenté ses scenarios de filatures et services secrets dignes des exploits du Mossad pour éliminer les chefs palestiniens dans les années 70. Remplacez juste Abou Mazen par Bah Oury ; il doit avoir toute la collection des films séries B de Hollywood sur le sujet dans sa collection privée. Pas de séance le 04 : les jurés ont grevé jusqu’à l’obtention de leurs primes ! Quand je pense aux pauvres damnés qui passeront une nuit de plus en tôle pour cela. La journée du 10 a été mémorable : le Colombo national (commissaire Fabou) nous présente enfin ses « preuves » : des photos qui n’apportent rien comme éléments nouveaux à l’enquête et datées du 04 février 2011 (soit 6 mois avant l’attaque)e ainsi que des bandes sonores inaudibles – même le président de la Cour a exigé d’arrêter la diffusion publique. Ses explications et excuses étaient véritablement minables pour des services de renseignements de la présidence : ils avaient oublié de mettre le dateur à jour en prenant les photos et n’ont pas eu le temps de nettoyer les bandes sonores pour enlever les bruits de fond (2 ans !). J’aurais plus la trouille que le PPAC si ces zigottos étaient chargés de me protéger. Après les protestations (et menaces directes) des avocats de la défense, le président a suspendu la séance et demandé au commissaire d’aller nettoyer ses bandes (et son scenario farfelu) avant de revenir à la barre le lendemain. Le « beau Fabou » aura finalement tenu droit dans ses bottes devant le président de la cour pendant trois semaines (record du procès) en racontant des mensonges pendant approximativement 90% du temps – chapeau ! Le 23 on passe à un 2e « bad boy » de ce procès, Le commandant Gabriel  Tamba Diawara directeur du service des investigations judiciaires et régisseur du PM3 du quartier Matam, un des nouveaux camps Boiro du changement. Lui aussi est cité plusieures fois comme bourreau par la majorité des accusés. Bien sûr il nie en bloc et a même le toupet de dire qu’il a mis toute sa famille à contribution pour assurer le séjour le plus confortable possible à ces pauvres déshérités. Il parait que même la popote familiale a été réduite pour pouvoir bien les nourrir tous les jours – bref l’exact opposé de ce qui a été dit sans concertation par des dizaines de personnes.

  • Pour : comme chaque mois : R.A.S. (Rien A Signaler)…
  • Contre : pauvres pouvoir et justice guinéennes qui pensent réellement qu’une association hétéroclite composée d’une simple ménagère semi-lettrée vendeuse de riz et de savon dans les camps militaires (Fatou Badiar) , deux jeunes petites frappes civils des services secrets amateurs de la présidence (Almamy Aguibou  et Mamadou Alpha) et une brute militaire (AOB Diallo), simple garde-de corps et porte-serviette du précédent président-paysan ait pu fomenter un complot national pour tuer le président PPAC à coups de roquettes et de missiles afin de prendre le pouvoir en Guinée. C’est une honte pour nous tous que l’on puisse même imaginer que cela soit possible. Un scenario de film télé que même la chaine « action » ne pourrait diffuser. J’ai vraiment pitié de cette Guinée-là. Pour la fixation précipitée des élections au 30 juin, soit le lendemain de la nomination de Said Jinnit de l’Organisation des Nations Unies(ONU) comme médiateur international du dialogue politique, on reconnait une fois de plus les petits calculs mesquins du PPAC : éviter à tous prix le scenario de Gbagbo qui a accepté la supervision des élections et la confirmation des résultats finaux par l’ONU et qui en a payé le prix fort lorsqu’il a voulu triché. En plus, à l’inverse de ce dernier, il espère « utiliser » plutôt cette organisation internationale pour crédibiliser sa triche électorale car malgré tous ses écarts elle ne « démissionnera » jamais d’un processus en cours. Maintenant il pourra tranquillement changer de nouveau la date du 30 juin car « la CENI sera en retard dans ses préparatifs techniques ». Pas de meilleure preuve de sa volonté de voler ces législatives et après toutes les élections des cinq prochaines années au minimum.
  • Une Nouvelle Voie : le combat pour empêcher une nouvelle dictature en Guinée est une obligation de tous les patriotes démocrates aujourd’hui, pour ne pas refaire la même erreur que nos aînés qui ont finalement « aidé » Sékou Satan Touré à se transformer progressivement dans le monstre qu’il a été. Les sacrifices pour la liberté et la démocratie sont toujours trop lourds, en particulier quand ils touchent des personnes vulnérables comme les mineurs et les femmes enceintes ou nourrices.  Mais ce combat doit être avant tout ” pour l’honneur et la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie dernièrement lors des récentes manifestations pour une démocratie réelle en Guinée, sans oublier les blessés ” (Xavier Dequest Lavaud, Mediapart, 20 avril 2013). Quand le combat de l’opposition sera centré sur cela et sur la chienne de vie offerte aux guinéens aujourd’hui, elle aura 90% des guinéens avec eux. Elle doit absolument laisser tomber les détails et ses petits intérêts égoïstes qui ne trompent plus personne au pays.
    Ce qui est fantastique avec ce XXIe siècle des NTIC c’est que les dossiers secrets qui prenaient des décennies pour être connus sont maintenant sur la place publique dans les 2-3 années suivantes. Pour les magouilles des présidentielles de 2010, nous avons maintenant les détails dans la presse internationale crédible de ce qui s’est passé hors du pays (Afrique du Sud notamment). Bientôt nous saurons aussi tout ce qui s’est passé à Cona-cris, Paris et dans la maçonnerie africaine. Le PPAC peut continuer à faire le coq dans son palais mais il sera déculotté devant tous, guinéens et étrangers, avant de quitter le pouvoir en Guinée. Historiquement il ne finira pas comme Mandela ou Obama mais plutôt comme Gbagbo ou Mobutu…

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Mr le PPAC, vous êtes revenu définitivement dans notre pays en 2010 avec de très belles résolutions qui ont enthousiasmé tous les guinéens, même certains septiques comme moi depuis vos manigances ethniques entre les deux tours de la présidentielle de la même année. Je pensais qu’après 60 années presque continues en France, patrie des DDH, dont la moitié à trouver (à Barbès ?) un doctorat d’état en droit, vous auriez du nouveau à nous offrir. Vu votre incapacité à le faire et même pire votre acharnement à aggraver le chaos national depuis vos 2,5 années à la présidence je vous offre un petit pense-bête simplifié que tout guinéen, même vous, pourrez comprendre et suivre facilement pour recommencer votre changement à zéro. J’utilise des « bullet-points » pour vous faciliter encore plus le suivi :

  • Il faut commencer par vous-même pour que cette fois-ci les guinéens vous prennent au sérieux : cessez toutes vos insultes, vos bravades de chef de clan politique, votre haine pour tous ceux qui refusent d’applaudir à tout ce que vous dites ou faîtes. Il faut que l’on constate clairement la fin des affectations ethniques au sommet de l’Etat, les injustices flagrantes, l’impunité de tous les criminels de sang et économiques, le népotisme et les magouilles financières sur nos mines.
  • Pour votre gouvernement parallèle de la présidence vous devrez leur imposer le même traitement que ci-dessus et  le réduire d’au moins 50% pour qu’on puisse croire à une efficience possible. Mettez à la porte tous ces ministres et conseillers qui sont obligés de magouiller du matin au soir pour s’occuper et se nourrir lors de leurs longues journées au palais.
  • Pour votre gouvernement officiel il faut lui imposer en même temps la même cure de propreté et d’amaigrissement et nous présenter un nouveau PM qui ne soit pas comateux et ignorant de ses droits, devoirs et exigences en tant que chef du gouvernement.
  • Pour les forces de désordre et d’insécurité : cessez de nous parler d’une reforme qui consiste à mettre du sparadrap sur une fracture ouverte. Nous voulons une vraie reforme, pas les petits pas actuels en avant et en arrière qui maintiennent avant tout l’impunité totale de ces sauvages. La base du travail doit être une réduction drastique et épuration hygiénique des effectifs avec encasernement général hors de la capitale et formation de base sérieuse pour les petits bataillons restants. Une véritable reforme montrera de signes visibles en 3 mois, croyez-moi.
  • Pour la justice guinéenne : elle doit redevenir indépendante. Fichez-lui une paix et une indépendance totales et imposez de même aux 3 groupes précédents. Sans cela votre régime restera une dictature tropicale pour tous les démocrates et défenseurs des DDH.
  • Pour vos « agent secrets », les voyous des services de renseignements et de filature de la présidence qui sévissent depuis 1958 : ils doivent absolument disparaitre, être mis à la porte ou incorporés de force pour les rares « récupérables » dans des programmes de désintoxication et lavage de cerveaux pour en refaire des « bons guinéens » si possible. Les autres devront être bannis de la capitale pour toujours.

Les qualificatifs qui décriront votre séjour au pouvoir en Guinée ne vous seront pas attribués par moi mais par tous les démocrates du monde et ensuite les encyclopédies et dictionnaires comme le Larousse. Vérifiez ce qui y est dit pour vos prédécesseurs AST, Conté et Dadis. On aimerait tous que nos noms figurent dans ces prestigieux documents, mais pas avec ces descriptions-là. A vous seul de choisir pour vous-même.

Mr le PPAC, faites cela, pardon ! Ça ne vous coûtera même pas un dollar de votre cagnotte personnelle bien remplie maintenant depuis 2010. Faites-le franchement, honnêtement et aux yeux de tous les guinéens et partenaires de notre pays. Après cela nous changerons aussi, promis ; je le jure sur votre tête au sommet de notre beau pays.

Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd`hui est le 861e jour du « changement radical » et du « Guinea is back » – déjà 2 ans, 4 mois et 10 jours ! Attention guinéens : le « problème Waymark » dépasse largement les élections législatives qui viennent. L’objectif recherché ici est avant tout de mettre en place un fichier électoral national biaisé qui garantira la victoire du RPG pour toutes les élections prochaines, en repoussant ensuite le plus longtemps possible toute nouvelle révision. Ce sera d’autant plus facile que les Big Brothers financiers qui paient la facture ne seront pas prêts à remettre la main à la poche sur ce sujet pour de très nombreuses années. La « longue marche » du camarade historique PPAC ne finira pas comme celle du timonier Mao Tsé Toung : ce dernier a ensuite régné sur son pays pendant des décennies tout en restant un communiste pur et dur. Le premier aura fait juste le contraire …

30 Avril 2013

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Une Nouvelle Voie (Mars 2013) : Du fossé au gouffre inter-ethnique

Bienvenue à mon bilan du 3e mois de l’An 03 de la Condécratie, un  modèle de démocratie stalinienne avec très peu de travail, justice et solidarité ; un subtil mélange de communisme à la  FEANF et d’affairisme sans scrupules. Je continue donc mon exploration mensuelle des méandres des décisions importantes pour la nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif.
   Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois: « Bonne chance à la Guinée » (le 01, lors d’un discours urgent à la Nation) ; « Je salue le premier pas positif qui a été fait ce matin. Toutes les sensibilités politiques ont pris part à la rencontre. La mise en œuvre d’un dialogue responsable et sincère entre toutes les composantes politiques est indispensable pour que notre Nation retrouve sa quiétude et puisse relancer le processus qui permettra aux Guinéens d’avoir une Assemblée nationale élue démocratiquement… Nous sommes tous responsables de la paix dans notre patrie. Toute la classe politique, sans distinction, que ce soit la mouvance présidentielle, le centre ou l’opposition, doit œuvrer pour permettre à la Guinée d’avancer et de se concentrer sur les réformes économiques dont elle a besoin pour améliorer les conditions de vie de ses populations » (le 04 lors de la rencontre de dialogue avec tous les acteurs politiques du pays); « On dit depuis un bon nombre de temps que Waymark c’est mon fils et moi qui l’ai fait venir en Guinée ; finalement j’ai sorti les documents qui démontrent que cet operateur est là depuis l’époque de Ben Sékou (ancien président de la CENI) et c’est Pathé Dieng (autre responsable de la CENI) qui a payé qu’est ce que j’ai à y voir… les guinéens de l’étranger n’ont jamais voté pour les législatives mais aujourd’hui on en fait un outil alors qu’avant on me faisait croire que c’était Lounceny Camara ancien président de la CENI qui était le problème » (lors d’une rencontre avec des fanatiques le 06 dans son palais); « Ce n’est pas moi qui organise les élections, mon rôle est de convoquer les élections, c’est à la CENI. Je dois veiller à ce que toutes les conditions soient, soient, soient…. aient rempli toutes les conditions pour qu’il n’y ait aucun problème technique. Aujourd’hui, grâce au soutien des bailleurs de fond et l’UE, nous allons vers là. Le reste, je fixerai la date lorsque la CENI m’aura contacté et qui m’auront proposé une date et, réellement toutes les conditions techniques sont remplies (conférence de presse le 10 avec 3 chefs d’états voisins) ;

  • Pour : la 1e citation est caractéristique d’un PPAC « grimpeur » et paniqué ; il ne manque que la fin de la phrase : « quant à moi, je me barre si vous continuez ». Bon vent, prési et pas besoin ensuite de nous envoyer des nouvelles fraiches. La 2e est bien plus positive, mais bon il s’agissait d’un discours écrit, donc pas de son crû personnel.
  • Contre : en dehors des boulettes de son « français académique » qui empire tous les jours, le PPAC est pris à son propre piège et à celui de ses faucons : ils ont trop tiré sur la fibre ethnique et maintenant la situation dégénère. Ils sont complètement dépassés par la dégradation de la situation ; le Big Boss et son sheriff de Conakry ont dû prononcer en urgence des discours d’apaisement – la CPI n’est plus très loin pour d’eux. Pour la 3e citation on reconnait la mauvaise foi légendaire maintenant du PPAC : si seulement une chaine privée pouvait ressortir l’interview où il a dit que lors d’un de ses séjours en Afrique du Sud on lui a offert 2,000 kits de recensement et la suivante où il a dit déclaré sans se démonter que ces kits avaient coûté (et devaient donc être remboursés) 15 millions USD à Waymark.
  • Une  Nouvelle Voie : les faiblesses et carences du PPAC nous ont certes mis sur une voie, mais c’est une très mauvaise voie, identique à celles de ses prédécesseurs ; pas celle que nous souhaitions. Apres lui, si nous commençons cette fois-là par un dialogue national et une bonne analyse de la gestion de notre bordel depuis 55 ans nous pourrons enfin, peut-être nous engager dans une nouvelle et bonne voie pour tous les guinéens.

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  1. 2.      Formations, séminaires, ateliers, colloques et  autres « rendez-vous du donner et du recevoir » du mois : atelier de la société civile sur le programme de mobilisation  citoyenne pour des élections libres et transparentes ; séminaire de finalisation de l’étude sur le développement décentralisé ; forum sur la biodiversité et la gouvernance environnementale ; formation de 10,000 membres des CARLE de la CENI ; formation en communication des administrateurs territoriaux régionaux et préfectoraux (secrétaires généraux et maires) de la Haute-Guinée et de la Basse-Guinée ; formation de 500 femmes sur l’observation objective et impartiale des élections législatives ; formation (fin de la) de 2,000 agents du service forestier encore appelles éco-gardes ; séminaire international sur le Service Civique d’Aide pour le Développement (SCAD) ; formation des nettoyeurs des panneaux solaires de la ville de Kankan ;  formation de 125 femmes des groupements féminins sur les techniques améliorées d’étuvage du riz local ; formation des agents de  police judiciaire (gendarmes) pour la lutte contre le trafic de stupéfiants ; formation des conseillers du CNT sur la facilitation du processus d’adoption du code minier guinéen ; formation des membres du comité interministériel pour la mise en œuvre du processus de décentralisation ; formation des jeunes leaders de la Haute-Guinée sur la quiétude sociale et la paix pendant les périodes électorales ; formation des personnels de santé sur la gestion des médicaments essentiels dans les centres de santé dans le cadre du projet « médicaments pour tous » ; séminaire du Réseau francophone de régulateur de télécommunication (FRATEL) sur la qualité des services ; rencontre internationale sur la sécurité sociale en Afrique ; formation des cadres de la direction nationale des mines et de la géologie sur l’apprentissage de l’anglais et l’informatique ( !!) ; formation des agents de sécurité des postes frontières de Pamelap et Kouremalé sur la sécurité aux frontières ; atelier sur les produits forestiers non ligneux pour améliorer la situation alimentaire nationale ; atelier de validation de la stratégie féminine pour la lutte contre le VIH_SIDA ; formation des éleveurs de Gaoual sur le traitement du bétail ruminant ; formation de la CNSS sur le recouvrement des cotisations ; formation des jeunes membres des partis politiques sur la promotion de la non-violence et de l’unité nationale pour une finalisation apaisée de la transition ; atelier de démarrage des études du tracé de la ligne et de l’évaluation de l’impact environnemental et social du projet d’interconnexion électrique Guinée-Mali ; formation des antennes régionales de l’agence nationale de lutte contre la corruption élargie aux médias ; renforcement des connaissances sur la restauration et la conservations des écosystèmes des ressources naturelles de l’Afrique de l’Ouest ; sensibilisation de la RADDHO sur la paix et les DDH ; stage de formation des techniciens de la marine nationale ; atelier de lancement du plan national de relance de l’horticulture ; atelier national sur l’alimentation et les cantines scolaires ; atelier de formation des corps de contrôle de l’état sur la méthodologie et les outils d’élaboration de la cartographie et du plan d’audit basée sur les risques ; atelier de planification stratégique sur la surveillance électorale ; formation de 114 observateurs de la société civile pour les élections législatives ;
  • Pour : les bonnes affaires reprennent enfin des couleurs (36 !) – au nom des nombreux cadres qui ont enfin pu souffler un peu ce mois-ci je vous remercie pour tous les perdiems, frais de transport et sandwichs. Pourvu que ca dure, en attendant les costumes et boubous bazins du PPTE…
  • Contre : la gabegie inutile est repartie – les 6 premières formations se sont tenues les deux premiers jours du mois ! Une formation des laveurs de panneaux solaires : vraiment les guinéens sont forts ! Former nos gendarmes guinéens à la lutte contre le trafic des stupéfiants c`est comme former des loups à manger de la viande…
  • Une  Nouvelle Voie : rien de nouveau à dire – il faut juste faire le contraire des pratiques actuelles pour être sur une meilleure voie.

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  1. 3.      Les décisions et actions « positives » du mois : le 04, le PPAC invite tous les politi-chiens (c’est lui qui l’a dit) du pays à venir admirer la déco de sa nouvelle salle de réunion à la présidence et pour meubler le JT de la TR-PRG. Pour calmer la situation explosive qu’il a crée tout seul il annonce la mise en place rapide d’un cadre de concertation et de dialogue sur le processus électoral composé de tous les groupes organisés du pays – fourre-tout habituel pour ne rien faire ; le cadre de concertation est mis en place le 05, sous la présidence de l’imam sous valium, PM officiel du pays avec la 1e réunion le 07 – vraiment ils sont pressés de palabrer et de ne rien faire ; le dimanche 10, les présidents de Côte d’Ivoire, du Liberia et de Sierra Leone, paniqués par le chaos grandissant au pays coupent leur weekend en famille pour venir « sonner les cloches » à leur grand-frère grabataire et pyromane ; résultats de cette  « correction » : il annonce (sans le dire clairement) le report de la date du 12 mai des élections législatives et l’arrêt des poursuites contre 13 chefs de l’opposition pour se contenter de juger les 3 signataires de la lettre de demande de la marche du 27 février ; le 12, le mouvement social, les institutions républicaines et les religieux décident de se retirer du cadre de concertation piloté par le PM : « débrouillez-vous entre politi-chiens, nous on se casse » ; Le 13, nouvelle reculade pitoyable du PPAC : il fait annuler par son ministre de la justice la convocation des 3 signataires de la demande de marche – vraiment ça commence a ressembler aux décrets-contre-décrets des derniers jours de Fory Coco ; le 18 c’est la reculade de trop : le PPAC accepte enfin un médiateur international, la pire des humiliations pour un baba-cool communiste, modèle Georges Marchais ; le 24, rencontre secrète entre le PPAC et son principal opposant Cellou Dalein Diallo à Nouakchott sous les bons auspices du président sénégalais – il semblerait que quelques pas en avant sont à espérer dans les jours à venir – mais chez nous-pays c’est surtout du wait and see ; le 30, les fans du drapeau arc-en-ciel organisent une marche dans les rues de Conakry sans coup de feu, gaz lacrymogène, blessés par balles et pillages de boutiques – c’est donc possible en Guinée ? Comment et pourquoi ?
  • Pour : il est clair aujourd’hui pour tous les guinéens que le PPAC n’est sensible qu’à ses propres médicaments : la menace, la brutalité et l’insolence. Du coup une nouvelle brèche vient de s’ouvrir dans son pouvoir totalitaire et celle-ci risque de s’étendre très rapidement malgré les larmes des faucons de son camp.
  • Contre : j’ai appris ce mois-ci que le sieur Malik Sankon (100 cons), grand faucon du drapeau arc-en-ciel a crée une milice personnelle de loubards désœuvrés nommée pompeusement « les chevaliers de la République ». Ces Zorros auraient fait leur 1e coup d’éclat les jours après la marche du 27 février avec le zèle et la criminalité nécessaires pour convaincre leur mentor de leur efficacité sur le terrain. Nous avons donc maintenant nos « escadrons de la mort ».
  • Une Nouvelle Voie : le dialogue et le consensus devront être les bases de la gestion journalière du pays que nous souhaitons. Personne n’aura toujours tort ou raison. Vivement un début de démocratie en Guinée.

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  1. 4.      Les décisions et actions « négatives » du mois : le 01 c’est la guerre au marché de Madina et en haute banlieue : les gendarmes vengent leurs potes blessés les 27 et 28 février en cassant du peul et en brulant leurs boutiques. Comme si ça ne suffisait pas les jeunes extrémistes malinkés du RPG (les nouveaux « chevaliers de la République ?) bottent aussi des peuls et leurs cousins du PEDN (de Lansana Kouyaté) qui les caressent à leur tour. Rajoutez à cela les vengeances immédiates des extrémistes peuls mais surtout le retour des bandes de loubards  toutes ethnies confondues qui profitent de l’aubaine pour reprendre leur boulot nocturne en pleine journée. Au final 9 nouveaux morts dixit la FIDH (8 civils et 1 gendarme) dont deux enfants de 15 et 13 ans, tués principalement par balles « non perdues », boutiques brûlées et nombreux blessés. Plus de 120 nouveaux interpellés dont près de 30 mineurs et des nourrices. Les forces de l’ordre sont complètement déchainées et ne sont plus sous contrôle, comme au bon vieux temps. Le pays va mal, très mal !; le 05 le PPAC a demandé, la main sur le cœur  un état des lieux pour dédommager les commerçants victimes de pillages et d’incendies dans les marchés les jours précédents – à beau mentir qui vient de loin dit le proverbe ; le 05, le CNT approuve en plénière (non pleine) l’annexe 11 du contrat d’exportation de terre rouge de la zone de Dian-Dian jusqu’en 2019 par la compagnie russe Rusal qui est par ailleurs en conflit ouvert avec l’Etat pour une autre mine d’alumine à Fria – rien ne battra jamais les bakchichs au pays, que ce soit CNT ou Assemblée nationale souveraine ; le 08, une descente armée de loubards-gendarmes essaie de kidnapper un leader de l’opposition à son siège pour une simple convocation devant un procureur de la république et le 09 la justice aux ordres ordonne à 13 leaders de l’opposition de se présenter le 14 devant un autre procu-rieur pour une shopping-liste de crimes, y compris celui d’avoir résisté à la barbarie des gendarmes et policiers ; changement de programme dare-dare dans les jours qui suivent : les opposants ne sont plus convoqués. Il faut dire que ceux-ci avaient promis de venir au tribunal avec leurs centaines de milliers de manifestants d’où le risque d’une nouvelle marche de l’opposition mais convoquée cette fois-ci par le PPAC, ce qui serait une première ;  le 09 la société minière Rio Tinto « balance la sauce » sans gants au PPAC : elle gèle le projet minier de fer du Simandou ( le plus grand espoir de notre boss pour nous sortir de la misère) tant qu’un cadre d’investissement clair n’est pas défini. Le patron pique une colère noire mais ne peut rien, sinon c’est le procès international et le blocage pour 10 ans au mieux ; Le 15, Condé III (Alhassane) annonce par communiqué de presse la suspension de la révision des listes électorales pour « faciliter »le dialogue politique au nom de sa toute nouvelle trouvaille : CENDCP (Commission Electorale Nationale Dépendante des Condé au Pouvoir) ; le 20, le journaliste du journal parlé de 19h45 de la Radio-PPAC interrompt brusquement sa lecture. Il annonce ensuite, dépité, qu’il n’a plus de lumière pour continuer sa lecture ; le 23, le PPAC prend son courage à deux mains et entreprend une nouvelle tournée en Mauritanie pour le sommet de l’OMVS et en Afrique du Sud pour « faire coco » au sommet des BRICS (et payer quelques dettes sûrement) ! Une petite fuite du palais a laissé voir une facture de 3 milliards GNF soit environ 300,000 euros. C’est moins le montant qui est effrayant que le contexte de cette saignée financière au moment du calvaire journalier national : pas d’eau et d’électricité, famine généralisée et tout le reste ;

 Sous-chapitre spécial : résumé détaillé du procès du 19 juillet 2011 : vitesse de croisière ce mois-ci : le 01, c’est au tour du capitaine Abdoulaye Cherif Baldé, du service du personnel militaire (il aide les pauvres veuves à toucher leurs pensions), coupable lui aussi d’ « abstention délictueuse/délicieuse » pour avoir reconnu lors de son 1e interrogatoire connaitre le commandant AOB Diallo, « cerveau » du coup – hop, 2 ans de violon minimum ; le 04, c’est le lieutenant Lamarana Diallo à la barre avec ses 2 amis le lieutenant Ibrahima Sory Diallo et le lieutenant Cherif Baldé, les trois aussi pour « abstention délicieuse » alors que les deux derniers avaient tout simplement été cités comme preuves du premier qu’il était faussement accusé. Le 2e, lui aussi agent du service du personnel avait signé un papier régulier de mise en congés du 1e et le 3e avait ensuite voyagé avec ce dernier sur Labé – la preuve par X qu’ils étaient tous au courant du coup qui se préparait assène le narco-procu-rieur. Le 06 on nous présente le sous-lieutenant Mamadou Sadialiou Baldé (enfin, les Diallo-bandits ont un peu de répits), chauffeur au camp militaire, lui aussi pour « abstention délicieuse » : il a parlé à un des « comploteurs » dans la soirée du 18 juillet – pan, 2 ans de violon pour ne pas avoir sur lui le listing de ses appels téléphoniques du jour décide le procu-rieur. Le pire c’est quand la partie civile demande que la société Celcom donne le relevé de son compte d’appels alors que l’autorité de l’Etat aurait pu le réclamer depuis 2 ans – vraiment, pour remplir un dossier vide le parquet est prêt au ridicule abyssal. Le 07 on nous présente le colonel Sambariou Diamakan, officier préhistorique version Satan Touré et totalement illettré. Lui aussi coupable « d’abstention délicieuse » pour refus de passer son véhicule au Colonel Aly Traoré (2e Rambo) pour aller sauver le PPAC en danger. Hélas le colonel Traoré ne confirme pas ses propos. Autre faute grave de sa part : il a été arrêté le 26 juillet et interrogé le 29 mais le P.V. d’interrogatoire est signé le 20 ! Le même jour nous découvrons le civil Souleymane Bah, en tôle pour détention et vente d’armes de guerre parce qu’il avait acheté un pistolet pour défendre sa famille après avoir été braqué 3 fois à domicile par des voleurs (militaires sûrement). Il a en plus osé créer une ONG des DDH pour sensibiliser les jeunes de son quartier contre la violence urbaine. Faux dit le narco-procu-rieur et il sort ses preuves. Mais la défense présente à la cour les documents officiels de l’ONG et le Fernandez est obligé de présenter des excuses pour ses 2 ans de prison pour rien. Néanmoins il n’est pas libéré sur le champ. Le 08, voici Mamadou Lamine Barry, maitre coranique (!) pour avoir détenu et revendu un fusil de chasse traditionnel afin d’acheter le ravitaillement alimentaire de sa famille pour le mois de carême – même les hommes de Dieu ne seront pas épargnés ! A partir du 13, ils passent au 1e des grands militaires proches du Maréchal Sékouba Konaté. Le commandant Aboubacar Sidiki Camara aka « De Gaule », une sombre brute qui pour la 1e fois goûte à son médicament habituel pour ses « malades ». D’ailleurs il a un autre procès qui l’attend dès sa sortie de celui-ci : celui pour tortures de pauvres civils en 2010 avec son pote le Restau-Cop, sheriff de la capitale. Après avoir été cueilli le 19 juillet en pleine rue sur une moto et avoir survécu aux tirs de balles de ses agresseurs (il est « invulnérable aux balles » mais pas à la bastonnade) il est trainé sur les lieux du crime où il est copieusement botté à sang avant l’arrivée de la TV-PPAC pour « prouver » qu’il a été pris en flagrant délit, la main dans le sac lors de la 2e tentative-bidon de meurtre du PPAC, le 19 dans la journée. A son 1e interrogatoire les gendarmes enquêteurs lui offrent le choix entre 3 motifs d’accusation : tentative de meurtre du PPAC, meurtre d’un garde-de-corps du PPAC ou possession et consommation de chanvre indien – pas fou, il a choisi le 3e, pour ne pas finir sur la chaise électrique, made in Guinea ! ; le 14 c`est le 32e et dernier accusé de ce 1e procès des assassins de la villa du PPAC. Le 2e procès jugera les autres proches de Konaté, devant une cour de justice militaire qui n`existe pas encore – ça va chauffer encore pour eux, Walahi. Nous découvrons ainsi Mamadou Aliou Barry, commerçant de matériels électroniques, lui aussi pour « abstention délicieuse ». Il a prêté 5,000 USD au célèbre agent secret Idiatou Barry (qui a fait arrêter presque tous ceux qu’il connaissait en Guinée) et a ensuite osé insister pour les récupérer – 2 ans de tôle avec mort discrète si possible, ainsi la dette était réglée. Il est aussi une autre victime du célèbre commandant Tamba Gabriel Diawara, gendarme faussement appelé officier de police judiciaire, grand inquisiteur des 1e dépositions musclées de presque tous ces accusés. Il a même demandé la somme de 5 millions de GNF (son 1e prix était 10 millions) à la famille de ce pauvre Barry pour le faire libérer. Pas folle, elle a fait une 1e avance de 2 millions en attendant sa libération – 20 mois de tôle musclée malgré cela !

 Le 15, la diffusion en direct à la TV-RPG du procès est suspendue sans crier gare et le 18 les cameras sont retirées de la salle – je retire mes remerciements du mois passé au PPAC pour son courage d’avoir laissé tous les guinéens constater en direct la pourriture de son système de gouvernance. Je n’aurais jamais imaginé de ma vie que je réclamerais un jour la reprise de diffusion d’une émission de la RT-PPAC ! ; Finalement devant le tollé général et unanime (même les 2 méchants  du procès, Fernandez et Doumbouya ont fait des protestations style auto-défense) la télédiffusion  reprend le 19 et le filmage en direct le 20.

Le 21, le 1e témoin passe : l’adjudant-chef Fodé Abass Soumah, chef de poste de garde à la résidence présidentielle qui confirme effectivement la version d’AOB : ce dernier l’a prévenu que les voitures qui suivaient étaient remplis de gens-mals qui voulaient attaquer la villa. Ensuite son histoire se gâte : il dit avoir foncé vers son arme, puis avoir tiré 2 tirs de sommation pour prévenir toute la garde, puis avoir vidé son chargeur sur les assaillants, puis avoir plongé dans un caniveau et enfin avoir grimpé un très haut mur (record du monde de saut en hauteur du PPAC grimpeur battu) pour appeler à l’aide en attendant les secours. Mais vu la confusion de ses explications je penche plutôt pour les 1e et dernier points uniquement. Le 22, voici le sous-lieutenant Moussa Donzo, chef de section de la garde présidentielle, un King-Kong en treillis et béret-yeux rouges (les pires). Il confirme qu’il a bien entendu les 2 tirs de sommation et qu’il s’est précipité vers la barrière mais qu’il n’y avait aucun autre garde sur place, ce qui confirme mon hypothèse sur la défense héroïque de son chef, l’adjugeant Fodé Abass Soumah. Il dit aussi que quand il a vu le PPAC juste après l’attaque il n’a pas pu retenir ses larmes – j’imagine dans quelle état notre courageux prési était ! Mais le plus grave c’est qu’il a confirmé avoir été entendu pour la 1e fois sur cette affaire ce jour-là : personne au cours de toutes les enquêtes préliminaires du procu-rieur et de ses sbires ne lui a posé la moindre question. Les témoins directs n’ont même pas été interrogés alors que des innocents qui étaient à des dizaines de kilomètres de là sont en prison depuis près de 2 ans ! En tout cas, plus mauvaise foi que ce mec, tu meurs : la réplique principale est « secret militaire » même quand on lui a demandé s’il pensait vraiment que 2 tirs de roquettes pouvaient n’avoir froissé que 2 feuilles de tôles sur le toit de la villa. En voila un qui a été bien préparé à venir déposer devant la cour. Le 28, c’est le 1e « transport judiciaire » où tous les acteurs sortent de la salle pour aller sur le terrain, cette fois-ci constater les dégâts sur le véhicule du commandant AOB. Ensuite en bon ignares amateurs ils discutent pendant 3 séances pour déterminer si les traces sur la portière gauche proviennent d’un fusil PMAK ou d’une grenade. Enfin un peu de bon sens a prévalu et il est décidé de faire venir des experts. Mais attention prévient la défense : « des étrangers (blancs ou des jaunes de préférence) car tous les nègres locaux seront omnibulés soit par leur poste soit par leur future promotion… ». Le mois a été clos le 29 avec le commandant Mory Doumbouya, aide de camp du PPAC. Celui-ci nous a décrit une attaque digne de l’attaque de la villa de Ben Laden avec tirs nourris de missiles RPG7 (fabriqués au siège du le parti présidentiel ?) et assistance aérienne avec tirs d’obus des ennemis. Il a pu extraire le PPAC de sous son lit juste avant qu’une roquette ne le touche ! Dieu merci il était là et il a sauvé le pays tout seul – bref le plus gros mythomane depuis le début de ce procès.

  •  Pour : RAS (Rien A Signaler) comme d’hab.
  • Contre : premier bilan succinct à ce point : 1) 32 victimes innocentes des crimes dont ils sont accusés devant cette cour d`assise. Il y a certes de nombreux gros « pêcheurs en eaux troubles » qui paient pour l`ensemble de leurs précédentes œuvres machiavéliques et injustes sur d`autres innocents. Je pense particulièrement à ces militaires aux gènes criminels et aux indicateurs pourris de la présidence. Tous les autres sont de pauvres civils, pour 95% des « envahisseurs somaliens » responsables d`avoir le mauvais patronyme, le mauvais teint et des traits physiques trop typés. 2) une bande de gendarmes dégénérés qui grimpent les murs des concessions familiales à 3 heures du matin pour arrêter des civils sans mandats d`arrêt. Ils les humilient ensuite devant leurs familles avant de les jeter comme des sacs de pomme-de-terre dans leurs jeeps d`apprentis nazis. Ensuite c’est bastonnade sévère et carême obligatoire comme cérémonial de bienvenue dans les nouveaux Camps Boiro du XXIe siècle. Suivent tortures physiques et morales, dont défenestration de l`un pour convaincre des têtus dans la salle de torture de signer rapidement des dépositions pré-écrites style comités révolutionnaires du PDG du monstre Ahmed Satan Touré. Au passage ils organisent des raquettes des familles des pauvres prisonniers et le vol de tous leurs biens personnels : cash, montres, cellulaires et  même le chapelet de prière d`un pauvre fervent musulman – et Dieu, pitié pour eux ! La méthodologie de ces fauves est bien codifiée maintenant depuis 55 ans – ils pourraient même demander un brevet de droits d`auteurs. 3) une cour d`assise composée d`un président qui semble maudire le ciel de se retrouver dans un tel merdier, des jurés au bord des larmes à chaque déposition, des avocats de la partie civile qui ne font pas la fierté de la fac de droit nationale et quelques avocats de la défense qui réussissent pour certains à démontrer le ridicule de toutes ces accusations. Mention spéciale pour le narco-procu-rieur, sorti il y a peu de tôle pour avoir fait libérer des trafiquants colombiens dans la même salle. Il semble avoir totalement oublié ses paroles larmoyantes lors de son Dadis-show, lorsqu`il jurait qu`il avait été forcé par ces mêmes bourreaux militaires de les libérer sur le champ. Ses seules preuves dans ce procès : des dépositions honteuses faites devant des criminels d`officiers de police judiciaire. Sur les accusés : une femme de ménage peut-être intrigante dans les hautes sphères de l`armée mais assurément incapable de monter un complot même contre ses co-épouses. Les autres, des personnes tout simplement vulnérables, de pauvres paumés, je pense en particulier au cadre retraité El Hadj Boubacar et aux deux pathétiques infirmes accusés d`avoir trimballé des dizaines d`armes avec une seule jambe valide. Après les auditions des témoins (sûrement les petits poissons, grâce au procu-rieur), ils nous proposeront les plaidoiries, les délibérations et enfin les sentences. Je parie déjà pour des peines correspondantes à leurs séjours actuels en tôle comme ça ils seront libérés immédiatement tout en sauvant la face et la dignité de l`accusateur principal, Mister PPAC himself. Quand a l’arrêt de la diffusion du procès du 19 juillet à la veille de la comparution des « témoins » c’est à dire de la garde présidentielle et des hauts-gradés militaires qui sont responsables de tout ce gâchis, le pouvoir (par des justifications stupides du directeur de la RTG) et la justice guinéenne aux ordres ont prouvé une fois encore que la dictature militaire est toujours en pleine forme dans notre pays.
  • Une Nouvelle Voie : que le bon Dieu nous aide afin qu’une analyse approfondie des tenants et aboutissants de ce procès soit réalisée par des professionnels au moment du lancement d’une nouvelle voie : il est un condensé rare de toutes les tares de la gouvernance nationale depuis l’indépendance. Tous les germes de notre malheur actuel et de nos espoirs futurs y sont et la solution finale de notre chaos viendra aussi de là. Plus jamais de procès bidon et honteux, plus jamais une justice aux ordres d’une dictature militaro-civile aveugle aux souffrances de son peuple, plus jamais la moindre impunité pour tous les criminels de sang et économiques – voilà ce que nous attendons d’une nouvelle voie en Guinée…

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Mr le PPAC, comme je sais que vous êtes trop occupé par vos hautes fonctions et vos rares visites de courtoisie dans notre pays (c’est à dire hors des grilles de votre palais de Kaloum), j’ai été à partir du 20 presque tous les jours assister au procès des assassins de votre chambre à coucher pour prendre (pour nous deux) la température de la salle  et vous faire découvrir le « live » de votre cour d’assise. D’abord le portail du tribunal : des miliaires malfamés et affamés en treillis, bérets verts et yeux rouges filtrent l’entrée : tous ceux qui ont 1,000 francs ou qui jurent qu’ils ne les ont pas peuvent passer ce 1e check-point. Puis la salle du spectacle : elle est beaucoup plus petite en réel que sur votre TV présidentielle – une centaine de parents et curieux au max. peuvent assister aux séances. Elle est d’une saleté repoussante mais les (minuscules) ventilateurs et ampoules néons fonctionnent. Vous comprenez donc pourquoi presque tous les membres de la cour s’épongent avec des mouchoirs qui ressemblent plus à des serviettes de plage. Pour y entrer à chaque fois, 2e check-point : il y a une mise en rang « à la guinéenne » : on s’insulte, on se bouscule, on passe surtout à droite et à gauche, sauf les couillons comme moi qui restent toujours au centre. Un petit billet de 1,000 GNF facilite le passage de ce nouveau goulot d’étranglement et même une place assise dans la salle. Respect des horaires : 9h = 9h45 et 14h = 14h45, les meilleurs jours sinon c’est 10h et 15h – par contre les arrêts de séances de 13h et 16h se font à la minute près. Les avocats de la partie civile : j’ai cherché le célèbre Doumbouya mais assis sur son fauteuil on ne voit que le sommet de son crâne pointu. Je pense qu’il doit se mettre debout sur sa chaise pour jouer son Iznogoud journalier. Le Kamano fait de longue siestes pendant presque toute la séance mais il a donné la consigne : « dès que les cameras me braquent réveillez-moi pour que je puisse moi aussi les endormir avec mes paroles anesthésiantes ». A leur gauche le plus célèbre encore Fernandez qui gesticule sur son fauteuil, peste et bave abondement comme un autre vizir de notre Bienaimé Calife Ben Kalifa. Il joue le beau devant l’assistance en attendant les rires (fréquents) et les applaudissements (pas une seule fois devant moi). Par contre certains accusés et surtout les avocats de la défense font souvent rire et applaudir un public bon enfant mais qui ne cache pas sa désapprobation et sa pitié pour les accusés par des bruissements locaux typiques (mshichh, par exemple). Mention spéciale a toute l’équipe d’avocats qui se complète bien, même si certains font un peu trop de redondance, juste pour mériter leur chèque de fin de procès. A mon avis la défense devrait être réduite de moitié pour être encore plus efficace et maitre du jeu. Maintenant le Boss et ses jurés : le prési a de l’humour (mais pas tous les autres) et je les soupçonne tous de faire un grave paludisme cérébral : ils sont avachis sur leurs fauteuils, éteints, fiévreux – bref semi-comateux. Ils sont surtout découragés d’avoir à prendre dans quelques semaines des décisions finales impopulaires qui de toutes les façons leur coûteront du piment, que ce soit du PPAC ou des familles des innocents.

Finalement un petit incident pour vous briser le cœur (en tout cas le mien l’a été) : vers la fin d’une matinée mon voisin de banc se retire et je vois foncer une vieille dame avec son mouchoir blanc de Hadja qui était assise au sol depuis le matin. Elle me salue humblement et je constate une ressemblance incroyable avec l’un des derniers accusés à la barre. Je lui demande si c’est son fils et elle me dit oui et me le pointe du doigt. Puis elle lui fait des signes presque en cachette, pour ne pas que ses geôliers les remarquent avec des conséquences possibles sur son petit. Lui aussi salue en cachette et ce que j’ai vu dans leurs yeux a fait couler les miens immédiatement. Quand on a rien et ne connait personne chez nous, on est des damnés de la terre appelés à souffrir de la naissance à la mort par courte maladie. Si quelques larmes ont coulé de vos yeux à ma trop courte description de leur malheur, PARDON dites à votre cour d’assise-maison de laisser ces pauvres hères innocents rentrer chez eux et mettez directement en prison à leur place toute votre haute hiérarchie militaire pour « abstention délictueuse » et tentative de meurtre par frayeur du Président de la République cette nuit du 18 juillet 2011…

Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd`hui est le 831e jour du « changement radical » et du « Guinea is back » – déjà 2 ans, 3 mois et 10 jours ! Un jour nous aurons un véritable président de tous les guinéens. Dès que nous le verrons, l’entendrons dans ses discours improvisés et le verrons dans ses actes journaliers nous saurons (en moins de 6 mois) que c’est le Bon, le Vrai. Nous aurons compris que Dieu a enfin accédé aux prières de millions de guinéens au cours de leurs 55 années de purgatoire. Si ce sauveur n’est finalement pas vous, ce qui est fort probable à mon avis, alors ce sera votre successeur, ou le sien….Les mots « espoir et rêve » sont parmi les plus utilisés actuellement en Guinée, Walahi !

31 Mars 2013

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Une Nouvelle Voie (Février 2013) : nous avons enfin à la télévision nationale le procès du système PDG que nous réclamons depuis 1984!

Bienvenue à mon bilan du 2e mois de l’An 03 de la Condécratie, un  modèle de démocratie stalinienne avec très peu de travail, justice et solidarité ; un subtil mélange de communisme à la  FEANF et d’affairisme sans scrupules. Je continue donc mon exploration mensuelle des méandres des décisions importantes pour la nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif.
1.      Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois : « Comme ils (les opposants) sont entrain ‘’d’aboyer ‘’ je dirai leurs fautes, je dirai pour que les guinéens sachent. Ce qu’ils n’ont pas pu faire en vingt cinq ans et que nous réalisons en peu de temps, ils veulent détruire, ils ne veulent pas que la Guinée avance. Mais il faut laisser qu’ils ‘’aboient ‘’ après on leur répond… Ils sont nombreux aujourd’hui ceux qui veulent que je les prenne comme ministre ou directeur et ils vont toute suite claquer la porte des média pour être mon griot, cela ne verra jamais le jour. Les gens que je choisis ont l’amour de ce pays. Que les autres ‘’aboient’’ cela ne me gène pas » (lors d’une mamaya à sa gloire le 09 dans la banlieue de Conakry) ; « J’ai dit à mon gouvernement, aux ministres que nous n’allons plus les empêcher de marcher. Laissez-les marcher, marcher, marcher. Ils n’ont qu’à marcher  comme ils veulent mais qu’ils le veuillent ou non, nous irons aux élections…Entre les forces qui vivent et les forces  qui meurent, qui va gagner ? Eux (opposants), ce sont les forces qui meurent, les forces du passé. Nous, on est les forces qui naissent. Laissons le temps les amener vers le cimetière de leurs partis politiques. Je vous prie de rester calme, de ne pas accepter la provocation » (lors d’une mamaya de quartier le 23 dans une autre banlieue);

  • Pour : R.A.S. (Rien A Signaler) ce mois-ci, vraiment !
  • Contre : quelle classe, notre PPAC : comparer ses opposants à des chiens qui aboient ! Quelle hauteur du débat politique ; quel grand « père de la nation » ; quel rassembleur de tous les guinéens ; quel grand homme politique qui marquera l’histoire du continent par ses grandes idées sur la démocratie et le développement harmonieux de son pays. Quel Mandela ouest-africain. Vraiment nous ne vous oublierons jamais, Mr le PPAC !
  • Une  Nouvelle Voie : demain, le président guinéen qui qualifiera ses opposants d’aboyeurs sera renvoyé par les autres institutions indépendantes devant la Cour Suprême pour problèmes mentaux ou pour incapacité de représenter dignement notre pays sur les plans national et international.

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  1. 2.      Formations, séminaires, ateliers, colloques et  autres « rendez-vous du donner et du recevoir » du mois : atelier national de validation du manuel de transparence des opérations électorales ; rencontre d’échanges entre les associations de presse et les journalistes sur le fonctionnement des associations de presse en Guinée, la vulgarisation de la loi sur la liberté de la presse, les critères de répartition de la subvention de l’Etat à la presse et la participation des médias au processus électoral et des difficultés rencontrées par les entreprises de presse ; formation des administrateurs territoriaux sur leur rôle et leur collaboration avec la presse en période électorale ; atelier sur la communication sociale, la culture de la démocratie et le civisme à Nzérékoré ; atelier de validation du rapport périodique national sur les violences faites aux femmes ; atelier de mise en place d’un système de statistiques nationales ; atelier de validation par la société civile de la loi sur l’interdiction de toute torture en Guinée ; atelier d’échanges entre les parties prenantes du projet du PNUD en renforcement du contrôle civile et démocratique des forces de défense et de sécurité dans la région de Labé ; comité de pilotage du second Programme d’Appui aux Communautés Villageoises (PACV2) ; atelier d’élaboration de la politique semencière nationale ; forum islamique sur la réconciliation nationale ; atelier NDI de lancement du projet de renforcement de la confiance des partis politiques et de l’électorat (RECOPEEL) ; lancement du projet de renforcement des capacités des journalistes pour la production d’émissions interactives et du concours sur un thème d’actualité nationale pour le prix du meilleur(e) journaliste de l’année 2013 ; atelier de formation des femmes du REFMAP sur le code électoral et la loi fondamentale ; atelier de renforcement des capacités techniques des journalistes sportifs ;
  • Pour : les temps des vaches maigres continuent pour nos pauvres administrateurs publiques qui trainent désormais totalement désœuvrés dans leurs services (15) – tant pis, tant mieux ?
  • Contre : transparence des opérations électorales ; vulgarisation de la loi sur la liberté de la presse ; collaboration saine avec la presse électorale en période électorale ; culture de la démocratie et civisme ; interdiction de la torture en Guinée ; forum de réconciliation nationale…etc. Que des concepts et paroles creux et redondants, chantés chaque année sans gène, comme les résultats du ministère de la justice en Corée du Nord…
  • Une  Nouvelle Voie : les répétitions annuelles pitoyables des mêmes sujets font vraiment pitié et prouvent que ce sont justement ces sujets urgents et importants dont le pouvoir veut bloquer toute avancée. Pour entrevoir une nouvelle voie vous êtes priés de pivoter à 180 degrés et d’avancer sans crainte de vous tromper.

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  1. 3.      Les décisions et actions « positives » du mois : le 05, le PPAC se déplace dans « le pays proche » à Kindia pour remettre le drapeau national aux 125 malheureux soudards qui vont accompagner de vrais soldats au Mali – inch Allah, ils arriveront juste à temps pour les célébration de la victoire finale sur les rebelles ; le PPAC invite toute la classe politique à une un nouveau dialogue à la présidence le 12 – niet répondent les membres de la vraie opposition : « nos albums photos avec vous sont déjà pleins » ; le 13 le PPAC a montré qu’il est le 1e chef de l’état guinéen avec des sentiments humains comme vous et moi : il a pleuré de (vrais ?) larmes lors de son hommage devant les dépouilles des 11 militaires morts dans un crash de son avion-cadeau (donkafélé, 3e main) à l’armée nationale. Dommage qu’il n’en ait pas fait autant pour Soufiane, Zacharia et leurs nombreux compagnons d’infortunes à Zowota et ailleurs depuis ses 2 ans de mangeoire ; pas de « visite de travail et d’amitié » au quatre coins du globe (notre vaillant PPAC refusait de  grimper sur toute passerelle depuis le crash du 11)  jusqu’au 27 où il a été forcé de fuir la marche de ses opposants le même jour en se rendant au sommet de la CEDEAO à Yamoussoukro (où pourtant il n’est pas une fois de plus la bienvenue de ses pairs après sa bravade cavalière de Kpéaba (voir plus bas) mais il aurait exigé au préalable un avion construit et piloté par des blancs (vrai-vrai) ; le 14, les souris de la présidence vomissent enfin le 2e rapport de l’OIF sur l’évaluation de Waymark – comme prévu le système est toujours aussi pourri ; le 14 aussi, le sheriff de Conakry le Maréchal Restau-Cop est inculpé une 2e fois pour des faits de torture par un tribunal de Conakry suite à une plainte déposé par la FIDH et l’OGDH pour des sévices sur des jeunes en octobre 2010 – le colosse plie une fois encore, en attendant de s’étaler bientôt sur le ventre ; le 16, soit 24 heures après l’interdiction musclée par Condé III (Alhassane, ministre de l’admiration des trottoirs et de la ré-concentration de l’Etat) de la marche pacifique de l’opposition (avec parmi les arguments que c’est le 5e jour du carême chrétien !) Condé I (le PPAC) le désavoue sur la TV-RPG et autorise la manifestation – sous les flammes, la tortue a une fois de plus sorti fissa-fissa la tête de sa carapace – FIDH et CPI obligent ; enfin une marche presque pacifique de l’opposition le 18 à Conakry et dans les viles de Labé, Pita, Dalaba, Mamou, Fria et Forécariah) – bravo aux forces de l’ordre, désarmées quand même pour freiner les têtes fêlées habituelles. Néanmoins les zélés du drapeau arc-en-ciel (au fait, quel groupe bien organisé brandit fièrement ce drapeau ?) n’ont pu s’empêcher de casser le siège d’un des partis d’opposition à Kankan ; rebelote de la marche le 27, mais les habitudes sont vite revenues : bilan, 1-2 morts, plus de cent blessés dont plusieurs graves ; le Forum sur la gestion financière des projets FIDA dans les pays francophones a classé les états financiers audités 2011 du projet FIDA du PADER-BGN guinéen comme « très bons» et «meilleurs rapports financiers » parmi les projets FIDA mis en œuvre dans les pays francophones de l’Afrique en 2011. De deux choses l’une : soit les gestionnaires locaux du projet sont des extra-terrestres, soit ils ont les meilleurs marabouts du continent. Ou alors la situation financière des projets FIDA sur le continent est si pourrie qu’il vaudrait mieux fermer la boite ; le 22, une 1e tranche de 22 milliards GNF est octroyée aux banques de microfinance par l’Etat pour financer des projets de femmes et de jeunes bien identifiés par elles. Maintenant on attend une gestion différente des fonds de la BADAM car un prêt (même à 1,2% d’intérêts) n’est pas un don – beaucoup de ne le savent pas ici ; le 23 le PPAC affirme qu’il a interdit à ses molosses et fanatiques d’empêcher toute marche pacifique de son opposition – mais bon, une promesse du PPAC, c’est pas une montagne qu’on ne peut déplacer…
  • Pour : j’ai marché pour la 1e fois en Guinée ce 18 février et cela m’a rappelé mes vielles années universitaires à Rennes et Lyon où je marchais pour toutes les bonnes causes (y compris pour Lech Walesa) parce que je ne pouvais pas le faire chez moi. J’ai marché ce 18 avant tout pour le respect des DDH et des libertés publiques, pour Fatou Badiar, El hadj Boubacar et tous les innocents en prison uniquement parce qu’ils ont le mauvais patronyme ; pour la misère générale, la situation honteuse de nos hôpitaux et salles de classes et la vie de chien imposées à presque tous les guinéens alors qu’une minorité de pourris racistes s’en mettent pleins les poches chaque jour et sans honte devant nous. J’ai marché contre le racisme d’état à ciel ouvert et sans gène et contre un président qui traite ses opposants de chiens. Je n’ai pas marché pour ces foutues législatives car pour moi ce combat est inutile. Une assemblée nationale même dominée par l’opposition ne pourra rien contre la Condécratie – elle risque plutôt de la raffermir dès que les titres « honorables », les Toyota Land Cruiser et les jetons de présence seront grassement distribués à tous ceux qui s’abstiendront demain lors des votes cruciaux. J’ai marché pour que le PPAC sache que nous préférons qu’il ne se représente pas en 2015 et qu’il comprenne que s’il continue son changement actuel nous demanderons tous son départ avant cela. Le nouveau mot d’ordre est « un PPAC en Guinée c’est la pollution – un PPAC au Burkina, c’est la solution ».
  • Contre : suite à la triste disparition de 11 « saints militaires » dans ce crash aérien du 11 près de Monrovia on ne peut s’empêcher de penser aux centaines de pauvres innocents et à leurs familles qui ont été détruites par ces « vaillants militaires » avant que le Bon Dieu ne les convoque devant son tribunal. Je me demande ce qu’a dû penser Mme Fatou Badiar Diallo, abandonnée à pourrir en prison avec tous ses enfants dans la rue alors que la plupart étaient sûrement des grands amis et frères de son défunt mari. Et ce pauvre lieutenant Ousmane Coulibaly qui de son petit nuage a revu la nuit où il a été défenestré du bureau du 1e des sinistrés. Parmi eux, combien ont participé aux réunions de préparation et d’organisation des crimes contre de pauvres civils y compris le 28 septembre 2009 ? Nos traditions veulent que l’on respecte les morts mais ce n’est pas une raison de passer sous silence tout le mal qu’ils ont occasionné. Sékou Touré serait-il devenu un saint parce qu’il est mort des complications de sa syphilis aux USA ? Ismaël Touré et sa bande de cousins et beaux-frères tueurs sont morts sans procès justes à Kindia en 1985 mais cela ne change rien au fait qu’ils étaient effectivement des animaux enragés et sanguinaires. Mais plus fort que tout est le mensonge congénital des autorités nationales : on a vu des photos d’un avion métallique réduit en cendres et on nous raconte ensuite que les corps étaient reconnaissables : vraiment militaire guinéen c’est « tôle 5 étoiles » ! Quand aux larmes du PPAC certains cyniques du coin disent qu’il a pleuré car il a failli être sur le vol, le général Kéléfa étant venu le voir la veille pour lui dire qu’ils allaient faire la fête à Monrovia. D’autres disent qu’il aurait vu sur France 24 Obama pleurer lors de son discours suite au massacre des enfants de la maternelle de Newton le mois dernier et qu’il a juste voulu singer son idole – bref ses larmes n’ont ému que ses fanatiques.
  • Une Nouvelle Voie : un guinéen mort dramatiquement est égal tout autre guinéen mort de manière identique et douloureuse et il vaut autant, sinon plus pour les guinéens, qu’un jeune Ivoirien mort injustement. Demain, lorsque nous serons entrés dans une nouvelle et bonne voie nous n’aurons pas besoin de rappeler cela au 1e responsable de notre pays. Si il ne le sait et ne le dit pas directement c’est qu’il n’aura rien à faire dans le fauteuil qu’il occupe injustement et inutilement.

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  1. 4.      Les décisions et actions « négatives » du mois : le 05, le PPAC fait annuler une marche pacifique de l’opposition en raison des « grandioses manifestations » prévues dans la capitale pour recevoir Joseph Sepp Blatter, le patron de la FIFA. Il est vraiment fort  pour trouver des prétextes totalement ridicules et honteux ; le 08, une cinquantaine de Rambo guinéens envahissent le village frontalier de Kpéaba, descendent le drapeau ivoirien et hissent celui de la Guinée conquérante, sans aucune négociation diplomatique préalable. Rien à faire avec nos bidasses : on les a enfin viré de Conakry mais ils continuent leur bordel aux frontières où ils sont encasernés. Finalement le bon sens reprend le dessus et la zone est démilitarisée pendant le weekend du 24 jusqu’à des négociations bilatérales ultérieures ; Le 14, la CENI volet RPG (soit 16 sur 25 membres) décide de passer en force pour choisir Waymark pour tous les prochains recensements en Guinée : biométrique des fonctionnaires civils et militaires en 2013, législatives ( en 20xx) et présidentielles en 2015 ; le 15, le ministre de l’administration Condé III et trois maires de Conakry interdisent une marche pacifique de l’opposition prévue le 18, en toute illégalité démocratique, mis comme dit plus haut il a été désavoué le lendemain par Condé I ;

Sous-chapitre spécial : résumé détaillé du procès du 19 juillet 2011 : il passe aux « choses encore plus sérieuses » ce mois-ci : le lieutenant Mohamed Komara dit Rambo qui avait aidé le PPAC à grimper le mur de près de 3 mètres du stade de Coleah en 1991 (en abandonnant ses militants livrés aux bouchers de Lansana Conté) a été arrêté le 12 mai 2011 pour l’attaque du 19 juillet 2011 ! Après c’est au tour de Mamadou Adama Mara dont le crime est d’avoir fait fabriquer deux boubous de protection (d’invincibilité) pour les putschistes mais qui ont été délivrés hélas 2 semaines après le coup. En plus on lui a demandé d’où étaient son père et son grand-père et le pauvre a répondu du Fouta : mauvaise réponse – 2 ans de cachot minimum ; Ensuite c’est le procu-rieur Fernandez qui se fait ramasser en public par un de ses officiers de police judiciaire (Capitaine Konfo) qui lui lance à la figure dans la salle « si je savais qu’il était innocent je n’allais jamais l’arrêter » et du coup le béni prévenu (un Emile je crois) est libéré séance tenante par le président de la cour qui exige en plus que les policiers voleurs lui rendent son téléphone cellulaire – si des vies n’étaient pas en jeu je serais sûrement mort de rire ; le 06, le narco-procureur reconnait pitoyablement en audience que les véhicules loués par Mme Fatou Badiar Diallo et séquestrés par l’armée le 11 juillet ne pouvaient avoir servi à l’attaque du 19 juillet sans la complicité directe de l’état-major de l’armée guinéenne. Et fidèle à son éthique bien établie maintenant, il dit ne l’avoir jamais dit – mais les écrits (y compris l’acte de renvoi à la cour d’assisse des prévenus) et les sons ne disparaissent plus depuis le XXe siècle (sauf en Guinée, bien-sûr) ; Puis c’est le tour de Alpha Alimou Barry, agent secret 00-20 et de temps à autres étudiant en droit suivi de Thierno Maka Bah, un pauvre infirme illettré et complètement paumé devant ce qui lui est arrivé. Pourtant il a rendu des services inestimables à l’armée en fabriquant à vitesse extraordinaire toutes les barrettes dorées indispensables aux promotions stratosphériques de notre racaille nationale ; le 15, le prévenu Ousmane Diallo dit que les gendarmes venus l’arrêter, ne l’ayant pas trouvé ont eu la géniale idée de mettre sa mère en prison jusqu’à sa reddition. La pauvre a passé 3 jours en tôle et quand ils ont finalement mis la main sur lui, ils ont rasé sa barbe avec un couteau. Puis le juge du jour, Mr Diawara a demandé qu’il soit enchainé à un poteau de 23 heures à 10 heures le lendemain – et Dieu, entre soldats et juges quels sont les pires criminels dans ce pays ? Puis c’est au capitaine Abdoulaye Diallo de démontrer que lui aussi est en tôle depuis près de 2 ans  pour erreur de patronyme. On reproche en particulier au capitaine d’avoir saboté un char mais même si c’était vrai cela s’est passé le 19 juillet dans la journée donc après le coup de la nuit du 18 et alors que le PPAC était déjà en sécurité dans son palais de Kaloum ; le 20 c’est aux tours du colonel Mohamed Sow, puis du capitaine Sadou Diallo et le lendemain du lieutenant Mamadou Yero Diallo pour lequel le narco-magistrat Fernandez avait demandé la relaxe lors du 1e procès avant d’être nommé procu-rieur aux assises ; le 22, c’est Alpha Saliou Wane, défenseur connu des DDH et de la démocratie en Guinée, jugé pour « abstention délictueuse » : il aurait dû « prévenir les autorités » de l’attaque du 19 juillet alors que les services militaires et civils de renseignements de la présidence ne l’ont pas fait ! Ce délit convient parfaitement à tous les officiers de  l’état-major de l’armée guinéenne pour être restés planqués sous leurs lits toute la nuit du 18 juillet ; Toujours le 22 c’est le lieutenant-colonel Lanciné  Doumbouya (enfin un guinéen !) dont le tort principal est d’avoir dit dans la journée du 19 juillet à un autres militaire que la villa du président avait été attaquée la nuit du 18, information que lui-même avait apprise lors de la montée des couleurs au camp le même matin – et vlan pour les célèbres « lanceurs de docs » guinéens ;  Finalement le 27 c’est le tour du colonel Boubacar Algassimou Barry poursuivi lui aussi pour « abstention délicieuse » car il a confondu les soirées du 18 et du 19 juillet en répétant les docs de son prédécesseur – et oui, chez nous, tu te trompes de date – 2 ans de violon ferme et cour d’assise, Walahi ;

  • Pour : Un bon point quand même pour le PPAC : vous nous offrez enfin le procès du système PDG pour lequel nous nous étions battus de manière acharnée en 1984 quand il est enfin tombé comme un château de cartes. Après le prophétique « l’impérialisme trouvera son tombeau en Guinée ; vous êtes membre d’un groupe de comploteurs, c’est la peine de mort » du milicien PDGiste reconverti en avocat Doumbouya il n’y a plus aucun doute sur ce point. Je définis le système PDG comme suit : 1) un grand chef aveuglé par son pouvoir, mégalomaniaque, vindicatif et cruel ; 2) un groupe restreint de fanatiques et fous du roi arrivistes, incultes, semi-lettrés, racistes, ethno-magouilleurs, démagogues et prêts à tout, y compris sacrifier leur chef pour voler et tuer tous ceux qui leur déplaisent. Les plus dangereux constituent une petite mafia militaro-civile plantée à la présidence depuis 1958 et qui se renouvelle de père en fils/neveux. Ils sont les plus nocifs et méchants du pays ; 3) des forces de défenses et de sécurité (armée, gendarmerie et police confondus) barbares et grotesques qui cognent d’abord puis humilient des présumés innocents devant leurs familles avant de les torturer dans leurs dizaines de petits camps de concentration éparpillés dans plusieurs quartiers de la capitales ; 4) des centaines d’« agents secrets », barbouzes des égouts, petites frappes prêtes à sacrifier père et mère pour un petit cadeau et qui sont introduits dans toutes les couches sociales par les services de renseignements et de filature de la présidence. J’en avais toujours entendu parler mais grâce à ce procès nous avons tous pour la 1e fois vu des spécimens en chair et en os ; et 5) un système judiciaire lâche et peureux, aux ordres et dont la qualité professionnelle est en dessous de toute norme même africaine.

C’est ce même système qui a caractérisé le pouvoir de Sékou Touré. Lansana Conté,   Dadis Camara, Sékouba Konaté et aujourd’hui Alpha Condé n’ont pas voulu s’en départir pour régner – bien le contraire. Il est facile de comprendre pourquoi Lansana Conté n’a jamais voulu nous aider dans notre objectif d’un procès public du PDG et pourquoi au contraire il a tout fait pour faire disparaitre tous les symboles, traces physiques et documents de ce génocide : lui et plusieurs de sa bande étaient des acteurs principaux du groupe 3 avec les mains tachées du sang d’innocents et ils savaient que ce procès les emporterait sans aucun doute. La décadence et la pourriture de ce système qui renait à chaque fois de ces cendres à la chute du dictateur de la veille et surtout la grande chape de plomb de mensonges et de complicité flagrante entre le pouvoir et la justice lèche-bottes que nous voyons enfin mises à nu en 2013 donnent envie de vomir mais sont enfin présentées à tous les guinéens mais surtout la jeunesse, ignorante de son passé réel…

  • Contre : finalement j’ai très peu de pitié et de considération pour tous ces « agents secrets » du service de renseignements et de filature de la présidence : ce sont tous des jeunes opportunistes qui vivaient « la grande vie » : nuits au Novotel, diners dans les restaurants, véhicules à leurs disposition rapide, salaires hebdomadaires au prorata de leurs dénonciations (entre 400,000 et 1 million GNF par semaine selon eux-mêmes). Ces petites frappes sournoises et vicieuses sont responsables des malheurs de très nombreux pauvres citoyens et sûrement de préparations de salades bien assaisonnées sur tout concurrent ou adversaire. Surtout, par ce procès on se rend compte qu’ils sont fourrés en grande quantité dans toutes les communautés, à la recherche du malheur de leurs propres frères et cousins. Ceci devrait inquiéter tous les guinéens aujourd’hui : attention des « Small Brothers » nationaux vous observent 24 heures par jour et 7 jours sur 7. Vous êtes désormais officiellement prévenus ! Idem pour tous les militaires prévenus : qui sait si certains n’étaient pas au stade le 28 septembre 2009. Tant que tous les coupables, commanditaires et exécutants, ne seront pas dénoncés tous les militaires guinéens seront coupables à mes yeux. On ne parle même pas du général Thiam et du colonel « De Gaule » qui passeront directement de ce procès à celui de leur complicité avec le Restau-Cop pour les crimes de 2010. Ceux que l’on juge en cour d’assises aujourd’hui payent pour leurs camarades criminels et d’une certaine façon j’en éprouve une satisfaction interne.
  • Une Nouvelle Voie : plus jamais d’arrestations sans procès publique ; plus jamais de prévenus sans avocats de leurs choix ; plus jamais d’ingérence de l’état (du sommet à la base)  dans le travail des juges (comme au Ghana tout proche) ; plus jamais d’impunité pour toutes les criminels nationaux de toutes sortes (DDH et économiques), du fauteuil présidentiel aux lakourous de garde aux portes des camps militaires – voilà la nouvelle voie à instaurer chez nous pour que nous redevenions fiers d’être guinéens…

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Mr le PPAC, je vous ai écrit des dizaines de fois pour vous dire que vous n’aurez jamais de résultat concret et une place honorable dans l’histoire guinéenne tant que vous ne commencerez pas votre changement et le redressement de notre pays par les deux préalables indispensables :

1)      un processus indépendant de Vérité, Justice, et Réconciliation (ou Concorde) Nationales pour lever la chape de malédiction posée sur notre pays par les âmes des milliers d’innocents sacrifiés injustement comme des bêtes enragées par l’Etat guinéen et son PDG de malheur. En raison de l’impunité de la mafia politico-militaire crée par le démon Sékou Touré ce même état a continué à tricher, mentir, voler et tuer d’autres innocents mais aussi ses propres canailles à travers le PUP et le CNDD, deux avortons d’un même Mal. Ce processus doit être « professionnel » c’est à dire mené par une commission nationale indépendante (surtout de vous !) formée par des spécialistes nationaux, locaux et de la diaspora, associés à des experts techniques et financiers africains et internationaux. La méthodologie est bien codifiée et peut être réalisée en 18-24 mois, parallèlement au travail de redressement de la fonction publique et de nos forces d’insécurité. Le rôle des imams et des prêtres sera utile, mais à la fin du processus, pour entériner socialement et culturellement les résultats de la commission et fêter traditionnellement le nouveau pacte national. Vouloir commencer et clore ce processus par des prières et des bénédictions est un signe soit de mauvaise foi pour bloquer toute avancée soit d’ignorance totale des enjeux sur la table.

2)      Un dialogue national pour évaluer sérieusement et professionnellement ce qui a été fait (et surtout pas fait) depuis que nous avons gonflé nos biceps et mis les colons français à la porte en 1958. Quels sont nos résultats après 55 ans « d’indépendance des colons » : notre pays fait honte aux 11 millions de guinéens vivants au pays et dans la diaspora. On ne peut vouloir redresser ce pays en mettant sous le tapis notre melting-pot de gabegies, malhonnêtetés et népotisme au sommet du pouvoir. Vos récents états généraux sectoriels (éducation, santé, justice, mines…etc.) ne sont que des preuves de l’appétit de bakchich des organisateurs et de l’ignorance de votre haute administration en planification et en programmation du développement harmonieux d’un pays. Aujourd’hui notre pays est classé par les institutions de Bretton-Woods, en dehors des missions diplomatiques qui viennent régulièrement constater les dégâts et vous encourager à faire de vrais efforts visibles, dans le groupe de la honte, les « failed states » ou pays qui ont TOUT raté de leur développement. Il n’y a donc plus qu’une seule manière de régler ce chaos : on regarde la grande photo panoramique, tous les secteurs publics et privés interdépendants ensembles, et on envisage des solutions appropriées selon des priorités (urgentes, à moyen et long terme) pour s’attaquer de manière intelligente et synergique au désastre global. L’opposant Sydia Touré avait entrepris en 1997 quelque chose de proche au début de son mandat qui avait abouti au document « Guinée Vision 2010 » qui a servi de base ensuite à tous les gouvernements suivants pour élaborer leurs documents de réduction de la pauvreté de la Banque mondiale et ceux des politiques sectorielles qui ont suivi. Néanmoins cette fois-ci il faudrait dépasser le cadre juste des membres du gouvernement pour y inclure les organisations structures de la société civile, les syndicats, le secteur privé organisé (patronat) et les ONG nationales et internationales quitte à les regrouper en groupes de travail pour bien analyser leurs secteurs afin d’obtenir des solutions inclusives qui seront ensuite mises ensemble dans une « road map » pour faire avancer enfin ce pauvre pays pourtant si riche. Penser s’attaquer à cette situation en commençant par des mamayas sectorielles sans préparations préalables et sans conclusions opérationnelles est juste faire preuve de bêtise abyssale.

Mr le PPAC quand comprendrez-vous enfin que pour nettoyer sérieusement et changer l’arène politique, économique et sociale du pays malade il faut d’abord la pacifier – et que cela est votre responsabilité première à 100%  en tant que 1e responsable du bonheur ou du malheur de tous les guinéens ? Dans ce domaine plus que dans tous les autres « le poisson a toujours pourri par la tête » en Guinée depuis 1958 !

En tout cas « iniché » pour la mise à la lumière crue du système qui a détruit un demi-siècle de bonheur en Guinée. Avec ce procès, celui à venir de Dadis et de sa bande à la Hayes et tous ceux à venir des militaires criminels par les tribunaux de Conakry, pour moi le procès du PDG aura eu lieu, en différé de presque 30 années. Lors des verdicts finaux, à chaque fois, les peines seront avant tout celles du système identique de tous vos prédécesseurs, mais surtout celui de Sékou Touré et de sa révolution globale, multiforme et dévastatrice du pays qu’il a plus haï que toute autre chose. Certains analystes à Conakry pensent qu’en lançant ce procès du complot du 19 juillet 2011 vous vouliez en fait vous venger de toute cette camarilla militaire qui vous en a fait voir de toutes les couleurs pendant vos 40 ans d’opposition préhistorique : vous vouliez mettre à nu devant tous les guinéens et étrangers ces criminels héréditaires de pères en fils. Mais faites gaffe car eux aussi l’ont sûrement compris et je doute qu’ils vous laissent aller jusqu’au bout, c’est à dire jusqu’à les amener finalement tous devant la justice pour « les déculotter ». Plus encore, en 2 ans de pouvoir vous aussi avez fait (ou laissé faire) les mêmes pratiques et vos mains sont donc maintenant tachées à jamais du sang de Soufiana et  Zacharia Diallo et de leurs frères et sœurs d’infortune. Qui sait si vous aussi ne vous retrouverez pas demain devant une cour de justice, comme Gbagbo, Taylor ou Habré. Vous auriez dû éviter de vous porter partie civile dans ce procès, juste pour prolonger le calvaire d’une trentaine d’innocents. Le boomerang fait toujours plus mal en revenant qu’en partant !

Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd`hui est le 800e jour du « changement radical » et du « Guinea is back » – déjà 2 ans, 2 mois et 10 jours !  En 800 comme en 8,000 jours il n’y a plus rien à espérer de notre PPAC, champion du monde en contorsions politiques tordues. Il ne faut jamais souhaiter le malheur de son prochain mais franchement nous sommes fatigués de toute cette politique politicienne et de ses acteurs négatifs – Bon Dieu, aidez-nous une fois encore, comme en 1984, 2008 et 2009. La ministre d’état chargée du drapeau arc-en-ciel ne va pas aimer ça et elle va rougir encore sur le petit écran, mais bon tant pis…

28 Février 2013

A.O.T. Diallo

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Une Nouvelle Voie (Janvier 2013) : au secours, le complot peul revient !

Bienvenue à mon bilan du 1e mois de l’An 03 de la Condécratie, un  modèle de démocratie stalinienne avec très peu de travail, justice et solidarité ; un subtil mélange de communisme à la  FEANF et d’affairisme sans scrupules. Je continue donc mon exploration mensuelle des méandres des décisions importantes pour la nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif.
1.      Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois : en peu de temps, la Guinée a déjà rattrapé un lourd retard… Les succès marquant de l’année 2012, sont intimement liés à l’enracinement de la démocratie dans notre pays. Ils montrent que la parole et la signature de la Guinée, dans les enceintes internationales, sont désormais reconnues et respectées… Je veillerai particulièrement à la définition et à la mise en œuvre d’un statut de l’opposition dont la voix sera entendue et prise en compte dans la gestion des affaires publiques (lors du discours à la Nation le 31 décembre) ; Je ne communique pas. C’est vrai. Mais mon souci était de sortir d’abord la Guinée de ce carcan qui empêchait la Guinée de voler, c’était la dette extérieure…le gouvernement ne communique pas. La télévision ne joue pas son rôle de promotion des activités du peuple de Guinée… En exemple dans le secteur de l’énergie, l’Etat a déboursé jusqu’à 120 millions USD pour l’achat d’un Groupe de 100 MW sans ses accessoires. Et pour cause, le manque de coordination entre le Département et EDG. Malheureusement, on attend ces accessoires pour faire fonctionner le Groupe à Tombo, pendant que la fourniture d’électricité bat encore de l’aile…Si vous allez dans certains Ministères, excusez-moi, vous sentez les pipilles, partout des odeurs nauséabondes, je me demande comment ces Ministres font pour recevoir des étrangers dans des conditions pareilles. Mais je promet qu’en 2013 j’irai toucher du doigt les réalités dans ces Départements la télévision guinéenne (RTG), c’est une télévision de mamaya. On passe le temps  aux activités du président de la République et de son épouse, sans aucune importance pour le peuple, aux manifestations de soutien, au parrainage du ministre de ceci, de cela, etc. On oublie que la télévision guinéenne est sur satellite et que tout le monde nous regarde. Et quand moi je regarde la télévision guinéenne, après les informations, je ferme parce que ce n’est pas une télévision. C’est une télévision de mamaya et çà, on va mettre finLa police ne doit pas hésiter à mettre les véhicules VA à la fourrière pour mauvais comportement dans la circulation. les membres du gouvernement doivent donner l’exemple du changement prôné et personne n’est au-dessus de la loi… Je me demande : est-ce que les Ministres veulent le changement ? Ils souhaiteraient que les choses soient comme avant. Dès qu’on parle d’élections, ils se disent est-ce que je vais rester après ces élections ? Donc, le souci c’est de s’enrichir… J’exhorte les administrateurs territoriaux à se mettre au service du développement en faveur de leurs populations, au lieu de passer leur temps à parrainer des mouvements de soutien pour le compte du parti au pouvoir. On aperçoit des préfets arborant des foulards frappés aux couleurs du parti au pouvoir, au cours de festivités organisées fréquemment par des mouvements de soutien. Les administrateurs territoriaux, notamment les préfets ont pour rôle de soutenir les actions du gouvernement certes, mais cela ne signifie pas de “peser sur les populations… Nous connaissons des leaders qui donnent de l’argent à des militaires. Dès qu’on sort, prenez le pouvoir. Mais ils ont oublié que l’armée a changé et que ce n’est plus l’armée d’hier. Comme ils n’ont pas pu faire avancer la Guinée, ils font tout pour bloquer le pays. Mais personne ne le pourra parce que nous avons la volonté. Et on ne se mettra pas dans les complots de Sékou Touré. Les gens qui veulent faire des complots n’ont qu’à le faire. Cela ne m’empêchera pas de travailler. Je ne suis pas dans la « complotite »… Il y a des mauvaises habitudes en Guinée. On va n’importe où, on se rend justice. Il y a l’anarchie, l’indiscipline. Mais le peuple agit à l’image des dirigeants. Si les dirigeants ont un comportement correct et respectent la loi, le peuple aussi va respecter la loi… (lors de la présentation des vœux le 03); le fichier est déjà en train d’être affiché, pour que les gens viennent voir s’il y a leurs noms… dans quelques jours, nous allons commencer la révision, pour compléter ceux qui n’avaient pas été sur la liste…je suis certain que la CENI tiendra cette date (interview sur sa radio préférée RFI le vendredi 25 à Davos);

  • Pour : le PPAC reconnait enfin le 03 toutes les tares de ses deux gouvernements (de la présidence et de mamayas) et de leurs services déconcentrés en fustigeant leurs principales tares y compris la méconnaissance du fonctionnement normal d’une administration, leur unique objectif étant de se remplir les poches avant de quitter la mangeoire. Il reconnait également enfin ses propres faiblesses en communication (Parigots qui le connaissez mieux, Rachid Ndiaye est-il donc aussi nul que ça ?) en donnant de piètres explications pour les justifier. En dehors du retentissant « nous avons fournissé » du professeur de droit à la Sorbonne, il nous a offert pendant les 15 premières minutes l’un de ses meilleurs discours improvisés mais comme d’habitude  il a ensuite commencé à se répéter pendant 30 autres minutes, ce qui prouvait qu’il n’avait plus rien à dire.
  • Contre : par contre pour le précédent discours à la Nation du nouvel an il nous a servi un discours surréaliste d’autosatisfaction sans aucun mot sur toutes les tares de ses deux ans de pouvoir. Pas un mot sur l’insécurité grandissante, le déficit toujours inadmissible des services de base même dans la capitale, les problèmes ethniques et les injustices administratives. Pas un mot sur le processus de réconciliation nationale ! De nombreux naïfs Conakrykas étaient épatés en pensant qu’il récitait par cœur ce discours en « vrai français » pendant une demi-heure – ils n’ont jamais entendu parler d’un prompteur. D’ailleurs il en avait deux (à sa droite et à sa gauche) ce qui le faisait loucher dangereusement et prouvait que lui aussi en utilisait un pour la 1e fois. En opposition totale à son discours d’opposant du 03, il aurait dû reconnaitre aussi sa responsabilité première et entière dans ces dérapages le jour où il a dit en début de mandat à Kindia qu’il faudrait être fou pour penser qu’il pouvait  nommer les gouverneurs et préfets pour ensuite perdre des élections en Guinée. La compétition pour le plus de zèle et de démagogie possibles dans le pays a pris une vitesse exponentielle que plus rien ne pouvait freiner. D’ailleurs deux jours après ce mea-culpa publique il présidait lui-même une mamaya RPG au centre-ville et la semaine suivante les reportages iniques de la RTG ont progressivement repris. Quant au commentaire sur RFI du 25, il est vraiment une confirmation du formatage « communiste baba-cool » des années 60 du PPAC : dire un gros mensonge d’état devant la presse (en plus internationale) en sachant qu’il sera démenti quelques jours après, uniquement pour se sortir d’une question gênante – il aura toujours un nouveau mensonge à sortir pour se dédouaner  la prochaine fois – Staline, Brejnev et Kim Il Sung, où qu’ils soient aujourd’hui doivent être très fiers de leur fiston qui continue admirablement leur tradition au XXIe siècle. Il n’a plus qu’une seule option pour tenir cette promesse : ressortir les listes électorales de la présidentielle de 2010 mais il devra alors expliquer au monde entier pourquoi il nous a fait perdre plus de 2 ans et combien de millions de USD à Waymark et à son officine du RPG appelée Sabary Technologie. Nous avons aujourd’hui un président qui, comme bilan de 2 ans de mandat dénonce avec plus de vigueur que ses propres opposants (ex : vous sentez les « pipi-lles » dans les couloirs des ministères !) les échecs patents de sa propre gouvernance et les tares de ses proches y compris son épouse ; ses conseillers à la présidence ; son 1e ministre et ses ministrons ; ses gouverneurs, préfets, sous-préfets, maires des villes et villages ; sa presse nationale ; ses diplomates ; ses chefs religieux ; ses policiers, gendarmes et douaniers. Le seul fait qu’il n’ait pas conclu ce constat très juste en disant « j’ai lamentablement échoué pour mes 2 premières années de changement » est la preuve évidente qu’il ne peut plus maitriser le nouveau monstre administratif qu’il a crée tout seul. Ainsi tout le monde sous son autorité est responsable mais lui est innocent de tout ce gâchis !
  • Une  Nouvelle Voie : l’erreur est humaine et un Grand Homme d’Etat est celui qui sait reconnaitre ses erreurs de démarrage, promet et explique comment il va se racheter et finalement passe immédiatement à l’action. Ces paroles publiques le 03 et son silence total depuis prouvent à suffisance que plus personne ne le prendra au sérieux dans « son pays ». Il nous faut un leader diamétralement opposé à celui-ci pour entamer une nouvelle voie.

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  1. Formations, séminaires, ateliers, colloques et  autres « rendez-vous du donner et du recevoir » du mois : atelier de partage et de validation du PREMA (Programme de Reforme de l’Etat et de Modernisation de l’Administration) ; formation des formateurs des démembrements de la CENI pour les élections législatives ; atelier de formation des chefs de cabinet et des responsables de communication des départements ministériels et des institutions républicaines en techniques d’élaboration d’un plan de communication ; atelier national de renforcement des capacités des journalistes sur la promotion des droits humains et sur son suivi en période électorale ; séminaire de formation des démembrements de la CENI à Conakry ; séminaire sur la lutte contre la prolifération des armes légères en Guinée ; séminaire sur la protection de l’environnement en Guinée ; atelier du FEPCA sur le thème : concertation et renforcement des capacités pour la participation des femmes au dialogue national ;
  • Pour : le temps des vaches maigres continue (8) – pardon papa-bailleurs au secours : une bonne partie de la population de Conakry (fonctionneurs et familles) ne mange plus qu’un seul repas par jour. En plus les pauvres affamés doivent pousser leurs véhicules jusqu’à leurs domiciles tous les soirs en raison de l’absence de perdiems…
  • Contre : drôle de réforme de l’administration publique qui valide et publie à grands frais (externes) des manuels mais n’ose pas faire le ménage préalable de ses effectifs dont la moitié devraient être à la retraite depuis  des lustres. Encore plus drôle est la formation des agents électoraux alors qu’aucun consensus n’existe pour les dates retenues donc des formations forcement à reprendre dans plusieurs mois s’ils doivent bien faire leur travail. Mais bon, comme ça veut dire aussi nouveaux « perdiems-sandwichs-carburant » alors tout le monde se tait et attend le prochain round.
  • Une  Nouvelle Voie : l’anarchie et l’amateurisme dépassent chaque fois ceux des mois précédents. Pour entrevoir une nouvelle voie vous êtes priés de pivoter à 180 degrés et d’avancer sans crainte de vous tromper.

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3.      Les décisions et actions « positives » du mois : le PPAC demande pardon aux populations de Gueckédou pour les affrontements mortels causés par son préfet et son adjoint ; la cour d’assise poursuit ses travaux de décembre 2012 et met en évidence de nombreuses présumées connivences entre les plus grands malfrats du pays et les haut-gradés de l’armée et de la police ; le ministre de l’administration du territoire Condé III (Alhassane) fait une grande tournée dans les régions pour demander à ses représentants à tous les niveaux de  mieux cacher leur zèle politique ; le 05, des éléments de toutes les unités des forces de dépenses et d’insécurité ont joué aux balayeurs et éboueurs des abords du stade du 28 septembre et des marchés de la capitale ; le procès des membres de la tentative de meurtre de la villa du Président en juillet 2011 a enfin commencé le 07 par deux accusés de choc, les « cerveaux du complot », le colonel AOB Diallo et la commerçante Fatou Badiar Diallo ; Coup de balai des principaux griots de la RT-PRG pour excès de mamayas Pro-PPAC – même lui en a marre, mais les nouveaux venus pourront-ils résister aux pressions des faucons du RPG ? ; le 14, le PPAC décide d’envoyer une compagnie de militaires (125 bidasses) au Mali pour reconquérir le Nord du pays : 125 apprentis criminels de moins dans la ville de Conakry ; le 18, le préfet du RPG à Gueckédou, le colonel Boukari Keita par qui l’intifada a démarré dans cette ville est enfin muté au bout du monde dans la préfecture de Mandiana – tous les préfets zélés et démagogues sont maintenant prévenus : le PPAC n’a pas d’amis, juste des fusibles ;

  • Pour : la tournée de Alhassane Condé dans les capitales régionales se justifie par la crainte de l’effet boule de neige du soulèvement de Gueckédou, surtout que les élections législatives pointent à l’horizon. Imaginez des intifada dans toutes les villes de l’intérieur pour contrer les tentatives de triche à ciel ouvert et sans gène des fanatiques du RPG. Pour le zèle des militaires comme éboueurs urbains il parait que c’est dans le cadre de leur plan pour se réconcilier avec les populations civiles de Conakry. Mais c’est sûrement aussi un grand pied de nez à leur supérieur le maréchal Restau-cop, gouverneur de la ville qui fait tout sauf précisément cela. Pour le procès des innocents du 19 juillet, je le suis tous les soirs sur la RT-PRG avec passion mais aussi avec des larmes dans mon cœur : si seulement ce monstre de Sékou Touré avait daigné tenir des procès dans le “minimum de l’art démocratique” a nos milliers de pères, oncles, tantes, frères, sœurs, amis et leurs compagnons d’infortune, tous ces “comploteurs de la révolution”, sa machine de mort “pdg-complot permanent” aurait pris fin en 1960…C’est sûrement pour cela qu’il ne l’a jamais accepté et cette fois-ci je tire un petit chapeau au PPAC pour l’avoir permis – mais sait-il vraiment ce qu’il a démarré ? Voir AOB ridiculiser le procureur Fernandez en public au point que celui-ci s’énerve, crie, menace piteusement avant de faire le mort sur son siège est un spectacle télévisuel à ne pas rater ! Quand il a expliqué que les armes que l’accusation présentait comme des preuves (y compris des bazookas) auraient pulvérisé non seulement la maison, tous ses occupants mais aussi le quartier on pouvait lire sur son visage le dédain pour un si piètre scenario même pas digne des dramaturges du Camp Boiro. L’audimat de notre télé pourrie est nettement au dessus de celui de Canal-Horizons en ce mois de janvier et c’est tant mieux pour les guinéens, surtout les jeunes qui vont comprendre comment des complots mal ficelés par un pouvoir despotique tombent en vrilles, comme un château de cartes dès qu’on les montre en public…
  • Contre : Maliens, Maliennes, cachez vos femmes et enfants, fermez vos boutiques et vos maisons, les militaires guinéens arrivent ! Je vous conseille de les placer dans les zones désertiques au delà de Kidal – en revenant ici ils seront tous manchots et nabots ! Certaines mauvaises langues affirment que dès que la coordination mandingue a appris qu’un nouveau décret concernant 125 fonctionnaires devait sortir sous peu elle a envoyé ses ordres à la présidence : il faut 100 malinkés, 10 soussous, 10 forestiers et 5 peuls. Pour une fois la majorité des guinéens n’a pas critiqué le partage. Pour le procès des accusés du 19 juillet j’attends de voir s’ils oseront condamner une seule des personnes déjà passées à la barre. Ce sera la fin de toute crédibilité nationale et internationale du PPAC et de son changement, surtout dans les domaines judiciaires et de sa reforme-bidon des FDS (forces de dépenses et d’in-sécurité). Pour mes frères guin-ex (guinéens de l’extérieur) qui le peuvent, je vous prie de suivre ce délire télévisé car nous en parlerons pour des décennies après sa conclusion…
  • Une Nouvelle Voie : nos procès politiques du XXIe siècle sont publics et télévisés y compris par satellite hors du pays – c’est une très bonne chose et une première en Guinée. Hélas l’ensemble du déballage est gravement nuisible au pouvoir et à toutes nos institutions. Remettre notre pays sur une nouvelle voie n’en sera que plus complexe car il est toujours beaucoup plus facile de détruire que de reconstruire – ça au moins tous les guinéens le savent ! Du très gros boulot en perspective pour ceux qui devront nettoyer ce « mess » sous peu.

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4.      Les décisions et actions « négatives » du mois : le 02, le PPAC envoie un message de condoléances au président Ouattara où il se dit particulièrement affligé par les morts au centre-ville d’Abidjan la veille alors qu’il na pas daigné le faire pour nos morts à Zowota en 2012 ; le 03, le PPAC accuse les chefs de l’opposition de financer des militaires pour renverser son régime. Et oui, comme promis nous sommes repartis là d’où Sékou Touré nous avait quitté, grâce à la bonté divine et aux séquelles de sa syphilis en 1984 ; le 09, au 3e jour du procès du commandant AOB Diallo, le narco-procureur général Fernandez (complicité reconnue par lui-même devant Dadis le 26 février 2009) dit gaillardement à l’audience publique et télévisée qu’il s’agit d’un complot organisé par les peuls pour mettre l’un des leurs au pouvoir – au secours, le complot peul est de retour ! Il vaut mieux peut-être que je retourne dare-dare en exil ; lors du conseil des ministres du 10, le PPAC a demandé à ses ministres de mettre en place des conseils de discipline dans leurs salles de classe – pardon, dans leurs ministères-pipi ; le 14 a démarré le procès des 2 plantons et de la secrétaire, principaux responsables de la tentative de détournement de 13 milliards de GNF au ministère des finances ainsi que de leurs co-accusés. Le procu-rieur a affirmé sans rire que l’un des plantons était « le cerveau » de cette affaire ; malgré toutes les menaces du PPAC du 03, les parades électoralistes du RPG reprennent en force dès le 18 à la RT-PRG avec une méga-mamaya organisée par le 1e ministre dans sa préfecture natale avec distribution d’un don personnel de 300 millions de GNF, 500 cartons de poissons, 10 TV grand écran, 10 groupes électrogènes et 10 abonnements à Canal Horizons (pour suivre la CAN) pour les militants dociles ; lors de la comparution du 3e membre présumé du « complot du 19 juillet 2011 » (après Mme Fatou Badiar Diallo et le commandant AOB Diallo) le dénommé Almamy Aguibou Diallo a expliqué qu’il a signé sa fausse déposition imposée par des gendarmes et militaires juste après que son prédécesseur sur la table de torture, un certain lieutenant Ousmane Coulibaly ait été battu presque à mort et défenestré du 3e étage devant lui dans le bureau du chef d’état-major de l’armée guinéenne – moi aussi j’aurais signé dare-dare, Walahi ; Le PPAC reçoit en grande pompe avec une bonne brochette de ses ministrons un homme d’affaires de la ville de Kaolack, incapable de parler correctement en français (ou au moins de se faire accompagner par un qui le pouvait) qui lui a promis de construire très bientôt une usine de voitures à Conakry – Et Dieu, nous sommes vraiment coincés !; Par ailleurs il est très difficile de s’appeler Diallo ces temps-ci : 6 des 8 premiers accusés du procès en cours sont des « comploteurs » de ce nom – pour avoir la paix il nous faudra désormais soit devenir Condé soit retourner en Somalie et en Israël ; le PPAC s’envole de nouveau le 22 pour participer au forum économique mondial de Davos, le sommet annuel des riches des pays riches et des riches des pays pauvres – il est maintenant bien établi parmi les siens. Ensuite une petite virée au sommet de l’Union Africaine pour flatter son égo et renforcer son lobbying pour être nommé prochainement président de cette institution – son rêve fou, son « prix Nobel » ; Le PPAC nous informe depuis Davos sur France 24 et RFI qu’il va accroitre le contingent guinéen au Nord-Mali de 125 à 500 clowns, sans aucune consultation préalable avec quiconque au pays ; Il fait aussi annoncer qu’il offre 1 million de USD au budget de guerre du Mali – enfin une destination connue officiellement pour une (infime) partie des 700 millions de USD quémandés à Rio Tinto en 2011 ;

  • Pour : comme d`habitude, R.A.S.
  • Contre : la cour d’assise actuelle tourne finalement à une véritable dénonciation publique des pratiques pourries du pouvoir actuel et de ses forces de sécurité : Souka Conté, le 1e prévenu avant le dossier présidentiel nous annonce sans peur qu’il volait des voitures avec son gang et que ses principaux receleurs étaient l’ex-ministre de la sûreté le général Toto Camara, le gouverneur de Conakry Restau-cop et le chef adjoint de la police le Comandant Bangoura ! Puis les « comploteurs » AOB Diallo, Jean Guilavogui, Fatou Badiar Diallo, Almamy Aguibou Diallo et Baba Alimou Barry ainsi que les trois suivants annoncent sans peur avoir été torturés (physiquement et moralement) et forcés de signer des fausses dépositions qui incriminent les principaux chefs de l’opposition et le « Maréchal » Dadis Camara. Une fois de plus le Restau-cop est cité ainsi que le Général Baldé de la gendarmerie nationale – depuis quand sont-ils devenus aussi officiers de police judiciaire ? Sont aussi cités pêle-mêle comme visiteurs nocturnes fréquents des  prisons politiques, outre les précités les généraux Boundouka Condé et Kéléfa Diallo, les colonels Claude Pivi et Tiegboro Camara, les commandants Abdul Karim Barry (AKB), Gabriel Tamba Diawara, Lancei Condé, Mory Kourouma, Fabou Camara, Oury, Goulite  et le commissaire Kempès (liste non exhaustive). Excusez du peu ! Et aucun d’entre eux n’est convoqué à la barre pour au moins un interrogatoire contradictoire. La déclaration du narco-procureur Fernandez (il doit en consommer encore plus qu’il en vend), autoproclamé pendant le procès « l’un des meilleurs magistrats du pays » dès le 2e jour du procès sur sa certitude qu’il s’agit d’un « complot peul » est le clou de ce procès et mérite non seulement sa révocation immédiate mais aussi son inculpation pour haine raciale dans le contexte ethno-stratégique actuel. Et que l’on arrête toutes ces sornettes pour dédouaner ce faux pas dangereux : je l’ai entendu de mes deux oreilles le dire à la télévision. L’avocat (pourri) Traoré de la défense a essayé de minimiser le crime en disant que c’était un extrait d’une déposition mais c’est faux – il l’a bien dit.  Ainsi les accusés peuls devaient dénoncer Bah Oury et pour Jean Guilavogui c’était Dadis – chacun son cousin quoi ! Ce procès est également celui de la platitude et de la médiocrité du barreau et de la justice guinéenne : les avocats de la partie civile et certains de la défense ne connaissent même pas la simple règle grammaticale « sujet, verbe, complément ». Et tout cela est suivi par satellite hors du pays ce qui a valu à notre bâtonnier de l’ordre des avocats des coups de fils humiliants de ses confrères de la région. Ainsi les accusés à la barre se sont délectés à ridiculiser ces apprentis avocats au point de faire rire même les autres pauvres prévenus. Et dès que ces pauvres hères étaient totalement coincés, la même phrase stéréotypée revenait : « la cour appréciera » qui ne veut pas dire grand chose dans ce contexte. J’ai failli oublier de préciser que plusieurs de ces « dangereux comploteurs » ont été arrêtés entre le 11 et le 14 juillet soit entre 4 et 8 jours avant la nuit du 18 où la villa a été « attaquée ». Ils ont été sommés de signer des listes de coupables avant le 1e coup de feu – on se demande alors pourquoi ceux-ci n’ont pas été arrêtés avant de pouvoir passer à l’acte. Bravo à nos services de renseignements et à la sécurité présidentielle pour leurs performances. Plus gros encore, les 3 véhicules des attaquants ont été mis en fourrière au camp militaire Samory le 11 en même temps que l’arrestation du dénommé Almamy Aguibou Diallo qui était responsable de leur location. S’ils ont ensuite pu servir au coup dans la nuit du 18, alors ce sont les officiers de l’état-major de ce camp qui sont responsables du complot car ce sont eux qui détenaient les clés de ces véhicules ce jour-là – CQFD !
  • Une Nouvelle Voie : ce procès « historique » du 19 juillet est progressivement devenu celui de la déchéance et de l’absence totale de morale des forces de l’ordre (armée, gendarmerie et police) et de la justice guinéenne. L’impunité des crimes et tortures de 1959 à 2013 est responsable de la poursuite du martyr de tous ceux qui sont arrêtés, du lieu où ils sont attachés sauvagement devant leurs familles jusqu’à leur calvaire journalier dans les camps de concentration existants dans presque tous les quartiers de Conakry. Tous les plus hauts officiers du pays sont cités pour des exactions graves qui devraient leur valoir une radiation immédiate et la cour martiale dans n’importe quel état démocratique. Quant aux Président du tribunal, au procureur de la République et aux avocats de la partie civile leurs limites intellectuelles et professionnelles sont la risée de tous ceux qui suivent ce procès partout dans le monde. Malgré tout cela ce procès est une très bonne chose pour les guinéens car il permet pour la 1e fois de mettre à nu ce que tous savaient déjà mais ne pouvaient prouver. Ces 2 corps de l’état ne pourront plus jamais lever la tête devant un démocrate guinéen. On comprend pourquoi Sékou Touré, beaucoup plus malin que le PPAC n’a jamais voulu des procès publics et justes pour ses milliers de « comploteurs de la Ve colonne » : imaginez seulement comment des ténors comme Barry III, Camara Balla,  Keita Fodeba et tous les autres l’auraient humilié devant son « peuple révolutionnaire » avant qu’il ait eu le temps de faire autant de dégâts humains. Nous avons la confirmation en tout cas d’une chose : pour mettre en place une nouvelle voie en Guinée il faudra faire comme pour les chemins de fer sous les injonctions de la Banque mondiale au temps de Fory Coco : tout fermer et attendre que tous ceux qui y ont travaillé soient morts avant de les relancer à nouveau. En attendant, service minimum avec tolérance zéro…

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Mr le PPAC, après votre discours du 03 je suis persuadé que vous êtes parfaitement au courant de l’anarchie scientifiquement organisée par vos représentants à tous les niveaux administratifs pour s’en mettre plein les poches et maintenir leurs niveaux de nullité et de pourriture morale au sommet de l’état. J’ai toujours pensé que vous étiez avant tout un diaspo imbu de sa personne qui vivait sur un nuage de flatteries de son entourage qui réussissait ainsi à lui cacher la réalité du calvaire vécu par 99% de guinéens. Ainsi vous savez TOUT ce qui se passe – tant mieux ! Si maintenant en fin 2013 rien n’a changé dans cette situation dégoutante, ou pire si elle s’est encore aggravée vous saurez aussi à qui vous en prendre en 1e lieu. Vous avez énuméré très justement tous les travers de vos proches et collaborateurs directs, ministres, responsables régionaux, préfectoraux, et des villages ainsi que des medias d’état – maintenant nous allons vous voir à l’œuvre – voir si « vous êtes vraiment garçon ». Et si rien ne s’est amélioré en fin décembre 2013 vous et vos fanatiques de la secte « l’église de la Condécratie » devrez convenir avec nous que votre changement n’aura finalement été qu’un pet dans un amphithéâtre ; que Mandela et Obama ne viennent pas du même moule humain que vous  et que le moment est venu de préparer vos valises pour aller en 2015 passer une retraite dorée à Ouagadougou. Dans les pages des livres d’histoire nationaux vous aurez au moins une sortie glorieuse qui rehaussera un peu les échecs de votre arrivée et de votre pénible séjour de cinq années au pouvoir en Guinée. Mais avant tout faites ce qu’il faut pour que vous n’ayez plus une seule goutte de sang guinéen sur vos mains cette année – c’est la seule chose que nous ne vous pardonnerons jamais, comme à vos 4 prédécesseurs – JAMAIS ! Soyez un peu moins têtu et borné en ce début d’année et pensez-y en toute objectivité, pour vous mais surtout pour votre famille et vos descendants. Pour que Junior Mac Condé ne finisse pas demain comme Mohamed Touré, Ousmane Conté ou Junior Dadis aujourd’hui…

Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd`hui est le 772e jour du « changement radical » et du « Guinea is back » – déjà 2 ans, 1 mois et 10 jours ! Nous sommes tous bien calés en 2e classe dans le train du changement version PPAC. S’il fonce dans le mur de l’anti-développement comme nous le craignons tous en 2013, alors la locomotive et la 1e classe ne s’en sortiront sûrement pas. Quand à nous les en-bas de en-bas, une fois de plus nous soignerons nos bobos et attendant notre prochain chef.

La vie est dure au bled : or dur pour une petite bande de « bénis pourris » ; ordure pour tous les autres guinéens…

31 Janvier 2013

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Une Nouvelle Voie (Décembre 2012)

Bienvenue à mon bilan du 12e mois de l’An 02 de la Condécratie, un  modèle de démocratie stalinienne avec très peu de travail, justice et solidarité ; un subtil mélange de communisme à la  FEANF et d’affairisme sans scrupules. Je continue donc mon exploration mensuelle des méandres des décisions importantes pour la nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif.

  1. Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois : le dossier (des audits des opposants) est  déjà dans les mains de la justice et certains parmi eux ont commencé à répondre aux convocations des juges. On va les déculotter parce qu’ils sont mal éduqués. Si un vieux ne se respecte pas, il faut lui enlever son pantalon pour que tout le monde voit, qui il est (en soussou, lors d’une mamaya de ses fanatiques le 01 ;
  • Pour : rien à signaler (RAS)…
  • Contre : le langage châtié du PPAC a encore fait des merveilles ce mois-ci avec des « déculotter » et des « enlever son pantalon » - du vrai San Antonio ! Par contre aucun bombage de torse de sa part pour l’anniversaire des deux ans de Condécratie, à 40% de son mandat. Tout juste un petit coup de fil au P.M. pendant son discours lors du meeting de célébration au palais du Peuple où nous avons eu droit à des dizaines de « Oui, Président » sous les hourras des fanatiques, comme au bon vieux temps de son modèle Sékou Touré. Quand à la « grandiose manifestation » de célébration à Nzérékoré ce qualificatif n’était dû qu’à la taille de la délégation du gouvernement partie y « mamayer ». Pour les autres participants tout juste des élèves et fonctionnaires mobilisés à la hâte et avec menaces pour les reportages de la RT-PRG.
  • Une  Nouvelle Voie : le président dont nous rêvons ne peut pas rester silencieux et caché de son peuple à la date anniversaire de ses 2 ans de pouvoir. Nous souhaitons en pareille circonstance un « discours-programme » avec un bilan (même embelli), une analyse des contraintes et obstacles et des propositions concrètes pour les résoudre avant la fin de son mandat. Même s’il est vrai que pour le PPAC un bilan même embelli n’aboutirait pas à grand-chose…

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  1. Formations, séminaires, ateliers, colloques et  autres « rendez-vous du donner et du recevoir » du mois : atelier de lancement du projet de contrôle démocratique et civil des forces de défense et de sécurité en république de Guinée ; formation sur le renforcement des capacités syndicales et les responsabilités au niveau syndical des élus de base des téléphonies mobiles en Guinée ; atelier sur l’impact social et environnemental du projet Bauxite de Koumbia ; atelier de restitution des capacités professionnelles des magistrats de Conakry ; conférence sous le thème “Dynamique de lutte contre la corruption en Guinée et le rôle des parlementaires” ; symposium des membres de la section guinéenne du Centre Africain d’Etudes Stratégiques (ACSS) sur les relations civilo-militaires et l’impact de la corruption dans un contexte de réforme du secteur de la sécurité et de la gouvernance démocratique ; atelier de renforcement des capacités des partis politiques sur le thème « les partis politiques face aux enjeux des élections législatives » ; atelier sur le thème : « La méthodologie d’élaboration du rapport sur la situation économique et sociale de la Guinée » ; formation de pairs éducateur pour la lutte contre le VIH-SIDA ; 4e édition du salon de la musique guinéenne ; atelier sur le projet de cartographie topographique à grande échelle de la ville de Conakry et ses environs ; table-ronde sur la politique nationale de la jeunesse et des sports ; formation des journalistes sur le thème « Mass Média et Contrôle Civique et Démocratique des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) en Guinée » ; séminaire régional (Kankan) sur le thème : « accès à la justice et justice pour tous » ; formation des sapeurs pompiers du service d’incendie et de secours de la commune de Matoto ; atelier de validation du guide national sur la lutte contre les violences faites au femmes ;
  • Pour : le business subit la crise de décembre – février de chaque année (15): les budgets annuels des donateurs sont consolidés et clos et les nouveaux ne seront pas disponibles avant février. De plus les bailleurs sont partis en vacances en emportant les clefs de coffres-forts, confiance oblige. Le thème du premier atelier ferait rêver tous les guinéens – si nous n’étions pas dans la Guinée du changement actuel. Avec un contrôle démocratique et civil réel de la grande muette nationale elle serait tout simplement supprimée et remplacée par un nouveau corps de gendarmes et de policiers ou au moins réduite à un maximum de 5,000 militaires de carrière, avec tout ce que cela implique de qualités intrinsèques. Bravo pour le salon de la musique guinéenne, le projet de cartographie de Conakry et la formation de sapeurs-pompiers mais il faudrait quand même un peu plus de courant électrique et d’eau aux robinets pour pouvoir appliquer les belles résolutions finales…
  • Contre : encore de nouveaux séminaires sur les impacts économiques et sociaux des projets miniers, des formations de magistrats, sur la lutte contre la corruption, sur les relations civilo-militaires, sur la justice pour tous et sur la lutte contre le VIH-SIDA. Mais quand je regarde autour de moi à Conakry je constate que plus on forme dans ces domaines, plus leur situation s’aggrave.
  • Une  Nouvelle Voie : l’anarchie et l’amateurisme mercantile dans le système de formations ont été les seules constantes dans le paysage éducationnel en 2012. Je rêve d’une réorganisation totale de tout le processus avec une gestion professionnelle et rigoureuse pilotée par de vrais experts nationaux (et non par les bailleurs) – et il en existe (quelque uns). En 2013 ? J’en doute beaucoup ; là également il faudra attendre une nouvelle voie.

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  1. 3.      Les décisions et actions « positives » du mois : nouvelle arrestation de 9 militaires pour tentative de coup d’état : 9 dangers de mort de moins pour nos pauvres populations civiles ; les syndicalistes obtiennent finalement une hausse de 50% des salaires de la fonction publique et la détermination d’un SMIC d’environ 400,000 GNF : mais est-ce une bonne nouvelle quand on sait que tous les prix vont grimper en conséquence, y compris pour ceux qui n’ont pas la bénédiction d’être parmi ces bénis ; l’U.E. offre enfin son 10e FED (236 millions d’euros) au PPAC le 21 – le prix d’un gros mensonge sur la date du 12 mai 2013 pour nos élections législatives. Qui sont les couillons dans cette affaire ? Les guinéens ; la cour d’assise qui doit juger les militaires et civils responsables du meurtre de la villa présidentielle en juillet 2011 s’est enfin ouverte mais sous de mauvais auspices: le pauvre greffier en chef est tombé raide-mort en lisant le 1e acte d’accusation. Dans notre climat de suspicion et de superstition exacerbées ça va chauffer ; célébration à minima des deux premières années de Condécratie sans fanfare et loin de Cona-cris : le PPAC n’a de quoi faire le paon ; enfin un audit mené à son terme et dont les résultats sont divulgués officiellement par le gouvernement : Celui du cadastre minier – Quelle catastrophe ! ; lancement officiel le 19 du réseau de câble sous-marin à fibre optique Africa Coast to Europe (ACE) : guinex venez vite, l’internet marchera bientôt « correctement » chez nous ; une vingtaine de militaires déshabillés et condamnés à des peines de prison fermes pour des crimes ou vols à main armée par la cour d’assise ce mois-ci : un début de nettoyage au karcher de la racaille en treillis ; le 31, le PPAC offre aux Conakrykas leur 1e feu d’artifice pour la nouvelle année – mais attention, uniquement pour les membres du RPG selon le ministre de la pêche ;
  • Pour : comme toujours il y a un « catch » dans le cadeau 10e FED : seuls 16% du budget pour des activités communautaires (santé publique et eau potable principalement) seront disponibles avant la tenue effective des législatives – le marteau est donc toujours sur la tête de l’homme-gouvernement car tous les fonds non utilisés avant fin 2013 seront reversés dans les caisses de l’U.E. De quoi pousser à un peu plus de concessions électorales en 2013. Les résultats de l’audit du cadastre minier sont effarants : sur 1072 titres recensés dans le cadastre, 818 sont totalement inactifs. Sur 457 détenus, 95 n’ont rempli aucun critère du contrat établi avec l’état et 148 n’ont rempli qu’un seul critère. Un petit avant-gout des résultats des audits « sérieux » de tous les secteurs de l’administration publique : une anarchie népotique très bien organisée par la mafia civilo-militaire qui gère notre pays depuis 1960.
  • Contre : la cour d’assises a traité en 2e dossier celui de 6 militaires accusés de bastonnade à mort d’un jeune civil. 5 ont comparu, leur chef étant « en fuite ». Pure coïncidence sûrement c’est le fils aîné du célèbre Marechal Claude Pivi, ministre d’état (à la sécurité présidentielle !) et futur gardien de but de l’équipe de Charles Taylor dans la prison de la CPI à la Hayes. Maintenant on attend avec impatience en 2013 le jugement de colonels et généraux militaires par une cour d’appel civile – only in Guinea !
  • Une Nouvelle Voie : des audits professionnels de tous les domaines de l’administration publique seront demain indispensables pour évaluer correctement le point de départ dans chaque secteur stratégique et social du pays. Ils vont faire mal c’est sûr, mais ils seront indispensables pour relancer correctement la machine Guinée. Encore faudra-t-il au préalable neutraliser et ensuite se débarrasser de cette mafia étatique pour pouvoir le faire dans les règles de l’art.

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  1. 4.      Les décisions et actions « négatives » du mois : le 03, un des ministres du PPAC annonce la main sur le cœur au Fouta qu’il n’est pas question pour le gouvernement de construire une maison de jeunes où l’opposition viendra tenir sa conférence de presse ni creuser  un point d’eau dans une localité pour que les opposants viendront y boire de l’eau. Façon de dire que soit vous êtes 100% RPG soit vous n’êtes pas guinéen – et ensuite, aucune sanction à son retour à Conakry ; nous sommes encore dans un top 10 mondial : celui des pays les plus corrompus d’Afrique. Malgré quelques petits pas (de 1e à 8e d’Afrique), à la veille de la 3e année du changement version PPAC il est difficile de mettre cette absence de résultats probants encore sur le dos des pouvoirs précédents ; nouvelle intifada préfectorale en ce début de mois, cette fois-ci à Gueckédou contre l’excès d’RPGisme des autorités (préfet et son adjointe) : les bons vieux temps de la dictature PDGiste sont vraiment finis ; le dernier rapport  d’audit de l’OIF sur les capacités techniques de la société Waymark de réaliser correctement le recensement électoral pour les prochaines législatives a encore une fois disparu dès son arrivée à Conakry – encore ce problème des souris à la présidence ! Mais comme les 2 fois précédentes, elles finissent toujours par le recracher, bon gré, mal gré ; le 11, la CENI rebelote : le président annonce une date pour les législatives (12 mai 2013) sans accord avec tous ses commissaires. Cela confirme ce que la majorité des guinéens pensaient : le PPAC est toujours à la barre  de cette institution ; on annonce un don de 50 millions GNF pour une université à Labé. Le soir au JT de la RT-PRG on voit un ministre remettre un gros paquet de fric attaché avec une ficelle au directeur du centre ! Devinez quel pourcentage a dû arriver à Labé ? : Rusal a le dernier mot dans son bras de fer avec le PPAC : ils obtiennent leur exigence de contrat de bauxite de Dian-Dian alors qu’ils ont fermé l’usine d’alumine de Friguia en raison de faiblesse de la demande mondiale ;
  • Pour :comme d`habitude, R.A.S.
  • Contre :pour notre nouveau SAS tropical « terreur sur Gueckédou » on compte 2 morts, des centaines de blessés et une véritable guerre interethnique dans le bled avec les politiciens de tous bords qui versent de l’huile sur le feu. Et oui, ce mois-ci encore des guinéens ont tué d’autres guinéens pour des raisons qu’aucun d’eux ne comprennent – pour faire les affaires de nos grands nationaux – triste ! C’est la 6e préfecture où les populations se révoltent contre leurs autorités administratives pour excès d’RPGisme en 2011-2012 – il n’en reste plus que 32 à déloger en 2013. Les pauvres populations en sont même à regretter les gouverneurs et préfets militaires (sauf le Resto-cop de Conakry et Bonda-bonbon de Dubréka  bien-sûr). Pire que tout, la délégation envoyée par le PPAC pour calmer la situation est composé uniquement de ministres originaires du coin – comme pour dire « calmez ses parents, sinon ouste ». C’est sûrement la plus grande gifle à l’unité nationale de toutes ces crises. Pour boucler la boucle le PPAC n’a même daigné adresser un message de condoléances aux familles éplorées, une tradition dans tous les pays, même non démocratiques. Les dons en cash et en mains « propres » dans notre administration sont le meilleur symbole de la pourriture du système – le partage a dû se faire avant la fin de la cérémonie.
  • Une Nouvelle Voie :la règle est universelle : à force de tirer sur une corde elle finit toujours par casser. Les nominations ethniques de fanfarons incultes et autoritaires, tous membres du RPG, aux principales fonctions administratives à Conakry, dans les régions et préfectures ont conduit à un rejet massif de ces zélés par les populations qu’ils martyrisent. Pour aboutir à une nouvelle voie il faudra bien se débarrasser de tous ceux qui brillent par leur incompétence et leur démesure mais hélas cela sera assimilé par certains à une chasse aux sorcières. Merci d’avance Mr le PPAC de nous avoir légué ce problème supplémentaire qu’il faudra résoudre, difficilement, après votre départ du pouvoir.

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Mr le PPAC, voici mon bilan de fin 2012 et de deux années pleines de Condécratie : vos compatriotes, à part les bénis oui-oui de la mangeoire, sont presque tous dégoûtés de la politique ethnique à la guinéenne. Vous êtes un modèle de syndrome bipolaire très rare : d’un côté  un communiste stalinien tropical qui n’imagine pas gouverner sans TOUT contrôler, même les femmes et les enfants des villages les plus éloignés, qui adore les éloges, hait la critique et traite tous ceux qui l’approche comme des valets (pour les malins flatteurs) ou des ennemis jurés. De l’autre un individualiste aigri, revanchard et insatiable qui veut amasser des sous de partout et n’importe comment, beaucoup plus que vous ne pourrez jamais consommer d’ici la fin de votre vie. La grande majorité de nos politiciens nationaux donnent finalement l’impression d’être, comme vous, plus préoccupés par leur futur que par le nôtre et pendant ce temps la vie est tous les jours de plus en plus « caillou » pour 95% des guinéens. Nous avons très rarement fait un pas politique en avant sans juste après en faire deux en arrière. Comme disait notre grand-père à Labé lors d’un passage du monstre Sékou Touré : « Prési le changement c’est bien, mais ça finit quand ? » Je rajouterai juste « peut-on vous aider pour que cette fin vienne plus vite et soit moins douloureuse ? » J’imagine déjà votre discours de fin d’année (si vous daignerez nous en offrir un puisque le 21 vous n’avez pas osé le faire) : parmi vos « réussites » :

  • le guichet unique qui a réduit le nombre de petits voleurs en col blanc mais pas le volume des détournements donc finalement les vrais bénéficiaires sont les gros bouffeurs. Parmi eux celui qui amène le plus de discrédit au PPAC pour sa boulimie financière et ses intrigues de palais est son fils « MAC (Mohamed Alpha Condé) aka Junior Palladino » dont la réputation a maintenant largement dépassé les frontières africaines et qui fait endosser un nouveau qualificatif que personne ne pouvait imaginer à son paternel : népotisme. Il devrait penser à Teodorino Nguema et Charles Biya dont les seuls lieux de vacances tranquilles sont maintenant Pékin et Pyongyang.
  • Le PPTE est atteint mais depuis il y a de plus en plus de contraintes du FMI et de la Banque mondiale. C’est comme le cancre qui vient d’avoir pour la 1e fois la moyenne en classe et qui depuis est suivi à la culotte par tous les professeurs pour qu’il ne rechute pas – avec tous les inconvénients pour les autres cancres (et hélas les petites personnes) autour de lui. Idem pour le 10e FED dont nous ne pourrons pas absorber plus de 25% avant de restituer le reste pour des pays plus efficients.
  • Bref il y a des « petits succès » macro-économiques vite applaudis par les bailleurs diplomatiques parce qu’ils sont évalués sur leurs capacités à faire absorber de nouvelles dettes par leurs mendiants. Mais les impacts sociaux sont totalement inexistants alors qu’à près de 800 jours de pouvoir absolu ils devraient déjà se faire sentir. Parfois de bonnes décisions administratives sont aussi à constater  dont les principales sont les militaires désarmés en ville, les barrages urbains supprimés, le port de casque obligatoire pour les motos, les déguerpissements de marchands et mendiants sur les principaux trottoirs de Conakry, l’interdiction de circulation pour les camions pendant la journée. Hélas 2 semaines après la décision fracassante et applaudie plus personne ne s’en souvient grâce à la complicité active de nos forces de désordre qui profitent pour en faire une nouvelle source de « petit-déjeuner ».
  • Du côté  négatif le chapelet est beaucoup plus long : le gouvernement est toujours aussi pléthorique qu’inutile car vous êtes avant tout « l’homme-gouvernement » qui reçoit tous les étrangers qui débarquent à Gbessia (notre aéroport français), même des sous-directeurs et patrons de PME qui n’ont jamais eu le privilège auparavant de rencontrer un ministre chez eux ou dans les autres pays de notre sous-région. Ainsi vos ministres sont devenus de simples agents du protocole de la présidence qui servent à introduire et à raccompagner à leur limousine officielle vos « importants hôtes de marque qui vont très bientôt sauver le pays ». Des investisseurs étrangers potentiels qui se bousculent dans des hôtels miteux mais dont on ne voit que les conférences de presse au sortir de votre audience. Pendant ce temps le vrai pouvoir est partagé entre un petit groupe de stratèges ethniques cachés à la présidence et des coordinations régionales politiquement et socialement néfastes. Et ceux-ci mènent « le vieux » par le bout du nez vers son propre abime politique. Les nominations à caractère principalement ethniques (surtout pour les postes juteux) de cancres a fini par dégouter les habitants de trois régions sur les quatre du pays.
  • Les jeunes sont toujours presque tous au chômage et les enfants ont de plus en plus faim à la maison – un repas par jour est une pratique en progression exponentielle dans la capitale.
  • Vos dizaines de « missions de développement à l’étranger » sans aucun bilan au retour et encore moins de résultats sur le terrain ont surtout profité aux loueurs d’avions et propriétaires de palaces pour présidents du tiers-monde.
  • Toujours pas d’électricité et d’eau courante permanente même dans la capitale ! Le déficit énergétique est toujours proche de celui que vous aviez trouvé en arrivant – mais des centaines de millions d’USD ont quand même été dépensés. Et comble de l’ironie et de l’insulte : le directeur national de l’EDG qui organise une conférence de presse d’autocongratulation accompagnée de la présentation d’un livre sur ses « succès professionnels extraordinaires en moins de 2 ans, bien plus que tous ses prédécesseurs depuis 1958 » ! Et le public, sûrement taraudé par la faim et salivant en regardant surtout  le cocktail bien garni de fin de cérémonie qui applaudit à tout rompre, sans rire pour écourter les discours.
  • Des centaines de 1e pierres posées dans tout le pays – sans jamais de dernière, avec comme point d’orgue l’échec lamentable de la rénovation de votre ville de Boké pour la fête du 02 octobre 2012. On imagine donc la situation des autres chantiers dans le reste du pays.

Presque à mi-mandat (40%) ce n’est plus un carton jaune que vous méritez mais bien un gros carton rouge avec exclusion immédiate et suspension de participation aux 2 prochaines élections. Après cela vous pourrez revenir, si vous le pouvez toujours….

Quant à nos chefs opposants, s’ils veulent regagner le respect de la majorité des vrais patriotes il faut qu’ils cessent de nous gaver de conférences de presse et de communiqués insipides et inutiles ; qu’ils nous épargnent de nouvelles collaborations avec des pourris connus de tous ; qu’ils commencent à faire bouger effectivement la situation, comme Morgan Tswangirai au Zimbabwe (avec Mugabe qui est même pire que le PPAC) et de nombreux autres (Kenya, C.I…etc.). Comment ? A eux de nous le dire stratégiquement pour mériter que la majorité dont ils se glorifient tous les jours se batte pour eux. C’est pour cela qu’ils sont « les chefs » que tout soit rose ou noir. Qu’ils éloignent les courtisans, flatteurs et extrémistes connus de tous, au profit de vrais professionnels en stratégie politique, en communication et en contre-attaques juridiques efficaces – pas des griots ridicules qui débordent de « Monsieur le Président, Madame la Présidente ». Qu’ils organisent des congrès avec des changements radicaux dans leurs directoires politiques au profit des jeunes loups bien formés qui sont des militants de base maintenus dans l’ombre par des dinosaures qui refusent d’aller se reposer pour permettre de redynamiser et moderniser le combat politique. Pour vaincre la politique du 19e siècle du PPAC il faut opposer une politique du 21e siècle qu’il ne comprendra pas. C’est en prenant le risque de proposer un jeune noir plutôt socialisant à la présidence que les démocrates américains sont au pouvoir pour au moins 8 ans sinon plus et pour les battre les républicains devront désormais en faire autant. Il faut savoir mener l’offensive et le prendre par surprise, surtout ne pas lui laisser imposer ses règles archaïques et tordues. En tous cas plus besoin d’envoyer de pauvres enfants dans les rues pour se faire tuer. Si « vous êtes garçon » prouvez-le en bloquant totalement le fonctionnement corrompu de la CENI et du processus électoral. Au lieu de caresser mollement le président de la CENI (« cela ne nous engage pas ») pourquoi ne pas dire « NON, pas question » et exiger des explications publiques de lui sinon un blocage administratif du fonctionnement de l’institution ? Vous dites que vous représentez 70% de la population ? Nous en voulons maintenant et tout de suite la preuve, sans plus verser une seule goutte de sang guinéen. Sinon, comme on dit de manière triviale « circulez et laisser nous mourir en paix ». D’ailleurs si ce pourcentage est réel et que vous avez malgré tout perdu lamentablement les élections présidentielles alors vos états-majors devraient démissionner et des congrès extraordinaires urgents devraient mettre en place de nouveaux exécutifs plus percutants pour les prochaines joutes électorales – c’est ça la démocratie active et efficace! Un président à vie d’un parti politique cherchera toujours ensuite à être président à vie de son pays…

Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd’hui est le 741e jour du « changement radical » et du « Guinea is back » – déjà 2 ans et 10 jours ! Le train guinéen du PPAC est toujours à la gare sans rails de Kaloum, à 500 mètres de son bunker. Au lieu d’un mois de festivités pour les 2 ans de récupération promise de nos retards abyssaux, nous ne pouvons toujours pas allumer un sapin de fêtes parce qu’il n’y a pas d’eau pour le faire pousser et d’électricité pour le faire briller. La morosité dans tous les ménages n’est même plus un drame – tout juste une fatalité devenue le propre du guinéen indépendant. Triste et décourageant pour les millions vivants au pays et dans la diaspora. La prophétie Maya a bien eu lieu en Guinée : le 21, les fanatiques du PPAC nous ont promis au minimum 3 années de plus de son modèle de changement - c’est vraiment la fin de notre monde ! Le PPAC a raison de dire qu’il a trouvé notre pays au bord du précipice – le problème c’est que depuis il nous a fait faire un grand pas en avant…

 31 Décembre 2012

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