“ON DII KOI, ma chronique mensuelle…” Mars 2010

Conakry, le 31 Mars 2010

Me isi letan lon san fou, Walahi!

Les coups de gueule d’un afro-optimiste en colère,

« Il faut laisser ceux qui pensent tout faire avec des fusils et des bâillonnettes se fatiguer puisque nous savons qu’on peut tout faire avec, sauf s’assoir dessus » (adaptation de A.T. Cissé)

  • Côté perso, »

« 3e transition vers la 3e République»  – la 3e Télé-Novéla guinéenne!

Salutations Distinguées d’un vulcanologue au fond de son trou

Une nouvelle voie (2)

Je suis chaque jour un peu plus convaincu que nous sommes encore sur une mauvaise voie pour un changement qualitatif. Entre la rage et le choléra je choisis……ni l’un ni l’autre car il existe aujourd’hui des traitements efficaces contre les deux! Nous ne sommes plus aujourd’hui dans une course de vitesse mais dans une course de fond avec de nombreux obstacles et haies à franchir pour reconstruire notre pays sur de nouvelles bases saines. Ce que nos trois dictateurs précédents ont détruit dans le désordre le plus total en 51 ans ne sera jamais réparé même partiellement en 6 ou 12 mois. Il n’existe pas de boutons «Delete» ou «Quick-Fix» à notre situation actuelle. En tant que scientifique, pour moi un travail n’est pas bien fait à 80-90% mais plutôt à 100% ou même 110% c’est à dire mieux que ce que j’espérais au départ. Et nous ne souhaitons et n’accepterons pas moins pour notre pays; les guinéens toutes catégories confondues veulent pouvoir enfin chanter en chœur avec Meiway : «on a gagné, on a gagné».

Notre nouvelle voie ne doit pas être seulement sociale et politique; si nous réussissons notre réconciliation nationale, elle sera surtout économique au vu de nos potentialités peu ou mal exploitées. C’est notre réussite économique qui remettra le pays dans le concert des grandes nations africaines. Je vais pour une fois faire exception à ma règle en citant une réflexion intéressante d’une intellectuelle qui écrit pour partager ses idées sur les changements possibles sur notre continent; je ne choisirais pas Voltaire, Molière, Camus ou Sartre parce que leurs bons mots n’étaient pas destinés à notre triste contexte et qu’ils en auraient sûrement utilisé de bien plus durs si c’était le cas. Je vais plutôt citer Dambisa Moyo, une jeune zambienne qui a étudié dans son pays jusqu’à ce que la mauvaise gouvernance locale ait abouti à la fermeture de l’unique université. Elle est donc allée aux USA où elle a fait d’excellentes études qui lui ont finalement ouvert les portes de la Banque mondiale. Deux ans plus tard elle démissionne pour aller faire un master à Harvard et un doctorat d’économie à Oxford (certains ne l’apprécieront pas chez nous). Elle travaille maintenant pour la banque Goldman-Sachs où elle est chargée de la stratégie économique à l’échelle mondiale. Elle a publié en septembre 2009 un petit bijou intitulé «L’aide fatale, les ravages d’une aide inutile et de nouvelles solutions pour l’Afrique». Si vous ne devez lire qu’un seul livre cette année je vous conseille fortement celui-ci. Elle écrit : «Ce dont les pays pauvres ont besoin, ce n’est pas d’une démocratie avec ses partis multiples (alimentaires et haineux), c’est d’un dictateur bienveillant et décidé, capable de faire aboutir les reformes nécessaires pour un démarrage économique. En d’autres termes, organiser en toute hâte des élections avant d’engager la croissance économique est une recette sûre d’échec…….Il y a trente ans seulement le Malawi, le Burundi et le Burkina Faso dépassaient la Chine sur la base du revenu par habitant. Ce sont les investissements directs étrangers et la croissance rapide des exportations – et non l’aide – qui sont la source du miracle économique chinois. L’Afrique doit profiter des leçons de l’Asie…..Malheureusement des liens étroits existent entre les nations sub-sahariennes. On ne les connait que trop: le degré atteint de pauvreté, l’extension de la corruption, l’incidence des maladies, le manque d’infrastructures, le caractère irrégulier (mais essentiellement indigent) de la performance économique, l’instabilité politique et la propension historique à la violence et aux désordres sinon à la guerre civile. Ce sont là les caractéristiques que l’on rencontre presque dans toutes les nations africaines, bien qu’à  des degrés variables….La vie de milliards d’êtres humains dépend de l’application de solutions correctes de financement aux problèmes des sociétés en développement. Après plus de cinq décennies de diagnostics erronés il est temps de prendre le virage et de s’engager désormais sur une route plus ardue mais indiscutablement plus sûre. C’est un appel au changement.» La dame ne prend pas de gants et les remèdes proposés sont énergiques, style thérapie de choc; certains diront même excessifs. Moi je pense que l’Afrique et la Guinée en particulier tireront plus de bénéfices des réflexions de Dambisa Moyo que de l’aide publique actuellement dilapidée ou des concerts de musique contre la faim. Nous voulons désormais entendre de nos dirigeants des bilans annuels sur l’état de la Nation qui parlent de tonnes de fruits, céréales et café exportées vers l’étranger et de nombre de postes de travail stables créés pour nos jeunes par des PME et PMI mixtes et nationales propres et qui payent leurs impôts régulièrement – pas de nombre de 1ère pierres posées ou de visites d’état à l’étranger.

Néanmoins un polémiste rigoureux et honnête se doit de faire ressortir les côtés positifs et négatifs de toutes les décisions qui concernent l’avenir à court, moyen et long termes de la Nation. Il ne doit pas systématiquement tirer sur tout ce qui bouge et doit proposer des solutions alternatives si elles existent – sinon il doit pouvoir proposer de casser les termitières géantes qui ont envahi la vieille maison et suggérer de recommencer depuis l’instant où tout est allé de travers, pour reconstruire un bel immeuble pour longtemps.

Je vais donc m’essayer pendant quelques semaines à cet exercice très difficile chez nous:

1. Nous avons depuis le 16 février 2010 deux nouveaux gouvernements d’union nationale pour mener une transition rapide vers les premières élections démocratiques depuis notre indépendance:

  • Pour : Enfin nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses et mettre temporairement de côté les bagarres entre marchands de tapis. Le travail à faire est énorme mais comme nous avons 34 têtes pour le faire à la primature et 23 à la présidence, avec une répartition équitable des tâches, chacun ne devrait pas avoir trop à faire pour les 5 prochains mois. En plus le nouveau gouvernement de la primature est presque démocratique car composé de 82% de civils et 18% de militaires (sûrement en mission de défense de l’intégrité territoriale) soit une nette amélioration depuis fin 2008. Nous avançons enfin de deux petits pas en avant mais attention! En plus il y aura 32% d’entre eux (11) au niveau de la primature qui vont nous faire faire beaucoup d’économies sur les billets d’avion et les frais de missions car ils sont interdits de séjour en Afrique, en Europe et aux USA.
  • Contre : Je n’insisterais pas trop sur les nouveaux élus par les deux pouvoirs en cours car je ne les connais pas en grande majorité mais ce que j’entends déjà dire sur certains d’entre eux m’inquiète un peu; certains font même très froid dans le dos à de nombreuses familles de Conakry, dont la mienne. Une chose est sûre: tous les guinéens les auront individuellement à l’œil, comme du lait sur le feu car cette fois-ci toute dérive sera dénoncée rapidement et publiquement comme dans toutes les démocraties, même naissantes. Et puis il n’y a encore que 5 femmes (15%) dans l’équipe de la primature, malgré toutes les conventions internationales que nous avons signé et le fait que nous savons tous qu’elles sont tellement plus sérieuses que nous les hommes dans la gestion des affaires de la citée. Le plus triste pour moi c’est que nos ministres issus des forces vives vont siéger tous souriants et sans aucune gêne avec certains autres collègues lors des différentes réunions et cérémonies officielles – c’est ça la Realpolitik en Guinée, le pays des bises éternelles à nos bourreaux humains et économiques! Au fait qui pourrait me donner les noms de civils dans les états-majors de nos différentes armées? Si cela n’existe pas alors pourquoi un soldat serait-il autorisé dans les états-majors des civils, c’est à dire dans l’exécutif, le législatif et le judiciaire nationaux? A oui, je viens de me souvenir pourquoi…

N’ayons plus peur du changement en profondeur et radical – de toutes les façons il est inévitable, ici comme partout ailleurs dans le monde; c’est ça aussi la mondialisation!

Une nouvelle voie (3)

Le polémiste rigoureux et direct continue son exploration des méandres de décisions importantes pour la nation prises par nos bosses temporaires. Je continue donc sur ma lancée en proposant des pistes de réflexions et des propositions d’action qui pourraient être poursuivies (si nécessaire) afin de redresser la barre quand la nouvelle voie sera effective. Cette voie sera à créer et à mettre en œuvre par tous les guinéens et guinéennes qui souhaitent aujourd’hui et se battront demain avec tous les moyens légaux disponibles pour mettre fin à notre slogan national actuel «Corruption, Médiocrité, Injustice» qui a remplacé entièrement le «Travail, Justice, Solidarité» de la Nation guinéenne en 1958. Ils se reconnaitront tous dans cette description et leurs critiques, suggestions et propositions seront indispensables pour enfin mettre en œuvre pour la 1ère fois dans ce pays des débats contradictoires sincères, constructifs et enrichissants pour notre nouvelle démocratie. Personne n’a tout seul la science infuse de toutes les bonnes décisions (désolé, nos 3 dictateurs!) mais nos têtes mises ensemble vont amener enfin des stratégies et des actions de qualité et de progrès pour le pays.

1. La procureure adjointe de la CPI a séjourné à Conakry du 17 au 19 février; avant de partir elle a dit publiquement qu’il y a bien eu des crimes contre l’humanité le 28 septembre 2009 par des militaires guinéens sur des civils innocents et qu’elle a aussi des dossiers sur leurs crimes de janvier et février 2007. Elle a prévenu nos chefs militaires que si la justice guinéenne ne les juge pas en disant tout le Droit (international, pas guinéen) alors elle le fera pour nous – en bref, elle ne préfère pas la paix à la justice.

  • Pour: Enfin notre justice nationale va pouvoir nous montrer qu’elle peut s’amender pour ses 50 ans de dérives innommables et honteuses. Elle a le choix aujourd’hui de reprendre enfin le chemin de la rédemption pour constituer demain le 3ème pouvoir indépendant de la démocratie guinéenne. Dans le cas contraire, non seulement des «étrangers» feront bien le boulot à sa place mais en plus elle prouvera à tous qu’il faut mettre tous ceux qui sont en fonction actuellement à la retraite (anticipée ou non) pour la reconstruire entièrement avec du matériel humain jeune, neuf et pas encore pollué.
  • Contre: Dommage que l’on n’en profite pas pour faire ressortir la vérité et la justice sur tous les crimes de l’état guinéen depuis 1959. Mais ne soyons pas trop naïfs ou gourmands: ces procès à venir seront pour tous les guinéens et pour tous les défenseurs mondiaux des DDH ceux de la Vérité et de la Justice sur tous les crimes des systèmes politiques de notre pays et pour toutes les générations de victimes des dictatures passées. Certains membres du PDG ont assassiné machiavéliquement tous nos premiers cadres y compris nos vrais militaires pour les remplacer par des miliciens révolutionnaires et criminels. Puis leurs enfants, une partie des cocoforistes, se sont spécialisés surtout dans les crimes économiques et financiers; résultat final, leurs petits-fils, une partie des dadistes, sont devenus des experts en crimes humains et économiques. Leurs procès (et ceux à venir sûrement au Niger) sonneront sûrement le glas des dictateurs criminels africains; progressivement en parlant de nos anciens présidents nous raconterons, comme sur tous les autres continents, soit leurs bienfaits pour leurs pays et leurs retraites dorées conséquentes, soit leurs crimes contre leurs peuples et les jugements sévères qui les auront puni pour l’ensemble de leurs méfaits. L’impunité criminelle du style PDG, c’est bientôt définitivement fini en Afrique au XXIe siècle, inch Allah!
  • Une nouvelle voie (mes propositions): ces actions de vérité et de justice devront être menées avec justesse, rigueur et sévérité jusqu’à ce que tous les instigateurs, commanditaires, et les principaux exécutants directs soient débusqués, jugés et condamnés à hauteur de leurs crimes. La justice guinéenne devra retrouver les principaux assassins qui étaient au stade ce jour-là, les juger, les déshabiller (de leurs tenues et bérets) et les placer grâce à un processus de DDR (démobilisation, désarmement, reconversion) dans des PME agricoles et de travaux publics gérées par la nouvelle armée, pour la discipline nécessaire. Si les différents états-majors de nos forces de défense et de sécurité acceptent de le faire de bonne foi, il sera possible d’identifier les principaux criminels, les pires. Nous appliquerons demain la «Tolérance Zero» sans faille pour tous les criminels en Guinée; c’est cela avant tout l’état de Droit, quand on vient de là où nous venons…

Et puis le moment est maintenant venu d’étendre le nouvel exemple de notre général-sauveur depuis quelques semaines à sa suite et à tous ses ministres militaires: porter des costumes (ou des boubous) pour toutes ses activités civiles et son treillis et béret pour ses activités militaires. Depuis récemment, même le commandant «Barre: xx / yy / zz»  de la présidence nous gratifie enfin d’une tenue civile pour lire les décrets concernant les cadres civils de nos 2 gouvernements. L’accoutrement Sankara est vraiment passé de mode aujourd’hui. Pour nos chefs civils temporaires, si ils sont vraiment persuadés qu’ils ont besoin de gardes de corps pour les protéger, alors qu’ils leurs enlèvent leurs tenues de guerre et les remplacent par des costumes et lunettes noirs, oreillettes blanches et pistolets Tazzer ou avec balles blanches; non seulement ils seront plus convaincants et à la mode, mais surtout ils seront plus inoffensifs et ne nous rappelleront plus à chaque fois que nous les voyons leurs basses œuvres passées et récentes. Dans tous les cas ceci sera la règle dès le démarrage de la nouvelle voie – les treillis au camp ou à la frontière; les costumes, «trois-poches» et tenues africaines tout le reste du temps…

La pauvre commission nationale a fait vraiment une grosse bêtise en sortant son rapport quelques jours avant l’arrivée de la procureur adjointe de la CPI chez nous: elle a plutôt enfoncé encore plus les instigateurs et commanditaires du 28 septembre 2009 alors qu’en fait elle espérait les blanchir; le profil bas (très bas) que ces personnes affichaient depuis un certain temps leur auraient permis sans doute quelques années de plus de liberté conditionnelle. Au lieu de cela, elle a fâché fortement  un certain «responsable unique désigné» et la police de la communauté internationale qui a accéléré en réponse la procédure judiciaire internationale.

2. Le chef de la junte militaire qui dirige notre pays nous demande de préférer la paix à la justice:

  • Pour: R.A.S.
  • Contre: Il semble qu’il y ait certains de nos compatriotes surtout dans nos camps militaires, j’espère pas tous, qui veulent qu’on tire un double trait sur 51 années de crimes impunis – bref une amnésie nationale pour commencer notre démocratie. Inutile de commenter une telle proposition.
  • Une nouvelle voie: Il suffira juste de leur démontrer pourquoi il n’y aura jamais de paix et de développement dans ce pays (et dans tous les pays qui ont vécu ou qui vivent encore le martyr de leur peuple par une minorité de criminels non repentants) sans la Vérité et la Justice universelles; ensuite on verra pour la Réconciliation. Un jeu d’enfant!

3. Le président de la CENI (ancien leader de la société civile!) annonce sur les ondes nationales que les guinéens de l’étranger seront exclus des 1ères élections présidentielles démocratiques du pays pour des considérations de calendrier et de ressources; ensuite commence pendant une semaine un festival de oui, non, ceux-ci, pas ceux-là!

  • Pour: R.A.S.
  • Contre: je ne sais même pas par où commencer: on veut ainsi exclure sans aucun remord 3 à 4 millions de guinéens (et près de 2 millions d’électeurs) sur une population totale de 10 millions alors qu’ils fournissent aux habitants guinéens plus en apport direct dans touts les domaines que l’aide internationale dilapidée par un groupuscule de bandits en col blanc et en treillis.
  • Une nouvelle voie: à situation exceptionnelle – solution exceptionnelle: il faut mettre fin immédiatement à cette mascarade biométrique car ce n’est en fait qu’un processus mal ficelé, mal géré et budgétivore. Le petit aperçu que ceux qui se sont présenté dans nos rares  ambassades où la CENI est allée recenser leur a prouvé que c’est un travail d’amateurs qui était proposé – on imagine ce que cela a dû être dans tous les villages, villes et régions du pays profond! Ce travail de recensement urgent des guinéens de l’étranger peut très bien être réalisé en moins d’un mois si on le confie aux associations guinéennes qui existent dans toutes les villes qui ont de grandes communautés et qui sont proches de celles où les regroupements sont moins importants. A l’étranger comme en Guinée, tous les guinéens se connaissent dans les villages, villes et régions des pays-hôtes. Les ambassades n’ont qu’à assermenter une petite équipe dans chaque association et ils feront ce travail rapidement et bien; ils en profiteront en même temps pour remettre des cartes d’identité nationale à tous ceux qui n’en ont pas alors que c’est leur droit le plus élémentaire et sacré. Ils voteront alors avec leurs cartes d’identité et leurs passeports. Si la CENI ne veut pas débourser un franc de son budget personnel, alors la diaspora le fera cette fois-ci et enverra ensuite la facture au 1er gouvernement démocratique du pays. Il y a aura quelques ratées et imperfections? Peut-être, c’est même fort probable, mais sûrement moins qu’avec la farce biométrique actuelle. Et cette méthode sera au moins inclusive de tous les guinéens. On verra plus tard pour un recensement professionnel et de qualité en 2015. Si cette option n’est pas acceptée pour les présidentielles de 2010, pour quelque raison injustifiable de basse-politique ou d’affairisme, il faudra alors considérer ces 1ères élections comme nulles et non-avenues car non démocratiques, propres et transparentes. Bref, il faudra tout recommencer à zéro le plus tôt possible, malgré les milliards déjà dépensés et détournés  pour rien.
  • Côté «restes du monde»

Du fond de mon trou noir j’ai enfin réussi à construire un télescope géant et j’aperçois donc maintenant certains Yakos et Bravos:

–          Yako à Quart-Monde: expliquez-moi pourquoi un tremblement de terre de niveau 7 sur l’échelle de Richter fait 300,000 morts en Haïti, 800 morts au Chili et 7 blessés au Japon? La mal-gouvernance-là va nous tuer, Walahi…

–          Bravo à ATD : qui a survécu à 5 mois de misère avec ses parents et amis à ConaCrimes. Je suis maintenant vacciné contre la souffrance, la saleté  et la méchanceté! Maintenant je vais retourner chez les «méchants blancs» pour recharger mes batteries et revenir participer au combat national pour remplacer notre nouveau slogan «Médiocrité, Malhonnêteté, Mal-gouvernance » par l’original  «Travail, Justice, Solidarité »

Au mois prochain,  Inch Allah….

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About A.O.T. Diallo

Un quinqua hédoniste qui plane sur le Web...
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