Une Nouvelle Voie (Juillet 2014) : double pénitence pour les guinéens: le Ramadan et le PPAC

Bienvenue à mon bilan du 7e mois de l’An 04 de la Condécratie, un modèle de démocratie stalinienne avec très peu de travail, justice et solidarité ; un subtil mélange de communisme à la FEANF et d’affairisme sans scrupules. Je continue donc mon exploration mensuelle des méandres des décisions importantes pour la Nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif.

  1. Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois : « Une nation, ce sont des hommes et des femmes, qui en plus du territoire et des institutions, partagent et assument ensemble le passé. Une nation, ce sont les hommes et les femmes qui se projettent dans l’avenir en assumant la gloire et l’échec, des moments de douleurs et de joie de leur passé. La Guinée est promise à un bel avenir. Mais à force de douleurs et de rancœurs, notre passé est devenu un handicap. Nous ne pouvons pas construire notre avenir en faisant taire notre passé. Le passé est déjà dans notre héritage, nous ne pouvons pas le renier, nous devons l’assumer pour qu’il devienne par le biais de la critique une source de leçons positives pour l’avenirLa Réconciliation des Guinéennes et Guinéens avec leur passé, la Réconciliation des Guinéennes et Guinéens entre eux, la Réconciliation des Guinéennes et des Guinéens avec les évènements douloureux vécus et subis, la Réconciliation des différentes versions de la vérité sur l’histoire de la Guinée sont des conditions fondamentales pour la construction de la Nation (le 30, lors de l’inauguration de la 1e mosquée+église de la Réconciliation) ; « Les Guinéens ont soif de pain, c’est vrai       mais ils ont soif davantage de justice, d’égalité et de solidarité. Faisons en sorte de ne pas les décevoir. » (le 09, devant les membres du Conseil National de la Magistrature – CNM) ; « Nous sommes très conscients que nous sommes trop en retard qui va devenir une bénédiction pour nous. Pourquoi ? D’abord  ça va nous permettre de tirer des leçons  des erreurs des autres pays et deuxièmement  ça va  nous permettre d’avoir les technologies les plus avancéesUne accélération de l’histoire  permettra à la Guinée de faire  en une année, ce que les autres ont fait en dix (10) ans. C’est pour cela que notre retard qui est une malédiction  parce qu’aujourd’hui nos jeunes n’ont pas du  travail, pourrait se révéler être une bénédiction si tous les efforts  qui seraient consentis étaient de faire en 100 ans où les autres faisaient 10, non pas parce que nous nous somme Guinéens, mais parce que nous faisons au moment où il y a une accélération de  l’histoire où il y a des nouvelles technologiesIl ne s’agit pas de permettre aux jeunes de jouer aux dames, au baby-foot mais il s’agit de les permettre d’être capables à travers les différentes bluezones construites à Conakry. Avant, la Guinée était comme un géant enchaîné, nous sommes en train d’arracher ces chaînes. Et progressivement, la Guinée est un géant qui va se réveillerSi je vous montre l’audit, vous serez catastrophésLes gens n’ont qu’à avoir 10 à 20 titres fonciers, si ces titres sont contraires à la loi, ces titres fonciers sont zéros. Et nous allons les récupérer. Donc, il faut que les choses soient claires. Sous la première République, il n’ya eu aucun bâtiment cédé… L’Etat peut aliéner un bien comme prévu dans la Loi de finances. Mais, ceci ne peut être possible que quand on sait que le bâtiment qu’on va vendre, la somme va être affectée à telle dépense dans l’intérêt de la Nation. L’Etat doit faire un appel d’offres public et celui qui donne le mieux prend la maisonMoi je ne fais pas de politique électoraliste. Je ne suis pas fixé sur 2015, je vois la Guinée dans 40 ansIl arrive qu’un aigle vole plus bas qu’une poule, mais jamais une poule ne volera aussi haut qu’un aigle. La Guinée est un aigle qui volait plus bas qu’une poule, mais désormais, elle va voler parce que ses nerfs sont détendus. » (le 11, lors de l’inauguration d’un centre de distractions pour ados désœuvrés dans la commune de Ratoma à Conakry) ; « Moi j’ai tout à fait confiance en la capacité et à la sagesse du président Compaoré à trouver une solution à la crise (sécuritaire du Mali). Il l’a déjà fait pour le Togo et la Guinée » (le 18, à la conférence de presse de clôture le Sommet des pires Présidents de la sous-région » ; « L’opposition, c’est les anciens Premiers ministres. Qui a signé les mauvais contrats miniers ? Je ne peux pas aller plus loin…J’ai récupéré Simandou 1 et 2 et vous savez ce que ça m’a coûté…Aujourd’hui, j’ai fait un code minier que tout le monde trouve révolutionnaire. Dans tous les contrats, j’ai pour la Guinée 15% d’actions gratuites non dissolubles. C’est-à-dire vous ne pouvez pas augmenter le capital pour diminuer la part de la Guinée. C’est eux (les anciens premiers ministres) qui ont signé les mauvais contrats. Ce qu’ils disent n’a aucune importanceQu’ils soient à l’Assemblée ou pas, nous avons fini les élections législatives, je n’ai plus de problème (le 25, à Brazzaville lors d’une interview avec TV5) : « Ce n’est pas Lansana Conté qui m’a emprisonné. Ce sont ses ministres zélés, parmi lesquels figurait Cellou Dalein, qui m’ont emprisonné. Lansana Conté avait donné l’ordre de me mettre en résidence surveillée. Mais, ses ministres m’ont envoyé en prison par excès de zèleEt, voyez à présent, Cellou n’a rien fait dans sa région d’origine quant il était au gouvernement. Il n’y a réalisé aucune école, aucun centre de santé, aucune route. Quant à moi, je vais faire des réalisations d’envergure dans cette région avant les prochaines élections, ce qui me permettra de conquérir sans difficultés l’électorat du Fouta… Concernant le dialogue, je suis catégorique sur la question relative au départ de Waymark, puisque celle-ci ne figurait pas dans les conclusions du dialogue du 3 juillet 2013. Le premier de mes ministres qui me parlera de ça s’en ira le même jour. Il est hors de question que Waymark parte. » (le 29, devant un groupe de zigotos de l’opposition venu lui demander des faveurs personnelles) ; « Toutes les occupations anarchiques des plages seront finies. Aucune autre manifestation ne sera organisée sans l’autorisation des autorités. On ne doit pas mettre 3000 personnes dans un endroit qui ne peut recevoir que 1000. Nous n’accepterons plus l’occupation sauvage des plages. Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités » (le 30, après la mort de 33 jeunes suite aux négligences et à l’amateurisme criminels des autorités publiques et d’escrocs privés de la capitale).
  • Pour : enfin des grands flash de lucidité dans les paroles du PPAC pendant les 10 premiers jours du mois concernant les conditions préalables à une réconciliation réussie en Guinée lors de l’inauguration du nouveau centre de prières interconfessionnelles pour la Réconciliation des guinéens, sa contribution originale aux processus Vérité-Justice-Réconciliation mondiaux. Idem lors de la rencontre avec les magistrats du nouveau CNM. Les propos sont louables mais 1) il nous avait plusieures fois fait ces promesses depuis 2009 lors de sa campagne présidentielles et 2) sa solution proposée est désuète : (confier la gestion d’un tel dossier technique à des prêtres) et typique de nos pratiques habituelles c’est à dire mettre en place une commission nationale pour enterrer un problème urgent mais difficile, une volonté affichée de calmer sans rien faire de concret.
  • Contre : les discours improvisés et donc les perles reprennent dès le 11 : il faut avoir un certain toupet pour regarder des guinéens dans les yeux pour dire des contre-vérités et attendre ensuite des applaudissements de cette bande d’amnésiques. Dire qu’aucun bâtiment n’a été cédé lors de la dictature de Satan Touré – alors que le vol des biens des familles innocentes et des commerçants fortunés était la règle tous les jours – et qu’il n’est pas intéressé par les élections présidentielles de 2015 ! Quand à l’histoire de la poule et de l’aigle cela m’a fait rigoler tout le reste du mois. Il parait que l’imam de la Primature a convoqué en urgence un conseil extraordinaire des ministres pour déchiffrer cette nouvelle mission énigmatique de leur Responsable Suprême. Pour sa rencontre du 29 avec un groupe des mendiants de l’opposition il est triste de constater que l’un des membres était le secrétaire général du mouvement Tout Sauf Alpha 2015 (TSA-2015) et qu’il a eu ensuite un petit aparté avec lui. On nous confirmera peut-être samedi prochain l’adhésion de ce mouvement à la majorité présidentielle lors de l’assemblée générale du RPG. En plus le rusé PPAC a envoyé un message très clair aux guinéens et à la communauté internationale : il ne cèdera pas d’un pouce pour la participation de son opérateur personnel Waymark aux prochaines élections. Il pense maintenant avoir presque tout mis en place pour sa réélection au 1e tour en 2016 ou 2017 et il n’a pas entièrement tort.

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  1. Les décisions et actions « positives » du mois : le 01, les cinq points de l’ordre du jour et le cadre de concertation du Nième « dialogue politique inter-guinéen » sont convenus et signés par la mouvance et son opposition ; le 03, le gouvernement signe avec la Banque Mondiale un accord de financement du redressement du secteur de l’électricité comprenant le financement des frais d’un contrat externe de gestion de l’EDG pour améliorer sa contre-performance chronique ; le 03, signature d’un protocole d’accord entre la société SIMFER/Rio Tinto et le gouvernement pour un programme d’apprentissage de métiers techniques miniers (maçonnerie, construction métallique, soudure, mécanique auto et engins lourds, électronique, électricité bâtiments et autos) pendant 6 mois. Enfin 200 jeunes guinéens vont bénéficier réellement de l’existence de ce projet mais il faut espérer qu’ils ne soient pas uniquement des parents des membres du gouvernement et de la Présidence ; le 03, l’OMS décide de créer un centre de coordination sous-régional pour la lutte contre le virus Ebola : nous avons enfin une chance de ne pas tous mourir de cette épidémie ; le 05, fin des débats du dialogue politique pouvoir-opposition et embrassades communes. Comme dit par un des ténors « nous avons bien rigolé ensemble, comme de bons vieux sanakous »(cousins à plaisanteries) ; le 08, le PPAC tient enfin sa 1e promesse électorale : publier les résultats d’audits réalisés en 2009 par le Président-fou Dadis sur la gestion de l’ère de son prédécesseur. Le lendemain un des incriminés par ailleurs ministre secrétaire général de la Présidence affirme à la presse que le rapport publié est un faux et qu’il publiera la version officielle (une fois que son nom aura été effacé) confirmant une fois de plus la belle cacophonie au sommet de la Condécratie ; le 15, la rage de la population gronde au delà de la capitale : la grogne populaire atteint le village de Friguiagbé entre les villes de Conakry et Kindia. Femmes, enfants et désœuvrés sont sortis sur la route principale pour bloquer la circulation jusqu’à ce que le courant électrique qui avait décampé depuis plusieurs mois soit rétabli. Notre Président de l’Assemblée Nationale (AN) et un sous-ministre passaient malencontreusement dans le coin et ils ont été pris en otage pendant quelques heures, malgré leurs « gardes rapprochées » qui ont eu la trouille de leur vie ; le 21, nous apprenons que le capitaine Dadis Camara a été entendu par des juges Burkinabès sur son implication dans les crimes du 28 septembre 2009 (depuis le 28 février d’après lui). Le rapport a été reçu par les juges d’instruction guinéens apparemment ce jour-là soit immédiatement après le départ de Conakry du Président Compaoré. Il pourrait aussi être entendu par des juges guinéens qui se déplaceraient à Ouagadougou pour obtenir des éléments complémentaires sur sa responsabilité dans ce drame national. Ceci confirme que les pinces de la CPI se referment lentement mais énergiquement sur toute la bande de criminels militaires et civils en liberté provisoire ; le 21, mise en place par le nouveau ministre de la Justice de deux commissions de réflexions et de propositions sur les prisons et les victimes, deux questions longtemps négligées en Guinée.
  • Pour : l’accord sur l’externalisation de la gestion de l’EDG est à mon avis la seule solution à court terme qui puisse améliorer visiblement la fourniture d’électricité à Conakry. Bien sur les 2 précédentes tentatives avaient échoué tout simplement parce qu’elles avaient été sabotées de l’intérieur par la mafia régnante de la boite qui perdait du coup tous ses bonus journaliers. Il reste maintenant à espérer que le nouveau kamikaze saura évaluer et analyser les échecs de ses prédécesseurs et mettre les préalables et garde-fous indispensables pour réussir ce défi herculéen en Guinée. Pour la publication des rapports d’audit le Boss espérait jeter à la vindicte populaire « les responsables de tous nos malheurs nationaux », les anciens 1e ministres mais au final il y a plus de membres de son entourage qui sont incriminés. En tout cas tant mieux pour la lutte contre l’impunité de tous nos criminels économiques – que toute la vérité soit dite progressivement, en particulier pour les plus récents pour lesquels des audits impartiaux ont été élaborés par la Cour des comptes française en 2009. Ce sont Dadis Camara et sa bande, Sékouba Konaté et sa clique et j’espère bientôt pour le PPAC et sa mafia. Quand on démarre ce genre de processus il est difficile ensuite de le freiner pour son cas personnel. Une bonne chose suite à la publication des résultats « surprenants » du dernier recensement de la population : un parti de l’opposition a mobilisé des équipes pour aller faire le recensement de tous les « oubliés » (volontairement ou pas) dans 2 communes sur les 5 de la capitale. Si le travail est fait et publié de manière impartiale et professionnelle ce sera une preuve irréfutable de la non-validité de tout le recensement. Le reste du travail de sape et d’annulation pourra alors être réalisé par la presse et la justice.
  •  Contre : pour la dernière reprise de la palabre entre copains et coquins politiques les 5 points concernent uniquement leurs différends électoraux car même celui relatif aux victimes se limite à ceux de la période des élections législatives 2013. Les Zaccaria Diallo, Fatou Badiar, Mamadou Adama Mara,Thierno Sadou Diallo, Baba Alimou Barry et tous les autres militants bouillants de l’opposition qui sont morts ou en prison depuis 2011 sont considérés comme des dégâts collatéraux à discuter une fois les strapontins garantis et bien partagés, tous bords confondus. J’espère que les autres militants auront enfin compris la leçon. En tout cas notre PPAC national a une fois de plus bien roulé ses opposants : en acceptant de venir dialoguer avec lui et ensuite de reprendre leurs places au sein de l’AN il était assuré d’éviter une annulation de ses invitations au Sommet de Washington (entre le Président Obama et les rois nègres) et aux festivités du 15 août en France. Il a eu beau jeu ensuite d’interdire la signature du document final des travaux. Pour le centre de surveillance d’Ebola en Guinée le comité national chargé de la propagation de la maladie a eu le culot de dire que ce choix est une reconnaissance de la qualité de la gestion de l’épidémie par les autorités nationales ! Toute personne sensée sait que c’est parce que l’origine et l’épicentre sont en Guinée mais surtout que si des spécialistes externes ne viennent pas contrôler ce que nous faisons l’épidémie atteindra Pretoria avant fin 2014. Incroyable mais vrai, le résultat final des débats du dialogue politique sur les désaccords sur les accords du 03 juillet 2013 est qu’il faut désormais mettre en œuvre les accords du 03 juillet 2013 ! Retour au point de départ en rigolant et se tapant sur le dos jusqu’à la prochaine session de l’AN. Nos 114 dépités nous ont une fois encore bien trompés : ils se sont retrouvés 24 heures après pour clôturer en harmonie totale la session des lois et s’assurer ainsi que leurs salaires et avantages seront versés pendant les mois de pause parlementaire suivants.

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3. Les décisions et actions « négatives » du mois : le 02, les résultats préliminaires du recensement général de la population et de l’habitat qui s’est déroulé du 01 mars au 02 avril 2014 sont publiés. Etonnamment nous ne serions donc que 10.628.972 habitants dans le pays mais le scandale est plus dans la suite : le classement pour le nombre d’habitants par région administrative indique que celle de Kankan est la plus peuplée de la Guinée avec 1 986 329 d’habitants, soit 19% de la population totale. Conakry s vient en deuxième position avec 1.667.864 habitants et N’Nzérékoré avec 1.663.582 habitants rétrograde à la troisième place. Plus surprenant encore est le classement par préfecture : Siguiri est la deuxième plus grande préfecture du pays (695.449 habitants) après Conakry. C’est à croire que c’est Sabari-Waymark qui a fait le boulot ; le 07, clôture de la 1e session des Lois de la nouvelle AN avec des résultats mémorables : accord unanime sur les salaires et avantages des députés sans accord préalable sur leur règlement intérieur, rénovation de leur siège actuel et pose de la 1e pierre du nouveau, ratification de conventions folkloriques (comme l’annulation de visas avec la Turquie mais uniquement pour nos députés et ministres), promesses miraculeuses (Rio Tinto, GAC, AMC et OMG : O My God !) et 1 mois de congés payés en pleine cession pour près de la moitié d’entre eux ; le 07, le PPAC prouve une nouvelle fois sa générosité pour la société Rio Tinto et ses lobbyistes occultes : il dépêche ses ministres des mines et des finances en Chine, en Corée du Sud et aux USA pour faire leur travail de mobilisation du financement pour le projet de fer Simandou. Nous voila rassurés pour la mise en production en 2018 ; le 10, la société russe d’exportation de bauxite Rusal annonce le lancement des travaux de son projet Dian-Dian. Une bonne manière de geler le projet aux rapaces chinois en embuscade et en même temps se débarrasser de l’épine Friguia (des milliers de travailleurs en chômage technique définitif et l’arrêt progressif de la prise en charge de l’ensemble des services sociaux de la ville de Fria) qui n’est même pas citée dans la déclaration ; le 10, dans le compte-rendu de l’occasionnel conseil des ministres on peut lire « Il (le PPAC) a instruit le ministre des travaux publics de veiller au curage des caniveaux urbains en cette période de grandes pluies ». Pas étonnant que ces rencontres soient si rares mais Dieu merci pour ma chronique mensuelle ; le 17, le PPAC a enfin pu dénicher en cette année pré-électorale la visite officielle d’un vrai chef d’Etat mais hélas il ne s’agit pas d’un de ces Big Boss mondiaux qui nous survolent tous les jours. C’est plutôt Blaise Compaoré du Burkina Faso, un membre du triumvirat des pires dictateurs de la planète, les autres étant Mister Bob Mugabé du Zimbabwe et Omar El Béchir du Soudan. Le 1e désintégré du « pays des hommes intègres » est connu principalement pour tirer des balles dans le dos de ses compagnons-bidasses, bruler les journalistes fouineurs dans ses magouilles familiales et organisateur d’un prochain referendum avec résultats préalablement fixés dans son bureau pour devenir Président à vie. Ce sera assurément une vraie « rencontre du donner et du recevoir » ; le 17, le directeur central du tout récent recensement bizarre de la population a donné la plus originale justification de ses chiffres : « l’immigration et la pauvreté sont  les causes de ce faible chiffre fourni dans certaines régions, notamment à Conakry ». Une 1e mondiale pour une capitale africaine et personne n’a éclaté de rire dans la salle ; le 17, le gouverneur-bandit de Conakry annonce sur les médias publics sa nouvelle stratégie pour lutter contre l’insalubrité de la capitale. Après son programme précédent de 3 mois ayant coûté 1 million USD qui a abouti à une capitale encore plus sale et parfumée il annonce l’initiation d’opérations d’assainissement nocturnes ! Ce type est brillant : dans le noir total vu l’absence d’éclairage des rues et des maisons ni la population ni les journalistes (en reportages autorisés uniquement pendant les heures d’opérations) ne verront et diront plus rien – il ne restera plus que les odeurs ; le 18, lancement des travaux de bitumage de la voirie urbaine de Mamou pour les festivités de l’indépendance le 02 Octobre. En pleine saison des pluies et à moins de 3 mois de la date, la fête sera belle, mais boueuse ; le 21, la société russe d’alumine Rusal annonce depuis Moscou qu’elle a gagné le procès que le PPAC lui avait intenté devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale de Paris. Celle-ci a reconnu que le contrat de rachat des actions de l’usine de Friguia par la partie russe était tout à fait légal. Il est vrai que l’Etat l’avait obtenu juste avant pour un franc symbolique de la société française Pechiney qui voulait se débarrasser coûte que coûte de ce « désastre écologique minier » donc l’avoir revendu à des requins étrangers pour 22 millions USD fait partie des rares prouesses de Lansana Conté. Mais comme notre coq national veut toujours chanter son nationalisme préhistorique sur notre tas de fumier national, il a fallu une gifle magistrale de juges toubabs qu’il craint tant pour calmer ses ardeurs anti-impérialistes ; le 22, un nouveau décrété atteint les sommets du Sansemen : un certain Guillaume Curtis est nommé administrateur général de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), une nouvelle vache laitière des mamayas de la Condécratie. Le hic c’est que ce neveu par voisinage du PPAC a été demis de ses fonctions de numéro 2 et renvoyé du ministère des mines quelques semaines auparavant pour avoir entériné la vente sous la table d’une mine d’or sans en avoir averti ses autorités supérieures – à par son tonton bien sûr ; le 24, nouvelle virée du Boss pour une réunion capitale pour le développement de la Guinée : la troisième édition du forum économique annuel du magazine Forbes-Afrique à Brazzaville. Vu l’hôte de la rencontre un petit Sommet de la franc-maçonnerie tropicale devait être le point principal de l’ordre du jour ; le 24, le Rapport sur le Développement Humain 2014 (RDH-2014) publié par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) fourni une nouvelle évaluation du Changement en Guinée : nous avons fait un bond (en arrière) du 178e rang au 179e (sur 187) entre les rapports de 2013 et 2014. Le PPAC devrait envoyer un message de remerciement aux 8 derniers pays qui trustent ces places depuis des décennies pour lui avoir lui évité une fois de plus la dernière place ; le 26, le PPAC envoie une commission aux habitants de Siguiri : il ne posera des actions de développement dans leur préfecture qu’à partir de 2016. Pour les populations analphabètes du coin (près de 90%) la menace est claire : faites le bon choix aux prochaines présidentielles sinon… : le 29, une bousculade lors d’un spectacle de rappeurs sur une plage cause 34 morts (de 8 à 38 ans mais les 2/3 avaient moins de 21 ans) et une centaine de blessés. Les causes principales sont le nombre excessif de tickets vendus par rapport à la capacité d’accueil de la plage, l’absence d’issues de secours alors que cette prison à air libre ne dispose que d’un seul accès minuscule et l’absence de service de sécurité professionnels. Aucunes dispositions spéciales (organisationnelle, sécuritaire et sanitaire) n’avaient été prises malgré le même type de drame qui avait couté la vie à une dizaine d’enfants en janvier 2014 sur une autre plage du même acabit de Conakry. Tout ces causes prouvent, bien en plus que l’inconscience de certains parents pour les plus jeunes et des organisateurs, la négligence criminelle et les carences des autorités de la ville toutes nommées directement par la Présidence et le RPG, en particulier du gouverneur dont le seul intérêt est de récolter des milliards de GNF pour lui-même, ses bienfaiteurs et accessoirement pour nettoyer la capitale. Mais plus que tout c’est une conséquence directe de l’impunité générale dans la gouvernance nationale suite au drame identique précédent qui avait fait 3 fois moins de victimes ; le 31, le PPAC confirme qu’il ira quand même au séminaire UA-Obama, malgré le drame national et Ebola. Pendant ce temps ses collègues de Sierra Leone et du Liberia ont déclaré l’état d’urgence nationale et annulé leur voyage à la grande messe de Washington.

  • Pour : comme chaque mois : R.A.S. (Rien A Signaler)…
  • Contre : pour les résultats du recensement mes prévisions à son lancement se sont révélées justes : soit ils devaient être conforme aux chiffres de Waymark soit ils n’auraient jamais été acceptés et publiés par le PPAC. Maintenant il est persuadé d’avoir 2 millions de votants déjà acquis et « intouchables » en Haute-Guinée soit près de 20% de l’électorat national. Il ne reste plus qu’un petit 31% à magouiller ailleurs : tout sera en place avec un barrage hydroélectrique, nos bluezones nationales, quelques ponts et routes goudronnées pour un plébiscite en 2016-2017. L’aberration de ce recensement la plus significative est que désormais notre capitale est moins peuplée que Kankan qui est pourtant réputée pour être une zone morte sur tous les plans depuis des décennies, a part quelques pauvres ères à la recherche d’or mais qui sont pourchassés en permanence par les agents de l’Etat – sauf le jour précis de passage des recenseurs – mais c’est surtout le principal bastion électoral du PPAC. Une belle gifle aux Conakrykas qui n’auront qu’à mieux voter aux prochaines législatives. Pour la visite de Compaoré il parait que des abrutis les ont applaudis sous la pluie tout le long de leur parcours de l’aéroport à la résidence des hôtes. J’espère qu’ils ont été bien payés financièrement pour cela sinon comme dit l’opposant Sydia Touré il faut les laisser ». Pour le RDH-2014 il faut souligner que sur le plan mondial le Rwanda et l’Éthiopie ont connu les croissances les plus rapides, suivis pour le continent de l’Angola, du Burundi, du Mali, du Mozambique, de la République unie de Tanzanie et de la Zambie. De plus globalement l’Afrique connait des niveaux de croissance économique et de bien-être bien plus élevés que par le passé malgré l’insécurité et les catastrophes humaines ou naturelles récurrentes – sauf pour les bonnets d’âne habituels bien sûr. Pour le nouveau drame de la plage de Rogbané la 1e décision publique du PPAC a été appliquée le soir même par son gouverneur zélé : la fermeture de la plage et la destruction par bulldozer de tout le site. Bravo pour la protection du lieu d’enquête afin de conserver les preuves du drame pour déterminer ensuite les causes exactes. Et dire que notre PPAC est professeur de droit formé à la Sorbonne !

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  1. Formations, séminaires, ateliers, colloques et autres « rendez-vous du donner et du recevoir » du mois : atelier de formation des journalistes issus des services publics et privés sur le thème : concrétisation d’une nouvelle coopération des médias sino-guinéens ; atelier de validation du programme de réintégration socio-économique (!) ; formation de 200 employés sans qualifications formelles de Rio Tinto dans les écoles professionnelles nationales ; atelier des organisations de la société civile d’élaboration d’une feuille de route pour les accords politiques pouvoir-opposition du 03 juillet 2013 (?) ; formation des jeunes des partis politiques sur  le concept  ‘’Gagner avec les Jeunes’’ ; réunion d’experts maliens, burkinabés et guinéens avec les populations riveraines sur la problématique de la construction du barrage de Fomi en Haute-Guinée ; atelier de renforcement des connaissances du personnel de santé dans la lutte contre Ebola ; atelier de formation à l’intention des magistrats militaires axée sur la vulgarisation de la justice militaire ; atelier de validation du budget d’assainissement de Conakry ; atelier d’élaboration de la stratégie de lutte contre l’insalubrité à Conakry ;
  • Pour : le décompte (sur le Net) ce mois-ci (10) est une fois encore plus faible que la norme habituelle. Enfin une formation à saluer des deux mains : la qualification professionnelle des employés de base d’une compagnie minière dans nos écoles professionnelles régionales qui vont donc elles aussi améliorer leurs cursus de formation et leurs équipements techniques dans cette collaboration. A travers ce programme d’apprentissage ces employés seront formés dans les corps de métiers dont les compétences seront requises pendant les prochaines phases du projet Simandou. Ces domaines sont la maçonnerie, la construction métallique, la soudure, la mécanique auto et engins lourds, l’électronique, l’électricité bâtiment et l’électricité. Pourvu que ces écoles régionales continuent un travail efficient de qualification professionnelle des jeunes, même sans les sous de Rio Tinto car ceux-ci auront bien plus de chance dans les moyen et long termes de trouver du travail que leurs camarades de nos universités publiques et privées.
  • Contre : pour nos journalistes en ballade en Chine, après avoir épuisé toutes les combinaisons possibles et imaginables au pays leur dernière trouvaille est la sauce chinoise, un modèle international de liberté et d’indépendance de la presse qu’ils vont sans aucun doute reproduire en Condécratie. Le chef de la délégation guinéenne a plaidé dès l’ouverture des travaux pour que ce séminaire ne soit pas le dernier pour lui et sa bande. Les juges qui vont condamner à mort les militaires encore vivants en prison en sont encore à apprendre les bases « vulgaires » de la justice militaire : pauvres criminels-prisonniers !

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5. Pour conclure quelques suggestions SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalisables, Temporellement définis) pour changer le changement :

  • Camarade Responsable Suprême du Changement, maintenant presque tous les guinéens qui ne sont pas dans votre entourage sont convaincus que vous devriez quitter le pouvoir en 2015 mais comme me l’a demandé en début de mois un jeune compatriote éclairé tout le monde se pose sérieusement la question suivante : « proposez-nous de vraies solutions de substitution car le salut du peuple guinéen ne viendra certainement pas des actuels potentiels présidentiables. Ainsi, vous aurez complété votre analyse en ne vous contentant pas de demander le renoncement de AC». A ce sujet je reste désespérément pragmatique et cartésien : dans une 1e étape personne ne peut lever l’imbroglio national actuel s’il ne connait pas les bases et secrets profonds de ses fondations. Tous les pays de la sous-région et même du continent qui sont actuellement en croissance positive sont passés par cette véritable phase de transition. Voici juste quelques exemples connus de tous : Rawlings au Ghana, Kagamé au Rwanda, Konaré au Mali, Wade au Sénégal. Tous n’étaient pas des modèles de vertu avec de bonnes solutions à long terme pour l’émergence de leurs pays mais ils ont quand même déblayé le terrain des pesanteurs postcoloniales pour que de vrais technocrates et fins politiciens viennent ensuite au pouvoir. Pour nettoyer entièrement des écuries il faut utiliser ceux qui y travaillaient et vivaient tous les jours. On me répondra « et pourquoi pas directement un homme neuf ? » : je répondrais comme Gandhi Barry que pour être Président il faut avant tout se présenter et se faire élire. Or dans le contexte actuel la grande majorité des guinéens votent sans même réfléchir pour « leur parent ». Il y a aura forcement une nouvelle élection présidentielle (en 2016 ou 2017) et dans le contexte actuel nous n’avons que 2 choix : 5 années supplémentaires de Condécratie ou l’un de nos anciens 1e ministres. Bref je ne vois pas de solution actuelle plus efficace que Sydia Touré ou Cellou Dalein Diallo pour prendre le 1e relais de la reconstruction. Les nouveaux venus plus crédibles en politique de la trempe de Faya Milimono représentent sans aucun doute une meilleure solution mais ils n’auront jamais les votes nécessaires tant que le critère de choix ne sera pas le programme mais plutôt le nom de famille et la parenté ethnique. Ceux qui disent qu’il faudrait alors entrer individuellement dans ces partis pour les changer de l’intérieur ne comprennent pas comment ils sont montés et fonctionnement : leurs facteurs communs sont le culte de la personnalité du papa-bailleur, l’absence de démocratie interne et l’interdiction de la prise en compte des résultats de tout débat contradictoire qui est d’ailleurs très mal vu par tout le bureau politique national. Analysez leurs crises internes et vous comprendrez tout.

Mais plus que tout je suis persuadé qu’aucun de ces adversaires ne peut battre le PPAC tout seul, sans des stratégies communes que l’opposition doit mettre en œuvre de manière rigoureuse et solidaire pour gagner. Il ne faut pas se concentrer sur la « force d’un homme » (en français-guinéen) pour le battre mais plutôt sur celle d’un groupe élargi et soudé comme au Sénégal (deux fois) et en Côte d’Ivoire. Tous les opposants doivent s’assoir et décider, pour une fois sans hypocrisie et cartes sur table, quelles stratégies efficaces et engagements individuels seront requis et les mettre par écrit, pour demain. Ceci comprend également le choix d’une candidature unique ou multiple pour le 1e tour des présidentielles et les mesures d’accompagnement. Le PPAC est malin et retors – pour le battre il va falloir le faire à son propre jeu. Finalement aucune victoire ne sera possible sans un plan solide de communication vers les populations analphabètes dans tous les villages et villes, pas les caravanes folkloriques précédentes qui passent à la vitesse du TGV pour distribuer des T-shirts, et une organisation rigoureuse mise en place dans chaque bureau de vote avant, pendant et après l’élection. Ceci réussira uniquement avec des contrôleurs efficaces de l’opposition, de la société civile et de la presse privée, y compris et en particulier en Haute Guinée et il faudra avoir le courage de faire annuler le scrutin dans tout bureau qui ne respectera pas les procédures afin de faire annuler si nécessaire globalement tout le scrutin.

Le combat principal pour moi se trouve ailleurs. Ce serait une erreur de penser que la solution à tous nos problèmes passera par le sacre d’un 6e « Demi-Dieu » à la tête de la Guinée car même si on élisait Barack Obama il n’acceptera jamais de s’attaquer à notre foutoir national sans deux préalables incontournables. Il est impossible pour quiconque de construire un Etat fort et démocratique sur les fondations actuelles du chaos guinéen. Il nous faut avant tout remettre en place les bases d’un Etat de Droit par une dénonciation ouverte et franche de toutes les tares du passé. Il faudrait donc dans les 100 premiers jours après l’élection mettre en place un véritable processus de Vérité-Justice-Réconciliation (VJR) et un Dialogue National d’Evaluation et de Reconstruction (DNER). Tous les deux doivent être transparents et organisés par des professionnels (et non par le clergé corrompu) pour que la majorité des guinéens qui le souhaitent lisent ensemble toutes les pages et ferment ensuite le livre noir de nos 57 années d’indépendance. Si le PPAC avait commencé son mandat par cela il aurait eu un résultat incontestable pour son bilan historique et son mandat aurait été considéré comme partiellement positif. Si son successeur, qui qu’il soit, n’a pas le courage politique de le faire très rapidement, avant qu’il ne soit pris progressivement dans l’engrenage néfaste du pouvoir en Guinée, il échouera lui aussi à redresser la Guinée. Le seul « oiseau rare » qui démarrera le sauvetage de notre pays sera celui qui commencera par nettoyer les écuries d’Augias. La mise en œuvre indépendante de ses 2 processus, les seuls anti-virus efficaces, permettra de mettre enfin sur la table de discussions la destruction définitive de la pieuvre nationale, la mafia militaro-politique qui gère le pays depuis 1959. La bataille avec elle sera rude et ne sera pas gagnée d’avance d’où l’importance d’y associer nos plus grandes compétences nationales et de la diaspora qui devront être représentatives de tous les guinéens. Il n’y aura à mon avis aucunes autres méthode et chance de s’en débarrasser et après nous pourrons réussir un Reboot total du pays. Ne pas passer par ces 2 préalables nous fera répéter une 6e fois la ritournelle actuelle : « 100 jours de Garbage-Out suivis de double Garbage-In pendant 4 ans et 9 mois ». Après cela il y aura surtout la possibilité de voir grandir des partis politiques basés sur des programmes et des guinéens qui accepteront de voter pour eux et moins pour toutes les autres raisons compréhensibles mais honteuses actuelles. Pour ma part je tiens actuellement à me consacrer de toutes mes forces à ces 2 processus car les politiciens ne devront pas en être les acteurs principaux. Je préfère de loin ce combat à une participation éphémère à un jeu politique dans lequel je sais que je ruerais très rapidement et sans résultats dans les brancards Après, cela vaudra surement le coup et les sacrifices inévitables de cette Nouvelle Voie politique.

Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd’hui est le 1318e jour du « changement radical » et du « Guinea is back » – déjà 3 ans, 7 mois et 10 jours !  Ce mois-ci c’était donc double-Ramadan pour les pauvres guinéens – déjà qu’on avait de la peine à survivre avec un seul ! Un compatriote inspiré a bien définit le PPAC ce mois-ci : « vous êtes faible avec les durs (et les mauvais) et dur avec les faibles ». Si vous ne gériez pas un pays de 11 millions d’habitants on se moquerait de vous et de votre société privée en faillite depuis longtemps. La Guinée n’a plus besoin de vous Mister PPAC, les pays de la CEDEAO et de l’UA non plus. J’espère qu’au nom du respect des DDH et de la démocratie dans le monde le Président Obama vous tirera les oreilles en début août prochain lors de votre séjour inutile à Washington pour ce sommet d’encouragement des Présidents des pays africains en voie d’émergence politique, économique et sociale. A mes yeux il méritera alors son prix Nobel de la Paix. Un autre compatriote éclairé (un autoproclamé démocrate) a enrichi le vocabulaire national ce mois-ci : « le PPAC n’a pas été élu démocratiquement en 2010 mais plutôt « guinéatiquement » ! Et si ses opposants et tous les patriotes amoureux de la Guinée le laissent faire, il le sera de nouveau en 2016-2017 car il faut reconnaitre qu’en vieux politicien roublard il sort juste au bon moment quelques « grands travaux » auxquels les masses amnésiques sont sensibles dans nos les régions, ces millions de pauvres hères désabusés depuis près de 60 ans et qui ne rêvent qu’à survivre de miettes de développement aujourd’hui et demain sans jamais penser à plus loin. Pour couronner le tout il faut reconnaitre qu’avec les stratégies actuelles de ses opposants qui avaient déjà lamentablement échouées précédemment l’objectif TSA-2015 pourrait effectivement lamentablement échouer. Il faut absolument que ses adversaires politiques et sociaux proposent autre chose que ce que nous voyons actuellement – et mieux – pour être sûr de le battre le jour où il voudra bien organiser ces fichus élections.

31 Juillet 2014

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Un quinqua hédoniste qui plane sur le Web...
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