Une Nouvelle Voie (Mai 2016) : sale temps pour le Prince Mohamed Bin PPAC

Bienvenue à mon bilan du 5e mois de la Condécratie version 2.0, un modèle de démocratie stalinienne avec très peu de travail, justice et solidarité ; un subtil mélange de communisme à la FEANF et d’affairisme sans scrupules. Je continue donc mon exploration mensuelle des méandres des décisions importantes pour la Nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif.

  1. Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois: « Nous ne voulons pas de construction de pagaille. Deux étages ici, quatre par là. Nous voulons un site harmonieux. Il n’est pas question de construire des bâtiments à différents niveaux. Tous les bâtiments doivent avoir la même hauteur. Il faut que nous soyons d’ accord sur cela » (le 03, lors de l’inauguration d’une nouvelle 1e pierre nationale) ; « Je prends l’engagement que tous les déguerpis de Kaporo-rail de 1998 et ceux de Koloma maintenant seront indemnisés…Il faut une harmonie dans les ouvrages. Si vous commencez par construire 5 étages, il faut que le reste soit au même niveau. C’est important pour la beauté de la ville » (le 04, lors de la deuxième 1e pierre de la semaine) ; « L’élevage guinéen n’est pas encore économique. En plus, il existe beaucoup de problèmes entre les éleveurs et les paysans. Il faut que les bœufs cessent de divaguer sur les champs des paysans. C’est pourquoi nous allons organiser la journée de l’élevage pour  encourager les éleveurs à parquer les bœufs et à les nourrir par l’alimentation de bétail. C’est ce qui va nous donner des bœufs plus gros et beaucoup plus sains » (le 06, lors de la pose d’une dernière pierre – enfin – d’une petite industrie d’engrais en province) ; « Si le terrorisme se développe aujourd’hui nous devons nous dire les vérités. Le  terrorisme a deux causes : la misère et l’injustice. Tant qu’il y a la pauvreté et l’injustice nous serons menacés par le terrorisme… Certains États se sont illustrés dans l’enseignement d’un Islam de paix, je vous appelle à poursuivre cette initiative telle que l’a fait le Maroc et l’Arabie Saoudite (?) » (le 10, lors de l’ouverture de la conférence islamique à Conakry) ; « Qui d’entre vous ici connaît le visage de mon fils, parmi les journalistes ? Il n’y en a pas beaucoup. Comme on n’arrive pas à m’atteindre, puisqu’en matière de communication ils n’ont pas d’argent, il faut trouver un bouc- émissaireLes chefs d’Etat échouent en Afrique pour trois raisons : l’argent, les femmes et la famille. Aucun membre de ma famille n’est dans une affaire…. Parfois même, les femmes racontent des histoires en ville parce qu’on ne connaît pas ma maitresse, ceci ou cela. Moi, je ne suis pas dedans. Moi, je veux réussir. Il ne faut pas que l’argent, une maîtresse ou ma femme ait de l’influence sur moi… Pourquoi voulez parler de Singapour en disant qu’il est bien géré alors que le monsieur est resté trente ans au pouvoir… Je n’ai aucun complexe ! Chaque président est libre en fonction de son peuple à faire sa politique. Je n’ai pas de jugement. Et dans un pays ce n’est pas vous qui décidez, c’est le peuple. Personne, personne je dis, ne me dira ce qu’il faut faire ! Seul le peuple guinéen dira… Qui sait qui sera là en 2020 ou qui ne sera pas là ! Qui est Bon Dieu ? Nous en avons assez : Afrique ! Afrique ! Afrique !L’Asie du Sud- Est dont on vante tant est bien développée mais comment ? Est-ce des démocraties ? La Malaisie ?… (suite à une simple question de la correspondante de RFI) Ce n’est pas parce que vous représentez un média international que vous allez vous permettre de faire n’importe quoi, poser n’importe quelle question. La Guinée est un pays indépendant. Vous êtes un professionnel de la communication, ne faites aucune proposition à Monsieur Alpha Condé, il n’est pas intéressé. Ce que vous ne pouvez pas dire à votre Président François Hollande vous n’avez pas à me dire ça. Allez poser votre question à François Hollande, s’il vous répond, revenez, je vous répondrais aussiCe n’est pas les journaux qui dirigent la Guinée. Ce n’est ni Le Monde, ni le Figaro, ni RFI ou quoi que ce soit qui dirige la Guinée. Je ne suis pas impressionné par ce que la presse écrit. La preuve, je ne vais jamais sur internet, sauf sur mon Facebook. Je ne lis pas les journaux. Depuis que j’étais opposant, je ne lis pas les journaux, je n’écoute pas la radio Nous allons faire venir cette ONG (Global Witness), on va demander à ce qu’elle nous fournisse les preuves de ses accusations… » (le 15, lors de la 1e conférence de presse de 2.0) ; « Hier on a eu le vrai visage à Timbo. Timbo est la mosquée historique du Fouta, comment des gens peuvent lancer des pierres empêcher les gens de prier et casser des véhicules ? On dit plus le singe monte haut plus on verra son derrière… Laissez, chacun montrera son vrai visage. Dieu est avec moi, j’ai ma main dans les bras de Dieu. Il n’ ya pas un mètre carré de ce pays dans lequel je n’irai pas, je suis président de toute la Guinée… Ceux qui se tapent la poitrine aujourd’hui pour dire qu’ils sont malinkés, ils étaient là, est-ce qu’ils avaient ce pantalon pour dire cela à l’époque (1991). Quand je suis venu, vous (les malinkés) m’aviez dit que vos bouches étaient dans le sac. Est-ce que vous osiez parler ?… Aujourd’hui, vous dites malinké, malinké. Cela veut dire quoi ? Moi je ne suis pas venu pour travailler pour une ethnie. Les gens les plus malhonnêtes de ce pays ce sont les cadres Malinkés car ce sont eux qui partaient voir le général Lansana Conté pour être nommés afin de combattre le RPG. Maintenant ils s’agitent, laissez-les s’agiter, ils partiront dans la poubelle de l’histoire comme ceux qui les ont précédés. On ne peut être trahi que par ses amis et tel a été toujours le cas… Tous ceux qui ont mené la lutte clandestine, il y avait aucun malinké dedans. Je répète – aucun malinké, c’était des bagas et des gens de Lola. A cette époque, les malinkés étaient où ? Ils m’ont dit, Alpha tu es Malinké, pour avoir le pourvoir, il faut le sang humain… Comme le dit l’adage, le chien aboie, mais la caravane passe. Un jour je  vous ai dit que le crachat d’un crapaud ne peut pas ternir la blancheur d’une colombe. Alors pourquoi voulez-vous vous occuper du crachat, la colombe est déjà blanche et elle continuera son envol ? » (le 28, lors du conseil des ministres et mamayeurs hebdomadaire au siège du RPCé).
  • Pour : merci, boss-man pour la promesse, totalement irréaliste à la vue de vos ressources financières actuelles, de rembourser les dégâts de milliers de vos compatriotes spoliés par l’Etat depuis la destruction de Kaporo-rails par l’équipe de l’un de vos prédécesseurs. A beau mentir celui qui s’éloignera de nous en 2020, donc c’est un cadeau empoisonné à son successeur. Il faut lui reconnaitre une qualité, le culot : oser aller dans une assistance composée à 80% d’une seule communauté (les malinkés), leur dire de telles insultes et critiques (dont certaines justifiées) en pleine face et savourer ensuite pendant qu’elle applaudit et en redemande encore. La conclusion qui me vient à l’esprit est invariablement « le Guinéen nouveau » crée par Satan Touré est presque irrécupérable.
  • Contre : les Guinéens devraient déposer une plainte à Paris contre l’université de la Sorbonne : elle a formé pendant plus de 10 ans un cadre africain pour un diplôme de président de la république et ne lui a même pas correctement appris la conjugaison française. Pour le 3e mandat Boss, il ne faut pas commencer à dire exactement le contraire de ce que vous nous disiez le mois dernier. « Le peuple » n’a rien à vous dire dans votre business de 3e mandat – niet ! Que vous le vouliez ou pas, vous partirez Walahi ! Inutile de réveiller tous les démagogues, opportunistes, magouilleurs et mamayeurs qui vont mettre en place sur le coup des comités et groupes de soutien au 3e Nous sommes tous fatigués, surtout tous ceux qui complotent déjà autour de vous pour vous remplacer. Tous les « après lui, c’est lui » ne cherchent qu’une seuls chose, les sous que nous vous avons confié pour notre développement. Quant à l’imitation parfaite du Dadis-show avec la journaliste de RFI je pense que votre cote de popularité chez vous en France va en prendre une nouvelle fois un sacré coup. Demandez au petit dadais comment les Big Brothers répondent aux fanfarons fauchés. Un journaliste avisé (Nouhou Baldé) a essayé de classer les bourdes du boss en 2 catégories : erreurs de communication (05) et contre-vérités/provocations (6). Moi j’en ai compté beaucoup plus, sans parler du franco-charabia habituel, des ricanements et rires aux larmes, mal à propos et qui ne font plus marrer que les faucons de service dans la salle – vraiment le PPAC est le pire tribun parmi nos 5 échecs au sommet de l’exécutif guinéen. Bienvenue donc au PPAC-Show !

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  1. Les décisions et actions « positives » du mois : le 04, le jeune PM numérique nous présente la déclaration de politique générale de son gouvernement. Enfin sa première sortie médiatique en rapport avec ses fonctions de chef d’un gouvernement au XXIe siècle ; le 13, le ministre des mines et de la géologie demande officiellement à son homologue de la Justice d’examiner les circonstances d’acquisition de tous les permis accordés à l’entreprise Sable Mining (enregistrée aux Iles Vierges Anglaises) depuis sa première entrée dans le secteur minier de la République de Guinée en 2010. Vu que ce serait en fait un gombo (business) souterrain du prince héritier Mohamed Bin PPAC de l’Émirat de palais Satanya, soit son papa est très fâché contre lui, soit ce ministre a de sérieuses tendances suicidaires ; le 26, un ex-ministre conseiller de Satanya annonce qu’il a réussi à convaincre l’Arabie Saoudite de lever enfin l’interdiction du pèlerinage de la Mecque aux fideles musulmans guinéens.
  • Pour : pour le Global Mining-gate en cours nous apprenons que le 25 à Monrovia (Liberia), le président de l’Assemblée nationale, le chef du Unity Party (parti au pouvoir) et trois de leurs complices dont un ex-ministre ont été arrêtés suite à leur présumée inculpation dans la même magouille trans-frontaliere.Ca sent le roussi de plus en plus pour leurs présumés compères et complices de l’autre coté de la frontière dont le Prince Mohamed. Enfin une bonne nouvelle pour nos futurs pèlerins à la Mecque mais attention j’espère pour cet ex-petit patron que ce n’est pas un poisson d’avril, comme celui de cet autre officiel annonçant la fin de notre suspension des accords de pêches de l’U.E. Dans ce cas-ci il pourrait être lynché (figurativement) si cela était démenti par les autorités saoudiennes dans quelques semaines.
  • Contre : Voici quelques perles rares du discours PMique : « je vais travailler avec mon gouvernement afin de permettre à la Guinée d’avoir une croissance à deux chiffres et dans un avenir proche. Pour y parvenir je compte sur mon équipe composée de technocrates de la nouvelle génération et d’anciens pétris d’expérience…. Pour le transport aérien, j’annonce la relance de la compagnie nationale et la création d’une compagnie aérienne sous-régionale. La construction de lignes de chemin de fer, la réhabilitation des centrales hydrauliques, la poursuite de la construction du barrage de Souapity, l’augmentation des capacités de desserte en eau potable, la construction de logements sociaux, le développement de l’internet à travers la fibre optique dans tout le pays…Aussi plus de 700 salles de classes rénovées et équipées, 1.550 cantines scolaires opérationnelles, 23.000 enseignants et encadreurs formés, la formation de 9.800 enseignants recrutés, la formation de plus de 3.000 enseignants alphabétisés ;la construction d’hôpitaux régionaux et sous-régionaux ; le lancement du programme stratégique « 1.000 PhD et 5.000 Masters ». Tout cela pour quand – avant la 2e présentation de votre politique générale, en 2021 ? Vraiment c’est trop balaise de voir enfin la jeunesse numérique du Sanseman en action.

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  1. Les décisions et actions « négatives » du mois : le 1e, nous apprenons que la veille les secrétaires généraux des quarante-sept sections du RPCé de Conakry ont du jurer devant le PPAC et la main sur le coran, de ne jamais le trahir ! Pour ajouter un peu de piment à cette sauce leur porte-parole dit « nous sommes au nombre de 47 secrétaires généraux à Conakry, 47 présidentes des femmes et 47 secrétaires généraux de la jeunesse, nous allons lire le coran… Que la Fatiha se retourne contre celui ou celle parmi nous qui vous trahira…Nous avons un ami à Coléah, il a eu un accident. Tous ses deux pieds sont fracturés. Nous sommes obligés de cotiser entre nous pour faire face à ces genres de situation. Nous vous demandons, monsieur le président, d’approcher nos amis qui sont à l’intérieur, à chaque fois que vous y effectuez des visites et de nommer, si possible, certains aux postes de sous-préfets ». Vraiment convaincant ; le 09, un des 20 plus récents prisonniers politiques de l’opposition malade meurt en prison – en fait il avait été hospitalisé 3 jours avant de rendre l’âme alors que la demande d’hospitalisation de ses avocats avait été déposée depuis plus d’une semaine, mais sans réponse immédiate. Les mamayeurs disent que c’était sa faute car il avait déjà « courte maladie » en arrivant en tôle. Le sort des présumés innocents en Guinée est d’une élasticité infinie, la majorité pourrissant en tôle sans soins – les autres, les bénis étant exilés, ministres, juge ou gouverneur. C’est ça aussi l’anti-gouvernance ; le 11, le boss est allé en visite officielle incognito au Rwanda pour un sommet sur les NTIC (avec cours personnels en « numérique ») suivie d’une escale au retour en Gambie pour jouer au médiateur international non sollicité. Maintenant il part et il revient sans même nous prévenir pour qu’on aille l’applaudir à l’aéroport, un des derniers plaisirs qui restait au peuple d’en bas. Surtout je me demande bien comment une personne qui ne lit jamais la presse et n’écoute pas la radio pourrait jouer au médiateur dans une crise sérieuse entre le Sénégal et la Gambie – il a du leur jouer son vieux couplet favori, FEANF et panafricanisme historique ; le 11, l’ONG britannique Global Witness, dénonciatrice en chef des business louches miniers balance une nouvelle bombe anti-Sanseman dans la presse internationale. Il s’agit d’un rapport d’enquête poussée mettant à nu les irrégularités financières dont des pots de vins gluants que la compagnie minière britannique Sable Mining aurait versée en vue de l’obtention de permis miniers au Liberia et en Guinée avec pour chez nous la baguette magique du prince Mohamed et de sa cour occulte de potes affairistes. Pour atténuer le lynchage médiatique en très bonne préparation par tous les empêcheurs de tourner en rond du pays, soit près de 80% de la population, l’Emir du palais Satanya n’a pas attendu d’avoir évacué son jet-lag de retour de sa dernière mission planétaire pour voler immédiatement, hélas piteusement, au secours du fiston devant les presses nationale et internationale  ; le 12, nos dépités en session ordinaire des lois depuis le 05 avril se retrouvent pour amender et adopter enfin le chronogramme de cette session. De plus, sur les 113 inscrits il n’y en avait que 58 présents (51%). Je parie qu’ils seront par contre à 110% présents en fin de session pour approuver le nouveau règlement intérieur imbibé d’un miel spécial pour eux ; le 25, dans une émission de radio, le chef de file de la majorité présidentielle annonce la main sur le cœur « il appartient à Dieu de décider si Alpha Condé se présentera à la prochaine élection ou pas ». Ça c’est encore plus fort que « le Peuple » – le principal business lucratif pour les 4 prochaines années est lancé ; le 28, les mamayeurs du RPG-Arc-en-ciel ont commémoré l’an 25 du retour triomphal du leader super-Maximo, Mr PPAC en Guinée ! C’était en fait le jour béni des Dieux du 17 mai 1991. Ah les gauchos baba-cool ne changeront jamais – il avait surement toujours rêvé d’une telle consécration dans ses chambres universitaires gelées en France. Et pourtant Staline et Mao sont passés par là mais ils sont totalement vomis chez eux aujourd’hui.
  • Pour : comme chaque mois : R.A.S. (Rien A Signaler)…
  • Contre : ce mois-ci le PPAC nous a balancé un décret pour interdire certains klaxons sur les routes du pays – vraiment il a le Bic qui le démange ou alors un nouveau stylo Mont-Blanc à roder ! C’est vraiment triste et honteux de savoir que de telles inepties administratives finiront pour toujours dans le journal officiel de notre république bananière. Pour le G-Mining-gate, avec toute la pression inévitable des Big Brothers pour en savoir plus et surtout la réaction rapide du voisin Libérien également mis en cause, un signe clair d’une volonté de transparence et de bonne gouvernance, notre PPAC devra lui aussi faire un petit geste de transparence internationale. Tant pis pour les petits poissons qui seront sacrifiés autour d’eux, mais même cela sera insuffisant pour blanchir sur le long terme Condé I & II de ce foutoir public à rebondissements certains. La justice à froid fait beaucoup plus mal aux criminels (surtout économiques) que les actions spectaculaires en feu de paille qui masquent beaucoup plus facilement les dessous des magouilles réalisées. Un peu bizarre quand même que l’ONG n’ait pas encore été trainée en justice par la Condécratie – mais bon comme elle appartient au grand frère George Soros, ceci explique peut-être bien cela.

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  1. Formations, séminaires, ateliers, colloques et autres « rendez-vous du donner et du recevoir » du mois : atelier de formation du personnel des douanes et de la logistique ; journées d’échanges entre les acteurs sociopolitiques de la vie nationale sur l’application de l’article 36 de la constitution relatif à la déclaration et la publication des biens par les hautes autorités de la Guinée ; séminaire urbanisme dénommé “GRAND CONAKRY VISION 2040” ; atelier préparatoire du forum des ressources humaines et du salon de l’emploi et de l’entrepreneuriat ; formation sur les défis liés au leadership en termes de changement organisationnel et  de communication en gestion ; formation en techniques et stratégies de combat des 986 militaires du bataillon Gangan II ; 4e conférence nationale islamique ; atelier stratégique sur la planification stratégique et la nomination des femmes sur les listes des candidatures lors des prochaines élections locales ; atelier préfectoral de formation sur le projet de promotion de la participation citoyenne des jeunes et femmes à la bonne gouvernance et au processus de développement ; atelier portant sur l’imprégnation des principales innovations des codes civil, pénal, de procédure pénale et de justice militaire aux acteurs de la société civile ; atelier BRIDGE (Bâtir des Ressources en ‎Démocratie, ‎Gouvernance et ‪‎Election) ; formation en évaluation environnementale et sociale des comités préfectoraux de suivi environnemental et social et en politique de sauvegarde environnementale et sociale ; salon de l’emploi / forum des DRH ; atelier de renforcement des capacités de ses membres et des travailleurs du Conseil Economique et Social (CES) ; atelier de renforcement des capacités des agents communautaires de Guéckédou sur la surveillance à base communautaire de maladies à potentiel épidémique ; atelier de renforcement des capacités des cadres des ministères de la jeunesse et de l’enseignement technique, la formation professionnelle et l’emploi ; atelier de relecture du code de bonne conduite des partis politiques en Guinée ; rencontre d’échange et de concertation  en vue de l’élaboration d’un avant projet de loi sur la prévention et la lutte contre le terrorisme ; atelier national de restitution du rapport final des consultations nationales sur la réconciliation nationale.
  • Pour : le séminaire-bizness (19) semble virer de focus ce mois-ci : aucune formation de journalistes et des titres de plus en plus pompeux et alambiqués des formations, surement pour mieux embrouiller les formateurs et leurs victimes. Une table-ronde sur la déclaration des biens des gouvernants anciens et nouveaux avec leur présence dans la salle ? Pour une fois la cohésion devait être totale entre mouvance et opposition avec deux consignes strictes « ne touche pas à nos business et le pays est commandé ». Bonne nouvelle pour les Guinéens, près de 1.000 militaires vont bientôt être exportés. Mais mauvaise nouvelle pour les Maliens car on s’en débarrasse chez vous, veux – peux pas. Et surtout ne venez pas vous plaindre ensuite ou pire nous les renvoyer – c’est vous qui avez demandé. Pour le séminaire BRIDGE c’était touchant de voir à la TV-PPAC une nouvelle fois au cours du même mois les représentants du pouvoir et de l’opposition en copains/coquins avec moult accolades et sourires. La bataille des insultes sous la ceinture et des menaces en l’air reprendra en juillet, après le ramadan – promis.
  • Contre : Conakry vision 2040 ? Mon Dieu cette ville survivra-t-elle au 2e Sanseman en fin 2020 – that is the only question ? Pour le séminaire préfectoral pour les jeunes et les femmes, d’après les images diffusées les participants étaient à 90% des hommes de plus de 60 ans ! Affaire de perdiems va nous tuer dans ce pays Walahi ! Un atelier sur la bonne conduite des partis politiques ? Les formateurs n’ont pas pu terminer le 1e chapitre du manuel « moralité et éthique minimales en politique – 101 ».

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  1. Pour conclure quelques suggestions SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalisables, Temporellement définies) pour changer le changement :

 Aladji 2.0 – l’imbattable, pardon il faut tout faire pour que vos mamayeurs arrêtent d’accélérer la mort de certains présumés innocents après leurs calvaires dans un mouroir officiel de l’Etat et en même temps nommer certains comme ministres (surtout pour votre sécurité personnelle qui nous tient tant à cœur et contre les autres bandits du pays) ou juge ou gouverneur de région. Attention, pour les Big Brothers c’est la marche juste en dessous de crimes contre l’humanité ; chez nous les DDHistes on appelle ça « deux poids, deux mesures » ; pour le peuple d’en bas c’est la foutaise et l’injure suprême. Une solution originale à tester serait par exemple de mettre immédiatement la catégorie privilégiée dans les mêmes conditions et voir comment eux survivraient aux traitements First Class offerts par nos gendarmes et policiers, d’autant qu’avec leurs réserves physiques et financières cette probabilité sera plus élevée. Bon c’est sur qu’il y aura de gros risques pour votre sécurité personnelle car ils ne partiront pas sans beaucoup de pagaille mais par contre Amnesty International et HWR vont donneront ensuite la médaille d’honneur du suicide politique pour cause humanitaire. Voyez-vous Prési, les 3 principales tares qui sont à la base de l’absence presque totale de dialogue contradictoire constructif chez nous sont la justice sélective, l’indulgence collective et l’immunité des criminels. Il est impossible dans un tel système d’anti-gouvernance de ne pas tomber dans un « repli communautaire » entre les différentes ethnies d‘un pays uniquement pour se défendre et survivre. Cela se voit sur le terrain tous les jours en Guinée et dès qu’on a un « parent » qui sort la tête de l’eau et pénètre dans la mangeoire publique, sa famille et tous ses proches s’y accrochent comme à une bouée de sauvetage. Je dois reconnaitre honnêtement que mis dans une telle situation et sans aucune porte pour en sortir je ferais peut-être pareil. Donc tant que les causes profondes de notre stagnation ne seront pas attaquées, ce refus de dialoguer avec une personne qui te sourit, mais qui tient un couteau dans sa main cachée dans le dos, ne se résorbera pas progressivement…

J’aimerais juste rajouter 2 points qui sont importants pour moi :

1- Le rôle extrêmement néfaste des « excités » des partis politiques, ces personnes qui oublient que dans nos us et coutumes les insultes directes et familiales, surtout sans preuves concrètes, ne passeront jamais pour le public – bien au contraire. En plus le faire à chaud et tous les jours est totalement contre productif et la pire des erreurs. Quant on est fâché il ne faut jamais écrire ou parler immédiatement car on dit toujours des paroles que l’on regrette ensuite. J’essaie de m’entraîner tous les jours à cette leçon que j’ai apprise parfois à mes propres dépens.

2- Je suis sidéré par nos compatriotes qui applaudissent et défendent bec et ongle ce qui se passe dans la gouvernance chez nous, qui veulent y voir un avenir radieux assuré pour tous, sans même jeter un coup d’œil autour d’eux, dans leur propre environnement proche. L’anti-gouvernance et le misérabilisme des conditions sociales en Guinée (sécurité, santé, éducation et tous les autres services sociaux essentiels) touche TOUS les guinéens, y compris ceux qui applaudissent bêtement sans comprendre qu’ils sont grugés tous les jours, comme tous ceux qu’ils détestent, par une bande de coquins qui assure tranquillement son avenir financier sans scrupules et en se moquant d’eux dans leurs dos. Un excellent exemple nous a été offert par notre PPAC le 15, lorsqu’il s’est moqué en rigolant et s’est défoulé sur ceux qui sont persuadés qu’il est leur parent proche, qui ont presque tout sacrifié pendant les décennies de vaches maigres et qui sont encore en majorité prêts à mourir pour lui, même quand ils savent qu’il n’a pas raison et qu’ils en pâtiront autant que leurs « ennemis ». Aujourd’hui je ne vois pas encore l’homme politique guinéen qui puisse nous sortir de nos sempiternels coups-bas opportunistes tout simplement parce qu’ils ont pratiquement tous fait partie ou alors ils font tout leur possible pour intégrer ce système pourri qui gère professionnellement notre chaos. Pauvre Guinée, quelle malédiction sans fin – qui pourra la lever et comment ?

Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd’hui est le 1987e jour du « nouveau changement radical » et de l’ancien « Guinea is back » devenu en 2016 « Guinea is really in back », déjà 05 ans, 05 mois et 10 jours ! Le sourire du mois nous a été offert par la célèbre commission provisoire pour la réconciliation nationale (CPRN) qui a enfin réussi à produire son 1e document après tant d’années de loyaux services au Sanseman. J’ai lu tout ce que j’ai pu trouver sur cette structure et en particulier le rapport final commandité à des consultants externes mal sensibilisés et indifférents à notre drame national. C’est tout juste pour produire une preuve écrite qu’elle a effectivement travaillé, bien utilisé la totalité des centaines de milliers d’USD offerts par des agences du SNU et bien rempli sa mission que plus aucun bailleur ne va continuer à financer suite à ce rapport peu convaincant sur le sérieux et la qualité de la démarche présentée. Bref, il leur fallait au moins une preuve, pour les archives nationales, à montrer avant de fermer la baraque. La ficelle de cette supercherie montée de toutes pièces par le pouvoir est tellement grosse que je conclurais ce nouvel échec du Sanseman par une réflexion personnelle que je rappelle souvent. Il ne faut pas penser que cet éléphant a accouché d’un moustique en raison de l’amateurisme et de l’incompétence de ses initiateurs. Bien au contraire c’est un plan bien structuré et réfléchi du système mafieux militaro-civil qui gère notre pays et qui a besoin de ce show pour espérer enterrer ce blocage évident au développement de notre pays. Pas étonnant aussi que certains bailleurs ne manquent pas de financements pour s’assurer que leurs programmes et projets en souffrance chronique puissent enfin produire quelques maigres résultats en Guinée, indispensables pour maintenir les budgets alloués et les postes conséquents. Heureusement c’est le mépris excessif et le manque de finesse de ces gens qui pensent que tous les guinéens sont assez primitifs et amnésiques pour tout gober qui aura été la raison de leur échec dans ce processus. Ils étaient prêts à tous les coups pour camoufler que l’unique responsable de ces drames est l’Etat guinéen et ses innombrables hommes de main, que c’est lui seul qui doit se réconcilier avec toutes ses victimes. Leur devise négationniste « tous victimes – tous bourreaux » ne passera jamais et espérer balayer tout notre passé sous leur tapis pour repartir à zéro est d’une bêtise et d’une naïveté abyssale. Cet état de fait immuable depuis près de 60 ans ne disparaîtra qu’avec la mise à mort de ce système qui gère très professionnellement le chaos en Guinée. Parler de réconciliation n’est pas possible dans un tel contexte d’hypocrisie et de petits calculs mesquins. Nos bourreaux ne réussiront jamais à nous faire gober leur pilotage du processus. J’espère qu’ils l’auront enfin compris après l’échec patent de cette nouvelle tentative. Et oui, il n’y a pas besoin de réconciliation nationale entre les Guinéens comme beaucoup l’écrivent à juste titre chaque fois que le sujet ressort mais d’un processus indépendant et vertueux de réconciliation entre un Etat voyou et refusant de reconnaître ses crimes et ses victimes. Il n’y aura aucune échappatoire possible à cela. Quelles sont ces victimes ? Celles directes qui ont vécu l’horreur sur terre dans leurs cœurs et leurs têtes et celles indirectes, les plus nombreuses mais qui ne le savent parfois même pas, ces millions de Guinéens privés du minimum de qualité de survie, de protection et de développement individuels et collectifs dont ont bénéficié tous les pays du monde du même niveau de développement que le notre en 1960.

 

31 Mai 2016

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Un quinqua hédoniste qui plane sur le Web...
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