Une Nouvelle Voie (Janvier 2018) : le ménage polygame qui retarde le pays : le RPG, l’EDG et la RTG

Bienvenue à mon bilan du 25e mois de la Condécratie version 2.0. Je continue mon exploration mensuelle des méandres des décisions importantes pour la Nation prises par nos nouveaux chefs en proposant des pistes de réflexions et d’actions qui pourraient être envisagées pour que le « vrai changement » soit effectif.

  1. Echantillon de paroles et pensées présidentielles du mois:
  • « Nous avons d’énormes progrès à faire. Mais le plus utile c’est le changement de la mentalité. Car, nous sommes habitués à une très mauvaise gestion, au laxisme. Sous la première république il y avait la discipline. Personne ne se permettait de garer sa voiture en pleine rue pour empêcher les autres de circuler mais aujourd’hui nous avons perdu tout cela. Donc il est important que nous apprenions la discipline, que nous respections nos voisins, que nous respections la loi. Voilà autant de défis que nous devons relever en 2018. Et moi je suis décidé à relever ces défis. J’ai prévenu le gouvernement : ceux qui n’iront pas dans ce sens-là partiront. Tout le monde est utile, personne n’est indispensable. Il faut que nous, les cadres, les dirigeants, essayions d’abord de servir notre peuple en améliorant les conditions du peuple… En 10 ans le président Lula a pu sortir le Brésil de la misère. S’il y a la volonté nous aussi nous pouvons sortir une bonne partie de la population. Lula a réussi, ce n’est pas un Dieu. Nous aussi on peut le faire à condition que nous soyons patriotes… Le deuxième grand point faible de la Guinée, en dehors du nationalisme étroit, c’est l’absence de patriotisme. Nous ne sommes pas patriotes et nous ne voulons pas défendre les intérêts de notre pays. Chacun ne pense qu’à soi et ne veut pas le bonheur de l’autre Or sans patriotisme aucun pays ne peut aller de l’avant… Nous avons voté l’année dernière la loi contre la corruption. Il faut maintenant qu’elle s’applique afin d’améliorer le fonctionnement de notre administration et lutter contre la corruption… Grâce à des cadres africains compétents nous sommes en train de développer notre agriculture. Tous les cadres africains compétents qui peuvent venir ou qui sont à la retraite je leur ferai venir, que cela plaise ou pas… Très souvent les problèmes auxquels nous sommes confrontés sont dus à des ingérences étrangères qui ne nous écoutent pas alors que nous subissons les conséquences de leurs actions. C’est de notre faute parce que nous avons des complexes et nous ne prenons pas notre destin en main. Le retard de l’Afrique est dû en grande partie à des chefs d’Etat africains… Je n’ai pas été présent en Guinée, j’étais souvent absent à cause l’Union Africaine… » (le 02, lors d’une mamaya de vœux à Conakry avec ses 2 gouvernements, les institutions version RPCé et le corps « diplomagique »).
  • « Tout le monde félicite ma présidence de l’Union Africaine sauf les journalistes guinéens… Je suis prêt à collaborer avec la presse mais il faut que chacun commence par balayer devant sa porte, c’est votre rôle d’expliquer et vous ne le faites pas. C’est comme si la presse guinéenne a pour rôle de montrer que ce qui ne va pas et non ce qui va. On a été à Paris et on a obtenu 21 milliards, vous avez saboté cela en supportant Soumah (le secrétaire général adjoint du syndicat des enseignants en grève). Comment voulez-vous que le gouvernement vous accompagne dans ce sens… Ce que les journalistes peuvent faire ici dans un aucun autre pays dit démocratique ils ne peuvent le faire. Je n’ai jamais demandé un droit de réponse. Vos émissions interactives, les gens qui appellent, racontent du n’importe quoi…  Je m’en fous de ce que les gens écrivent, ce ne sont pas eux qui gouvernent la Guinée. Tous ceux qui auront l’intérêt de la Guinée dans leur ligne de mire on va travailler ensemble mais tous ceux-là qui vont travailler contre la Guinée ils me trouveront sur leur chemin…  Comment Cellou (Dalein) peut aller dire à Labé que moi je suis contre les peulhs ? Allez-y en France demander, certains disaient même que j’étais l’instrument des peulhs contre les malinkés… J’ai dit à tous les diplomates, celui qui va s’ingérer dans les affaires de la Guinée je le mettrais dans le premier avion  La Guinée est un pays souverain. C’est vous qui avez le complexe. J’ai dit qu’il est temps que nous prenions notre destin en main… (parlant de ses opposants) Il y a certains qui tiennent des discours pour que je les mette en prison alors qu’ils ne représentent absolument rien. Ils passent leur temps à insulter et après ils m’envoient des messages pensant que je vais les appeler pour leur donner de l’argent. Ce que tu n’as dit pendant que tu étais au gouvernement c’est après ton départ que tu pourrais le dire… Ce qui se passe en Guinée ne se passe nulle part pour les médias, dans les émissions surtout les émissions interactives. Allez-y dans les pays dits démocratiques vous le faites là-bas, le même jour vous partez en prison. Au Sénégal, en Côte d’ivoire, des journalistes y sont arrêtés mais moi j’ai dit depuis que je suis opposant que je ne répondrai pas à un journaliste à plus forte raison l’emprisonner. Dans d’autres pays ces journalistes des « Grandes Gueules » iront tous en prison. Il y en a qui crient et écrivent pour que je les reçoive. Ils n’ont qu’à continuer je ne les recevrai pas tant qu’ils ne changent pas. Il y a d’autres qui m’insultent pour que je leur donne de l’argent ou que je les mette en prison, je comprends leur politique visant à se martyriser pour qu’on dise qu’ils ont été les plus audacieux. C’est des nuls politiques, je suis mille fois plus politique qu’eux. Je regrette qu’on change partout en Afrique sauf les journalistes guinéens. Je me demande parfois si ces journalistes sont des patriotes   » (le 05, lors du déjeuner de nouvel an et de réconciliation (!) avec la presse nationale).
  • « Nous allons construire une usine de canne à sucre à Faranah. La canne à sucre avec la biomasse donne de l’énergie… Nous pouvons développer la culture de manioc, d’arachide et de maïs puis renforcer la production du miel… Le handicap de la Guinée c’est qu’on produisait beaucoup mais nos produits étaient transformés dans les pays voisins, l’essentiel des plus-values ne revenaient pas aux paysans guinéens. C’est pourquoi nous avons décidé de transformer sur place tous nos produits agricoles…  Il y aura des machines qui transforment la pomme de terre en frites congelées, nous pourrons garder nos pommes de terre pendant plusieurs mois. On pourra les vendre à Conakry dans les hôtels et restaurants mais aussi les exporter à l’extérieur. C’est la même chose pour les tomates qui pourrissent rapidement. On aura des machines qui vont les transformer en jus de tomates… Nous sommes très heureux d’annoncer aux populations de Kolaboui et Boké que la société « Winning » a déjà réuni tout le financement pour construire le chemin de fer et démarrer l’usine d’alumine. Cela va non seulement augmenter les revenus mais aussi le nombre d’emplois. L’avenir de la Guinée, ce ne sont pas les mines, seule l’agriculture peut le faire et sortir les Guinéens de la pauvreté’ » (le 09, lors d’un show minier de papy-promesses à Boké).
  • « Les syndicats doivent être responsables. Ils doivent savoir qu’un pays ne peut pas avancer sans sacrifice. S’il n’y a pas de ressources on ne peut pas augmenter les salaires, on ne peut pas améliorer leur condition de vie….  Ça ne sert à rien d’avoir deux millions de francs guinéens si vous pouvez acheter 10 sacs de riz alors qu’avant avec la moitié de cette somme vous pouviez acheter la même quantité de riz donc ce n’est pas seulement le montant du salaire qui compte mais le pouvoir d’achat » (le 11, lors de discussions avec des syndicalistes qui exigent un quadruplement de leurs salaires sous menace de grève illimitée de l’éducation nationale).
  • « Dans l’accord avec la Chine nous avons prévu la construction d’un chemin de fer, pas seulement de Conakry à Kankan, mais Conakry-Kankan-Mandiana-Bamako-Bobo Dioulasso…Il n’y a pas de routes en Guinée, je crois que nos amis diplomates en venant de Conakry à Kankan s’en sont rendu compte. Je leur donne rendez-vous dans 3 ans. Quand vous reprendrez la route Conakry-Kankan, vous verrez la différence. La route Coyah jusqu’à la frontière de la Sierra-Léone, les routes Boké-Kéba, Kankan-Beyla, Kankan-Mandiana, Kindia-Télimélé-Gaoual, grâce à l’accord stratégique que nous avons signé avec la Chine l’année dernière et la coopération avec la Banque africaine de développement et l’Union Européenne, vont aussi être réalisées J’étais à Boké pour réceptionner des moissonneuses-batteuses. On a besoin de temps. Même si nous avons de l’argent nous avons suffisamment besoin de temps pour réaliser notre programme. Avant 2020 Souapiti sera terminé, le barrage de Fomi sera lancé, Koukoutamba sera lancé, Amaria également sera lancé (tous des barrages hydroélectriques), ca sera à l’actif de la troisième République. La route Dabola-Coyah va être commencée cette année, la route Kouroussa-Dabola la même chose, finalement vous n’aurez pas de problèmes en venant à Kankan. D’autres routes également seront retouchées comme de Coyah à la frontière avec la Sierra Leone, la route Kankan-Kérouané-Beyla ou Kankan-Mandiana, la route de Boké-Telimélé-Gaoual. Avant la fin de l’année nous allons avoir une usine de montage de tracteurs, de camions et de bus à Conakry… Les guinéens mangent mal, on mange beaucoup de viande rouge, cela entraine beaucoup de maladies. Nous ne mangeons pas assez de poissons, de poulets et de légumes. Mon administration a décidé d’amener les Guinéens à changer leurs nourritures. Nous avons commencé à développer la pisciculture afin que les Guinéens puissent manger du poisson. Nous avons aussi besoin de manger du poulet. Nous allons commencer l’élevage des poulets. Il va y avoir deux usines d’alimentation de volailles. Avec la coopération marocaine nous allons commencer les cultures maraichères… Nous ne voulons pas être seulement un scandale agricole mais plutôt un grenier. Comment en effet le Mali peut faire 400 à 500  mille tonnes de coton et la Guinée ne fait que 200 mille alors qu’ils ont le même climat et le même paysage… (parlant du gouverneur de la région qui le recevait)  Il n’y a pas de Général dans la police, c’est l’inspecteur général et le contrôleur général. Donc le gouverneur n’est pas Général, il est inspecteur général. Il ne faut pas confondre l’armée à la police… Ce qui avait été prévu par le colonisateur français c’est cet avenir que nous voulons à la Guinée pour qu’elle devienne le pays le plus développé des anciennes colonies françaises » (le 13, lors de la célébration de l’an 59 de l’indépendance du PDG/RPG bien que jusqu’à un nouveau décret celle-ci soit le 02 Octobre).
  • « Dites à Sékou Savané (député du coin) d’être correct sinon je viendrais le rendre correct. Aujourd’hui il est un peu paniqué mais je viendrais lui mettre sur la route. Laissez-le, il me connait, je viendrais lui corriger (rire). C’est pareil pour les cadres qui sont à Conakry, El hadj Tidiane Traoré et sa suite, quand ils viennent à Conakry ils doivent faire le travail de Siguiri. Ce sont des cadres qui ont fait que le Général Lansana Conté n’a pas pu travailler… Les ristournes des sociétés minières seront mises dans un compte et la gestion sera très rigoureuse. Aucun maire ne gérera, c’est très clair et net. Désormais la gestion du contenu local sera transparente… Les gens qui s’agitent en pensant qu’ils seront maires ils se trompent… C’est la même chose pour Kindia, Kérouané, Boffa, Boké, Kamsar. Partout le contenu local sera mis à la disposition de la population, il n’y aura plus de détournements, c’est fini… J’ai vu que les jeunes de Siguiri savent poser le pavé, Alors, Mme la ministre des travaux publics vous allez les inviter afin que toutes les rues de Siguiri soient faites en pavé… La force de la Guinée n’est pas dans l’or, ce n’est pas aussi la bauxite et non plus le fer. La force de la Guinée est dans l’agriculture. Donc je vous invite à cultiver la pomme de terre, le fonio, le sésame… J’ai commandé des machines depuis la Chine qui vont transformer la pomme de terre en chips qu’on va vendre en Arabie Saoudite et autres…Cultivez le fonio, aujourd’hui nous avons importé des machines qui rendent le travail du fonio très facile… Plus de détournements, plus de vols, c’est fini ! On a été trop gentils c’est pourquoi certains sèment la pagaille. Or aucun pays ne peut avancer dans la pagaille… C’est un défi que j’ai lancé au monde entier, la Guinée retrouvera la place de pays de plus développé d’Afrique de l’Ouest francophone » (le 14, lors d’une mamaya à Siguiri pour la suite des festivités de l’an 59 de l’indépendance du pays).
  • « La Guinée veut s’industrialiser or les mines consomment énormément d’énergie, une usine d’alumine consomme plus que la ville de Conakry en énergie, c’est pourquoi en plus des barrages nous sommes obligés de faire une centrale à charbon propre. Les barrages vont servir pour l’industrie légère etc., la centrale à charbon va ravitailler les usines d’aluminium pour arriver à l’alumine » (le 19, lors du lancement des travaux du barrage hydroélectrique d’Amaria à Dubréka).
  • « Le prix d’un ananas et le prix d’un jus d’ananas ne sont pas les mêmes c’est pourquoi nous nous battons pour la construction d’une usine de jus d’ananas. La production de la Côte d’Ivoire en ananas a baissé, nous avons donc la chance de récupérer le marché international mais cela suppose qu’on produise beaucoup… Nous demandons les femmes de cultiver le fonio, le maïs, l’arachide et le manioc, nous allons vous accompagner. Le travail du fonio est très difficile pour les femmes c’est pourquoi nous avons fabriqué des machines qui décortiquent et qui pilent le fonio. Toutes les sous-préfectures qui font le fonio auront des machines pour transformer le fonio et tout le fonio qui sera produit sera acheté par le gouvernement… Cette année nous allons faire la journée de l’élevage à Labé. En Guinée les bœufs sont très maigres et les vaches ne donnent pas beaucoup de lait. Au Maroc vous avez des bœufs qui pèsent jusqu’à une tonne et demie ca veut dire qu’un bœuf au Maroc est égal à dix bœufs en Guinée. C’est pourquoi en accord avec le roi du Maroc nous avons formé des vétérinaires au Maroc pour faire l’insémination c’est-à-dire faire faire des veaux aux vaches en leur donnant l’insémination. Donc les veaux qui vont naître ne donneront pas des bœufs qui font 200 kg mais des bœufs qui feront 700 kg. Ça va mettre fin à la guerre entre les éleveurs et les paysans parce que l’herbe-là n’est pas riche. Par contre avec l’insémination des bétails les bœufs vont devenir plus gros et cela va mettre fin aux vols de bétails… Nous voulons transformer nos produits sur place avant de les exporter. Nos mangues pourrissent ici, nous allons construire un hangar frigorifique à Kindia pour la conservation des mangues. Les tomates aussi pourrissent alors que nous pouvons les transformer en jus de tomates. C’est pourquoi nous allons construire une usine de tomates à Kagbélen ou à Mamou… Nous allons aussi vous accompagner dans la teinture, la savonnerie et autres. Quand j’étais à Kankan je leur ai dit qu’on ne va pas porter des habits venus de l’Occident, nous allons porter du tissu produits à Kindia, cela va encourager les productrices. Si elles produisent et qu’on n’achète pas elles vont se décourager. Nous vous encourageons à produire parce que nous allons acheter… Très souvent nous cultivons avec des bœufs de labour, cela ne peut pas transformer l’agriculture. C’est pourquoi aujourd’hui nous avons commandé beaucoup de tracteurs, de moissonneuses-batteuses, et des rizeries parce que si nous accompagnons les paysans nous sommes certains que la Guinée deviendra le grenier de l’Afrique de l’Ouest. Voilà l’ambition que nous avons… Au cours de l’année 2018 nous allons transformer la pomme de terre en frites congelées et en exporter dans des conteneurs frigorifiques en Europe et dans les pays arabes… Le riz aura plus de valeurs que le pétrole. Nous pouvons produire notre riz, consommer et en exporter. C’est pourquoi, nous allons aider les agriculteurs. Nous avons livré des moissonneuses-batteuses à Boké. Des tracteurs sont en cours de route. Chaque agriculteur pourra les louer via Orange Money. S’ils n’ont de moyens ils vont s’organiser en coopératives. Nous allons installer une rizerie qui produira 5 tonnes de riz par heure. Les jeunes vont s’organiser en groupements, en une seule journée de travail ils pourront transformer une importante quantité de riz paddy en riz décortiqué » (entre le 20 et le 24, lors de mamayas électorales déguisées à Boké, Kindia, Mamou, Dalaba et Pita).
  • « Pour chaque problème c’est un seul chef d’Etat va parler au nom de l’Afrique. Toute ma bataille c’est pour que l’Afrique parle d’une seule voix et que les problèmes africains soient réglés par des africains. Parce que c’est nous qui sommes victimes quand ça ne va pas… Nous devons faire face à nos responsabilités. Si nous critiquons nos partenaires nous devrons reconnaitre que nous avons à jouer notre rôle. Si nous avions créé de l’emploi pour nos jeunes ils n’allaient pas émigrer. Nous ne sommes plus un syndicat de chefs d’Etats qui se protègent les uns les autres. Nous sommes des chefs d’Etats responsables qui ne reculent pas, reconnaissent leurs faiblesses et qui décident à les surmonter » (le 28, discours de fin de présidence lors du sommet de l’UA à Addis-Abeba).
  • « L’opposition guinéenne a une maladie infantile congénitale, ce n’est pas une opposition. Ce sont des gens qui ont été nommés par Conté comme ministres et après avoir quitté le gouvernement ils forment des partis politiques… A partir de cette année nous avons décidé que les marchés publics, les finances ne seront plus chargées des financements des appels d’offres parce qu’il y a beaucoup de problèmes. Chaque ministère fera son appel d’offres avec un système de contrôle. Souvent ce qui se passe, il y a des gens qui sont aux marchés publics et lorsqu’ils ont des marchés ils les redirigent  directement vers leurs propres sociétés. Nous avons des jeunes qui viennent dans la fonction publique qui n’ont pas ce passé, aujourd’hui nous avons ces jeunes DAF (directeur administratif et financier) qui apportent beaucoup à la gestion. Quand je prends l’énergie ces jeunes DAF m’ont aidé à découvrir assez de difficultés, combien d’argent on perd. Vous savez les gens sont maitres dans l’extrapolation sur les factures. Grâce à ces jeunes nous avons découvert ces pratiques. Le scandale à EDG, 2/3 des recettes n’existent pas. Je prends les cas d’une boulangerie à Ratoma qui en deux mois de consommation ne paye que 10.000 GNF ou des gens qui doivent 500.000 GNF qui continuent de recevoir le courant. Ce qui fait que l’Etat perd assez d’argent.  Cette année on a demandé à l’inspection d’Etat de vérifier tous les marchés passés au dernier trimestre par tous les ministères. Est-ce que la marchandise a été livrée ? Est-ce que le travail a été fait ? Il faut que l’on sache. Parce que très souvent certains vont voir des hommes d’affaires pour dire on ne livre pas et on partage, c’est que tu payes et la marchandise n’est pas livrée. Cette année on a dit avant qu’on ne fasse n’importe qu’elle commande en 2018 il faut qu’on sache exactement  l’état de chaque ministère. Si un ministère a commandé et que ce n’est pas livré en ce moment-là on applique la loi anti-corruption… En 2017 je n’ai pas passé une semaine complète en Guinée qui a aussi traversé des moments difficiles. J’ai voulu honorer mon mandat à la tête de l’UA. A travers moi la Guinée s’est investie pour que le continent parvienne à parler d’une seule voix, comme sur les crises du Moyen-Orient ou sur le terrorisme et prenne un peu plus son destin en main»  (le 30, lors de la mission de campagne pour les communales du président du RPCé en Guinée Forestière).
  • Pour : vraiment papy-promesse a fait fort ce mois-ci. S’il fait 10% de toutes ses promesses nous aurons effectivement dépassé la Cote d’Ivoire avant le vote pour le 3e mandat en 2020. En tout cas chaque nuit maintenant je rêve qu’en venant en vacances en décembre 2019 j’aurais la sensation de vivre dans le Singapour africain, Walahi !
  • Contre : tout d’abord au sujet de ses discours triomphalistes à consommation uniquement locale voici une réflexion personnelle sur ses oublis incompréhensibles lors du discours de l’An lu le 31 décembre : pas un mot sur son plan de lutte cohérant et urgent contre la pire chose que l’on ait vu à la telle en 2017, la vente à l’air libre comme du bétail d’Africains par d’autres Africains en Lybie. Comment a-t-il pu parler de succès pour les jeunes Guinéens alors qu’ils sont le 2e contingent en nombre dans les camps de refugiés à Lampedusa et à Bruxelles ? Comme seule action concrète pour l’emploi des jeunes il n’a trouvé que le recrutement de 1600 personnes (surement pistonnés) pour la nouvelle usine militaire du camp Alpha Yaya ! Ensuite pas un mot  sur un programme détaillé pour fêter nos 60 ans d’indépendance bien qu’en effet il n’y ait pas grand-chose à fêter. Pas un mot d’un plan concret pour freiner la corruption, l’impunité et la médiocrité de son gouvernement et de ses miliciens armés dont il est le 1e responsable en tant que président de la République.  Et il a en outre eu le toupet de dire que toutes les institutions constitutionnelles sont maintenant en place alors que la Haute Cour de Justice, la seule qui soit autorisée à le juger avec les autres grands voleurs gouvernementaux est un sujet tabou dont personne n’ose faire cas devant lui sans en subir des conséquences à très court terme. Ensuite ses menaces lassantes, répétitives trop longues et insolentes, dépassant toutes les limites du socialement correct chez nous à notre société d’état « corrupteurs et corrompus S.A. », réchauffées à chaque discours improvisé ont cessé d’effrayer mêmes les cancres peureux de la mangeoire. Ils pensent tous « Cause toujours Bobby, hurle comme tu veux, la caravane passera. Le crachat d’un crapaud ne salit pas une colombe ». Plusieures fois, après les interminables grimaces du ministre conseiller personnel Tibou Kamara, notre Talleyrand national, pour lui demander discrètement de la fermer au bout d’une heure, celui-ci n’a eu d’autre choix que de se lever pour lui déposer discrètement une note écrite obséquieuse bien-sur. Comme j’aurais aimé voir le contenu de cette missive et la savonnade « OMO qui lave plus blanc que blanc » dans les heures qui ont suivi. Et puis c’est triste de constater que jusqu’à présent notre boss n’a encore rien compris de la résolution de la mal-gouvernance de notre continent. Non, tant que la solution d’un problème du continent aura comme négociateur un chef d’état/dictateur incapable de gérer et prédateur reconnu de l’essentiel des ressources de son pays, il ne réglera aucun problème de l’Afrique tout simplement parce que ses interlocuteurs qui pourraient l’y aider écouteront poliment mais iront ensuite vaquer aux problèmes de nations et de leaders plus crédibles et sérieux. Ces derniers savent qu’ils ne peuvent pas demander des conseils à des Madoff tropicaux pour régler des problèmes de la finance mondiale.
  1. Les décisions et actions « positives » du mois :
  • Le 02, le ministron chargé de la justice a eu le courage de dire publiquement « Le code civil est bloqué à l’Assemblée Nationale depuis deux ans. J’essaie de sensibiliser les députés de différents bords politiques pour leur dire qu’il n’y a pas que la polygamie dans cette loi. C’est ce qui bloque un peu. Vous savez que dans notre pays beaucoup de députés et des ministres sont polygames. Ce qui fait qu’on est arc-bouté sur ce point-là alors qu’il y a d’autres points importants. On va essayer de convaincre respectueusement les députés pour leur dire que c’est important, que la population guinéenne serait contente que cette loi soit votée ». Bravo Mr le ministre, vous commencez l’année 2018 en force après tous les rêves judiciaires que vous nous avez vendus en 2016 et 2017. Mais entre les 4 épouses et les 2-3 deuxièmes-bureaux de 80% de son auditoire honoré il n’est pas prêt de réussir ce pari.
  • Le 03, la CENI annonce qu’au terme du dépôt des listes de candidatures elle a enregistré 1302 listes de candidatures dont 1115 listes de partis politiques, 107 listes de coalitions de partis politiques et 98 listes indépendantes. Il y aura donc en tout 29.351 conseillers en lice pour cette nouvelle mangeoire officielle dont 6989 femmes soit 24% (ce qui n’est pas si mal pour ce 1e essai depuis 2005) et 3766 jeunes (moins de 30 ans) soit 13% ce qui est bien trop insuffisant.
  • Le 04, le PPAC prend pour la première fois en 2018 une décision qui va certainement soulager la population, l’exonération de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) sur certains produits de première nécessité que certains ministrons ont voulu imposer pour finir plus rapidement leurs chantiers d’immeubles personnels. Il s’agit du riz, du blé, de la farine et des additifs entrant dans sa production, du pain, des huiles alimentaires, de l’huile de palme, du poisson et du gaz domestique. Une petite compensation pour alléger l’augmentation des retenues sur salaires des fonctionnaires des secteurs publique et privé pour augmenter le budget de la présidence, une nouveauté prévue dans la loi des finances 2018 mais qui ne touchera que les gens d’en haut (nos ministres, députés, haut-fonctionnaires et cadres des banques) qui hurlent dans la presse mais sans grand chez les gens d’en bas, les Vrais-Gens du pays.
  • Le 15 démarre enfin le tant promis – tant reporté procès du colonel Issa Camara et Cie au tribunal de première instance de Labé. Vous vous souvenez, ce bandit-chef d’une bande de Mad Max qui ont distribué généreusement des bastonnades, intimidations et pillages dans la ville de Mali le 17 juillet 2016 parce qu’un jeune chauffeur avait par inadvertance bloqué le passage de sa tournée triomphale matinale dans son royaume militaire. Ce procès a reçu de la presse le surnom bien approprié de « procès des pillards de Mali ». Le mec s’est retrouvé assis tout penaud et le crane rasé devant des juges civils et militaires. Comme quoi même chez nous le cercle de l’impunité se rétrécie un peu plus tous les jours. Je rappelle les principaux faits d’inculpation : pillage, incitation à commettre des actes ne respectant pas la discipline, révolte, vol, coups et blessures volontaires, incendie volontaire, dommage aux animaux et recel. Et il a eu le culot de plaider non coupable et surtout d’oser dire : « Mes agents ont donné 5 coups de fouet à un chauffeur indiscipliné. A Conakry on a fouetté plus de 1000 chauffeurs, pour nous c’est rien du tout. J’estime que si je ne m’étais pas employé pour calmer mes hommes le bilan aurait fait plus que celui du 28 septembre.  Au nom de Dieu je ne suis pas sorti ce jour ».
  • Le 16, enfin une bonne nouvelle pour les 3 derniers prisonniers politiques du PPAC : après la cassation de leur condamnation par la Cour Suprême les accusés de l’affaire dite « attaque du domicile privé du président Alpha Condé, le 19 juillet 2011 », le commandant Alpha Oumar Boffa Diallo (AOB), madame Fatou Badiar Diallo et l‘handicapé Jean Guilavogui sont devant le juge Mangadouba Sow au tribunal de première instance de Dixinn. Le début des débats est houleux avec la partie civile (le PPAC) et le procureur (encore le PPAC) qui font tout pour rejeter en bloc la décision en appel prise par la Cour Suprême de les libérer en raison de leur détention illégale car nettement supérieure aux délais maximums prévus par la loi. Prions tous pour que ces 3 innocents de l’auto-attentat du boss soient enfin libérés et pour que les véritables coupables de crimes de sang, de viols en plein air et de vols de cadavres de victimes enterrés nuitamment dans 3 fosses communes en haute banlieue, puissent les remplacer au gnouf le plus vite possible. Et si Donald Trump en disant « pays de merde » avait plutôt dit « pays avec des régimes de merde » il aurait été applaudi par tous les démocrates africains qui haïssent tous l’injustice, le népotisme et l’impunité dans les dernières médiocraties tropicales comme la nôtre.
  • Pour: vraiment quelques initiatives prometteuses ce mois-ci ce qui indique que la pieuvre s’affaiblit dans certains aspects tous les jours mais on est encore loin d’être sorti de l’auberge. Et puis les « un pas en avant – deux pas en arrière » sont encore trop fréquents pour le moment. Concernant les listes de candidatures à la CENI si ces informations sont véridiques elles seront un bon pas concret dans l’évolution de la démocratie chez nous, un que je ne pensais pas possible un mois auparavant vu des guerres larvées et ouvertes mais surtout l’amateurisme pitoyable de cette même CENI au cours de ce processus d’organisation. Maintenant attendons encore de monitorer le processus jusqu’au bout avant d’applaudir
  • Contre : un seul petit bémol concernant les listes de la CENI : préparons-nous donc à continuer à être gérés à 90% par les anciens vieux magouilleurs nationaux qui ont mis ce pays à genou depuis 60 ans et que toute tentative de les redresser sera équivalente à l’essayer avec du bois mort pourri. Concernant le procès des pillards de Mali il démarre donc bien à la Guinéenne le 1e Finalement le verdict est prononcé le 26 avec hélas une punition là la hauteur de notre système judiciaire pourri « Le lieutenant-colonel Issa Camara est condamné à 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 1 million de francs guinéens d’amende… Par rapport à l’action civile le colonel Issa Camara et ses quinze co-accusés sont reconnus coupables et condamnés au paiement de deux milliards GNF». A ce tarif-à  ces milichiens n’hésiteront pas la s’y remettre dans quelques années – et tant pis pour la population violentée et volée de la préfecture de Mali.
  1. Les décisions et actions « négatives » du mois :
  • Le 02, La CENI qui a la charge de l’organisation des élections communales reconnait qu’elle a du mal à distinguer les logos de certains partis politiques ayant déposé leurs listes de candidatures, une complication qui risque de créer un grand cafouillage si une solution n’est pas trouvée. Il faut rappeler que plus de 1000 listes de candidatures ont été déposées sur l’ensemble du territoire. Et c’est seulement à un mois de l’échéance qu’elle se rend compte de cela alors qu’elle prépare ces élections depuis plus de 10 ans. L’amateurisme va nous tuer dans ce pays, Walahi !
  • Le 02, une nouvelle ministre de l’agriculture est installée en grande pompe devant tout le gotha ministériel et la mamaya habituelle. Mme Mariam Camara, l’ancienne directrice générale de la Société Guinéenne de Palmier à Huile et de l’Hévéa (SOGUIPAH) est présentée par ses collègues et par la presse comme l’exemple parfait de la réussite dans le domaine agro-alimentaire et l’unique gestionnaire depuis 20 ans du « fleuron de l’économie nationale ». Une lecture détaillée d’un rapport d’audit du ministère chargé de l’économie et des finances révèle exactement le contraire. Voila le type de cadres et militants discrets mais généreux et bons payeurs qui sont promus au sommet de leurs domaines d’activité, comme bons exemples de notre émergence prochaine, version Sanseman. Et le boss pense sérieusement que les gentils investisseurs qu’il attend en masse en 2018 pour la relance de l’agriculture ne seront pas briefés sur cela même avant de descendre de leurs avions à Conakry ?
  • Le 04, lors du conseil des ministres le pathétique ministre chargé de l’énergie a étalé de nouveau la faiblesse de ses capacités de gestionnaire. Il annonce qu’en raison de créances impayées par l’état notre fournisseur principal de carburant (Star Oil) a réduit drastiquement ses approvisionnements aux différentes centrales thermiques ce qui se traduit par le retour des délestages intempestifs en ville. Et son boss nous parle ensuite d’un taux de croissance pour 2017 de 6,5% avec des prévisions de 8% pour 2018 ! En attendant les jeunes sont redescendus pour protester violemment. A la tombée de la nuit ils ont barré la rue principale Le Prince et déversé des tas d’immondices sur la chaussée en signe de protestation. Certains véhicules ont été caillassés par des protestataires  en colère. Pour rajouter à l’ineptie totale de cette gestion quelques minutes plus tard le courant électrique est revenu dans le quartier d’où une nouvelle justification pour ces jeunes de sortir désormais à chaque coupure car ils ont compris qu’il faut toujours mettre le feu sous la carapace de la tortue présidentielle pour la faire avancer un peu.
  • Le 11, les autorités préfectorales de Siguiri ont décidé de fermer toutes les écoles de la préfecture à partir de ce jour parce que le PPAC doit y faire une visite de quelques heures le dimanche 14. Les médailles d’or de la démagogie et de la bêtise peuvent du coup être attribuées à ces autorités pour ce mois de janvier.
  • Le 12, nous avons la confirmation par le journal Jeune Afrique que les magouilles à la Guinéenne dans le procès des massacres du 28 septembre 2009 ont effectivement démarré : « Selon nos informations, deux hauts-cadres de l’armée guinéenne ont finalement bénéficié d’un non-lieu au grand dam des parties civiles. Le premier est l’actuel gouverneur de la ville de Conakry, le général Mathurin Bangoura. Ancien ministre des Transports il est perçu comme un membre influent du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) du nom de la junte militaire au pouvoir entre décembre 2008 et décembre 2010. Ce statut de l’avis de certaines parties civiles l’aurait conduit à prendre part le 27 septembre 2009 à une réunion sur la planification de la répression qui allait causer le lendemain au stade de Conakry 157 morts, 89 disparitions et 109 cas de viols … Le deuxième est Bienvenu Lamah. Toujours selon la FIDH ce capitaine de la gendarmerie était au moment des faits le responsable de la milice stationnée au camp de Kaléah qui se trouve dans la préfecture de Forécariah, à 100 km au sud de Conakry. Plusieurs dizaines de ses recrues en tenue civile et armées d’armes blanches ont participé au massacre… Malgré ces soupçons le pool des juges d’instruction a estimé qu’il n’existait pas de charges suffisantes pour prononcer le renvoi des deux officiers devant un tribunal. Au total treize accusés devraient donc comparaître devant le tribunal de Dixinn au lieu des 15 inculpés originaux. En plus il y a la requalification à la baisse des faits visés dans le dossier, jusque-là qualifiés de « crimes contre l’humanité ». Quelle justification ! Je lai toujours écrit ici ce procès, si le PPAC acceptait de le tenir avant de nous quitter, ce dont je doute depuis 2011, finira par 2 condamnations, celle de Toumba Diakité « qui est le seul coupable de tous ses crimes, viols et vols de cadavres » et celle du chauffeur de Dadis pour avoir brûlé un feu rouge ce jour-là.
  • Le 13, le PPAC célèbre en grande pompe à Kankan l’an 59 de notre indépendance des colons blancs et de notre recolonisation immédiate par des colons locaux depuis 60 ans. Donc en 2018 nous aurons 2 célébrations officielles de la même date mais surement à des dates différentes. Cette fois-ci c’est en fait un petit réchauffement pour le boss, ses ministres, les militants et miliciens du RPCé pour les élections communales prévues dans moins de 2 semaines, petit calcul logique des esprits prévoyants de notre anti-gouvernance. Voici 3 autres exemples typiques de ce Mal national : 1) cette fête en Haute Guinée, son soi-disant fief électoral aura coutée environ 1000 milliards de GNF aux contribuables guinéens. Les 3 précédentes (Nzérékoré pour la Guinée Forestière, Boké pour la Basse Guinée et Mamou pour la Moyenne Guinée) n’ont eu droit chacune qu’à 250 milliards pour les mêmes infrastructures et mamayas. Le pays a bien 4 roues mais  la 1e est une Michelin et les 3 autres sont des « made in Nigeria » alors vous comprenez pourquoi on ne peut pas avancer. 2) Tous les Grands ministres qui n’ont pas eu de place dans le vol présidentiel (soit 100%) ont pris un vol commercial (First of course) pour atterrir à Bamako avant de redescendre sur Kankan en carrosse local. Bien sur les ministrons, chauffeurs et gardes de corps des chars ministériels se sont farci l’enfer routier pour les retrouver et les servir sur place. Ils ne sauront donc jamais ce que les « petits Mamadou » vivent tous les jours sur ces routes pour aller les applaudir. 3) Juste après la fête tous les ministres ont été dépêchés illico dans les 33 préfectures du pays officiellement pour expliquer aux broussards paumés « le nouveau  plan-miracle du PPAC » mais surtout pour leur rappeler les conséquences néfastes s’ils ne votent pour lui ce jour-là.
  • Le 16, le ministre chargé de la jeunesse a pris part à une cérémonie de tirage aléatoire de jeunes diplômés sans emplois pour un stage en entreprise. Selon lui « Cette initiative du gouvernement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 2 du projet « Booster les compétences pour l’employabilité des jeunes dans le cadre du programme Education à l’Employabilité ». Et oui, dans tous les pays du monde on organise des tests écrits et/ou oraux pour choisir les meilleurs étudiants pour leur donner les meilleures chances de réussir leur stage et augmentant ainsi leurs chances de recrutement ultérieur. Chez nous on tire comme au Loto en ayant au préalable bien pipé les dés pour être sur que seuls les pistonnés ou friqués seront recrutés. Imaginez ensuite la suite de leur carrière dans cette entreprise de stage – ou ailleurs.
  • Le 18, le PPAC décrète un 3e gouvernement dans son système de Sanseman dont voici la teneur exacte : « Article premier : il est créé auprès du président de la république un groupe opérationnel de travail chargé de la mise en œuvre et du suivi des conventions sino-guinéennes. Article 2 : Le groupe opérationnel travaillera en coordination avec les ministères sectoriels dans l’identification et le suivi de tous les projets susceptibles de bénéficier d’un financement chinois. Il transmettra les rapports réguliers du comité de suivi de l’accord de partenariat stratégique sino-guinéen à l’attention du président de la république dont une copie sera adressée au premier ministre chef du gouvernement. Article 3 : Les membres du groupe opérationnel sont : 1-Le conseiller économique du président de la république. 2-Le conseiller en charge des infrastructures du président de la République ; 3- Le conseiller en charge des infrastructures de l’ACGPMP. 4-le conseiller en charge de mission du président de la république. 5-Le service juridique du président de la république. Article 4 : Le fonctionnement et la mise à disposition des moyens techniques matériels et financiers sont assurés dans le budget de la présidence de la république». Suivent ensuite 4 noms de « nobody jokers » pour colorer un peu la bande de filous présidentiels et faire semblant de partager un peu des 20 milliards USD avec quelques brouteurs étatiques secondaires. Le système est maintenant bien en place pour le transfert direct ou via Dakar de 80% de ces montants vers Dubaï et Shanghai pour des investissements familiaux dignes de ce nom.
  • Le 19, la campagne pour les élections des mairies est officiellement lancée dans tout le pays et le même jour le PPAC, président à vie du RPCé (et accessoirement de la république) fonce le même matin dans la sous-préfecture de Friguiagbé, préfecture de Kindia pour soutenir ses candidats locaux. De là il continue sa mission-promesse dans de nombreuses villes et bourgades de la Basse-Guinée et de la Moyenne-Guinée, comme si cela était tout à fait normal dans un pays démocratique. Avant chaque arrivée dans un bled les écoles et marchés sont fermés (et parfois même les hôpitaux pour les plus zélés). Tout ce beau monde étant convié – avec pointage rigoureux – aux lieux de mamayas avec des T-shirts et des casquettes jaune-RPCé. Avec un tel avantage ses candidats peuvent déjà confectionner leurs écharpes tricolores de maires. Il ne lui reste plus que 343 communes urbaines et rurales à visiter avant le 04 février et il aura réussi son premier « un coût – KO » de 2018.
  • Le 23, ça y est, le tour du monde mensuel reprend malgré ses promesses précédentes avec la 1e escale annuelle obligatoire, le sommet de Davos 2018. Le même jour il avait fait une rapide escale supersonique à Monrovia pour faire la bise à Mister Georges le jour de son investiture. C’était une obligation, mais bien moins agréable, en tant que chef du village africain pour encore une semaine, pour un voisin si proche de nous. Mais pas question de perdre son temps à participer avec tous ses homologues de la CEDEAO aux cérémonies d’investiture dans un stade alors qu’il avait un diner bien plus important ce soir-là à Davos. Ensuite après une courte escale à Malabo pour voir ses deux meilleurs amis-dictateurs Theodore Obiang Nguema et Yaya Jammeh c’est un vol direct pour Addis-Abeba pour rendre en larmes et sanglots son tablier de chef non renouvelable cette fois-ci. Au fait les principaux conseillers dans son jet cette fois-ci sont Carlos Lopez (du Cap vert), Albert Bourgi (du Liban), Chantal Cole (de personne ne sait d’où précisément), Samba Batchily (du Sénégal) et Mohamed Kagnassy (du Mali/Niger) – c’est donc ça le panafricanisme de notre Sorbonnard Féanfard.
  • Le 25, un forum magouillé vide-vite par notre ministère chargé des affaires étrangères (et étranges) finit dans un fiasco total avec l’invalidation par le PPAC du haut-conseil soit disant élu par des « représentants légaux » de toute la diaspora. Pour une fois les faucons d’état ont totalement raté leur coup bas. Ce qui est triste dans tout ça c’est que les « petits malins » choisis par nos ambassadeurs dans la diaspora et qui pensaient avoir enfin touché le jackpot pour intégrer la mangeoire nationale ne s’arrêteront pas en si bon chemin a cause de ce petit contretemps. Ils seront dans les jours qui suivent à la charge avec un peu plus d’intelligence et finiront par réussir leur coup à moins que toutes les associations guinéennes fonctionnelles dans chaque pays ne se mettent rapidement autour d’une table pour élire de manière transparente et inclusive leur haut-conseil par pays et réussissent ensuite à parler d’une seule voix pour l’imposer à leurs ambassades même si pour cela il faut trouver les moyens pour passer au dessus d’elles pour s’imposer. Pour une fois le pourront-elles ? That’s the real question. Sinon qu’elles sachent qu’elles seront court-circuitées et progressivement écartées totalement et définitivement…
  • Le 30, à peine revenu de son détrôneage au sommet de l’UA le boss file immédiatement pour se consoler vers la Guinée Forestière pour boucler la campagne de son parti politique pour les communales. Ainsi les 4 régions naturelles sont endoctrinées au cours d’un même mois. Les cireurs de pompes régionaux et préfectoraux se sont fendus d’un communiqué typique de chez nous : « Pour  donner à l’événement toute sa dimension les responsables en charge de l’éducation ont décidé de suspendre les cours dans toutes les écoles publiques et privées de la ville et les élèves et enseignants sont invités à prendre part au meeting prévu à la Place des Martyrs ». Et oui, le populisme communiste pour nous mais le capitalisme sauvage pour lui et les siens. Et les Guinéens/moutons d’en bas chantent et dansent en T-shirts jaunes poussin et verts comme une marrée d’abrutis pour le remercier. Franchement à bien y penser on se dit que quelque part la majorité des Guinéens méritent bien notre papy Feanfard.
  • Pour : comme chaque mois, R.A.S…
  • Contre : concernant la nouvelle ministre de l’agriculture voici l’analyse d’un journaliste du site Guineenews en date du 08 janvier : « Si le chiffre d’affaires de la société est passé de GNF 217.032.381.070 en 2015 à GNF 250.384.676.516 en 2016 soit une progression de 15,36%, paradoxalement l’ensemble des charges d’exploitation de l’exercice opposé à l’ensemble des produits d’exploitation donne un résultat net déficitaire de -20.469.187.869 GNF en 2016.Déjà en 2015 la société avait enregistré un résultat négatif de 9.196.684.384 GNF qui s’est fortement aggravé cette année 2016 pour atteindre -20.469.187.869 GNF soit -122,57%. La société publique dont le capital social est de 40.000.000.000 GNF entièrement détenu par l’Etat, a vu ses dépenses augmenter exponentiellement. La dette sociale est passée de 8.298.054.115 GNF en 2015 à 13.766.406.887 GNF en 2016, soit une augmentation exponentielle de 65,89% ; la dette fiscale de 2016 s’élève à GNF 143.077.179 (sous réserve qu’elle fût payée dès le premier trimestre de 2017) ; la dette des fournisseurs s’est accrue de 33.465.269 247 GNF en 2015 à 47.475.573.083 GNF en 2016 soit une progression de 41,86% ». Il paraitrait que la dame aurait également des démêlés depuis quelques années avec la justice belge pour des blanchiments de capitaux extérieurs suspects dans ce royaume, une « affaire de biens mal acquis » tant à la mode en Occident actuellement. Et pourtant les travailleurs de la boite ont prié le PPAC de ne pas la leur reprendre – pas fous les mecs, ils savent qu’avec un nouveau directeur leur recréation financière et leurs bakchichs journaliers risquent de disparaitre pour de bon.

Tic-tac, Tic-tac, la montre tourne ; aujourd’hui est le 2597e jour de l’ancien « Guinea is back » et du nouveau « changement radical » – déjà 07 ans 01 mois et 10 jours ! Aladji-Professeur-Président voici ma suggestion SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réalisable et Temporellement définie) du mois pour améliorer un peu votre Sanseman : grand boss, pardon il faut nous inventer des solutions durables à notre inconscience chronique et à notre insouciance morbide. En voici un bon exemple, fourni par les journalistes du site d’information AfricaGuinee.com, l’un des plus sérieux du pays. Il nous livre le 04 les résultats d’une enquête investigatrice troublante sous vos yeux. « A la gare routière de Bambéto à Conakry les passagers à destination des pays voisins n’ont aucun mal à se doter d’un carnet de vaccination pour franchir tranquillement les frontières. Ce document qui est exigé au niveau des frontières de beaucoup de pays est délivré à tout demandeur sans qu’aucune dose de vaccin ne lui soit administrée. Ce carnet de vaccination de couleur jaune s’obtient sans encombre en déboursant seulement un montant forfaitaire qui varie entre 25.000 et 30.000 GNF soit environ 2.5 euros. Sur ce carnet de 12 pages vous retrouvez au moins 4 cachets rectangulaires de la division prévention estampillés « Le Chef de Division Prévention et Vaccination Internationale ». Un responsable syndical précise « Présentez-vous juste devant les lignes qui sortent du pays comme la Sierra Léone, le Liberia, le Sénégal. Les syndicalistes vont vous donner mais je ne connais pas le prix actuel. J’avais l’habitude de chercher pour des voyageurs c’est entre 20.000 et 25.000 francs guinéens. Mais à ce jour j’ignore le prix, ils collaborent avec le service médical qui fournit ça, c’est valable pour les vignettes aussi ». Il nous indique le coin du livreur. Arrivé, ce dernier demande 25.000 et la pièce d’identité avec laquelle le demandeur voyage, il prend le passeport et sort un carnet jaune des tiroirs avec des cachets et des pré-signatures. Il s’éclipse pendant un moment, le temps pour lui de remplir le formulaire. Bien que nous sommes le 02 janvier 2018 il met sur le carnet 25 décembre 2017 et nous le rend. Si l’on insiste pour être vacciné également la réponse est immédiate « c’est un papier que tu as demandé tu l’as eu, si tu parles de piqures ou autre rends-le nous et va te vacciner. C’est les médecins qui ont envoyé ces documents pour aider tout le monde. Donc c’est légal, à vous entendre vous faites un doute. Mais c’est légal ce document, partout où vous passez, c’est le même qu’on vous donnera, ce n’est pas Bambéto seulement, c’est dans toutes les gares, quand c’est fini, les médecins vont envoyer encore, voyez les cachets on les fait avant de les envoyer, ici on ne fait que remplir juste l’identité de la personne ». Vos sbires n’ont rien appris après la catastrophe nationale du virus Ebola – nous sommes donc ouverts à tous les prochains serial-killers-cadeau du monde : peste, fièvre de Lassa ou de Marbourg  et même pourquoi pas les 1e cas de Chicoungounia dans la sous-région ! Et après vous insultez officiellement vos homologues parce que tous nos pays voisins qui exigent des carnets de vaccination aux Guinéens depuis l’épidémie d’Ebola mettent la plus part de ces faux documents grossièrement falsifiés directement dans leurs poubelles de bureau de frontière. Et les enquêteurs de rappeler en conclusion qu’en Guinée l’obtention des documents dans l’illégalité est monnaie courante. Des permis de conduire, des certificats de visite et contre visite, des passeports, des faux avis de recherche livrés par certains tribunaux du pays pour des gens en quête d’asile à l’étranger sont des problèmes journaliers en Guinée. Patron, c’est vrai que nous étions au bord d’un grand précipice quand vous êtes venus au pouvoir comme un messie en décembre 2010 pour nous faire espérer de nouveau – depuis hélas nous ne faisons que des grands pas en avant !

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A propos A.O.T. Diallo

Un quinqua hédoniste qui plane sur le Web...
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